LEE RADZIWILL, IT LADY EN BRUSHING ET CAFTAN

Son nom ne vous dit peut-être rien mais Lee Radziwill, morte ce vendredi 15 février à New York, était la sœur cadette de Jackie Kennedy. Oui, Jackie O, comme Onassis. Dans l’ombre de son illustre grande sœur toute sa vie, Lee avait pourtant une forte personnalité ainsi qu’un chic et un sens du style qui lui étaient propres et qui lui ont permis de se faire un prénom… et un nom, en épousant un prince, rien que ça ! Que ce soit lors de mondanités, d’événements officiels lorsqu’elle accompagnait sa sœur ou juste dans son quotidien, en tailleur, robe du soir ou en caftan, Lee faisait toujours sensation, et elle le savait. Retour sur une icône en 5 photos qui illustrent ses coups d’éclat et son sens du style.


Lee et Jackie, fusionnelles et compétitives

Toujours en compétition avec sa grande sœur, qui, plus jeune, lui conseillait, si elle voulait maigrir comme elle…de se mettre à fumer, Caroline Lee Bouvier se marie trois fois. Elle épouse d’abord en 1953, Michael Canfield, un homme d’affaires américain, mais le mariage est de courte durée et ne leur donne pas d’enfant. Certains disent que Lee, voyant sa sœur sortir avec un jeune sénateur, aurait eu envie d’un compagnon plus prestigieux. Chose faite lorsqu’elle convole avec le prince polonais Stanislaw Radziwill, avec qui elle aura deux enfants.

Ce que Jackie veut…

Dix ans après avoir épousé son prince (entre-temps sa sœur est devenue Première dame des Etats-Unis), elle entame une liaison avec un homme en affaires avec son mari. Un armateur bien connu, Aristote Onassis. Et lorsqu’en 1963, Jackie perd son premier fils, sa petite sœur, malgré les jalousies et tensions qu’il y a entre elles, l’emmène sur le yacht de “son ami”, le Christina O, pour lui changer les idées. En rentrant de ce voyage, Jackie devient veuve à Dallas… La suite, on la connaît. Lee en veut cruellement à sa sœur qui se confesse à elle en lui avouant qu’elle “a besoin de cette histoire”. Elle lui donnera alors sa bénédiction.

It girl avant l’heure :

Passionnée de cinéma (elle tourne dans trois films) de littérature, et de décoration (elle en fit brièvement sa carrière) Lee Radziwill est surtout une socialite, à la vie remplie de mondanités et de fêtes. Elle fait sensation partout. Dans les soirées de gala où elle arrive accompagnée d’Andy Warhol, où les fameux bals masqués Noir & Blanc du sulfureux écrivain Truman Capote. Ce dernier surnommait d’ailleurs les sœurs Bouvier, “les geishas” tant elles étaient connues pour leur pouvoir de séduction.

Blanc de blanc

Comme les champagnes qu’elle préférait, son look de prédilection était le #AllWhiteEverything. En particulier en costume masculin, dans lequel elle évoluait avec une classe inégalée.



De gauche à droite :

  1. En voyage à Capri avec sa sœur, 1971. Son costume est probablement un Courrèges.
  2. Lors de l’inauguration du Tribeca Film Festival, Lee assiste à la soirée organisée par le magazine Vanity Fair. 2008.

Une étoile dans la nuit

Dans ces grandes soirées qu’elle affectionnait tant, c’était son arrivée que l’on guettait. Quelle robe allait-elle porter, quels bijoux, quelle coiffure ? Lorsqu’elle faisait son entrée, avec son joli sourire narquois, elle était consciente de son effet.

De gauche à droite :

  1. Lee arrive au bal masqué Noir & Blanc organisé à New York par Truman Capote.
  2. À la rétrospective Pierre Cardin, au Met Museum de New York.

Née pour être princesse

C’était ce qu’elle disait de sa sœur Jackie. Et pourtant, c’est elle qui le devient. Lee savait choisir une robe du soir pour faire la fête avec distinction ou pour se rendre à une cérémonie officielle ou réception d’affaires de son prince de mari.

De gauche à droite :

  1. Dans sa maison de East Hampton, dans une robe Nina Ricci.
  2. Photo prise pour Paris Match dans le hall d’entrée de sa résidence à Londres. Elle porte une robe Andréa Castillo et la photo est prise par Philippe Halsman.
  3. Novembre 1962. Mark Shaw immortalise Lee pour McCalls Magazine dans une robe Lanvin.

Flawless

Ce titre de Beyonce, qui prône un look naturellement sans défaut, pourrait lui être entièrement dédié. Dans son quotidien, Lee affichait en toutes circonstances une tenue parfaite, du brushing sans aucun frisottis récalcitrant aux ballerines laquées comme un miroir de la galerie des Glaces à Versailles.

De gauche à droite :

  1. Photo d’Henry Clarke pour Vogue, 1960.
  2. Dans une robe Christian Dior à Londres. Photo prise par Mark Shaw.
  3. 1968, Lee quitte son hôtel parisien, le Plaza Athénée, pour aller chez Dior, juste en face.

Touchées en plein cœur

Mais c’est en caftan qu’on la préfère. Très cultivée –maman Bouvier avait tout fait pour que ses filles reçoivent une éducation soignée– Lee était curieuse des modes d’ailleurs. De ses voyages à travers le monde elle rapportait tissus et inspirations, qu’elle se réappropriait toujours avec classe.

De gauche à droite:

  1. Lee et sa fille Christina dans le salon turc de leur demeure de Londres. Photo de Cecil Beaton pour Vogue, 1966.
  2. Juillet 2007, Lee arrive à Versailles pour le dîner des archives de Valentino Garavani.
  3. Dans le salon de lecture de son appartement new-yorkais. Photo de Richard Avedon, 1976.
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