INTERVIEW : KENZO TAKADA RACONTE SA COLLAB’ AVEC ROCHE BOBOIS

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La collection Roche Bobois présentée à Dar Moulay Ali à Marrakech

INTERVIEW : KENZO TAKADA RACONTE SA COLLAB’ AVEC ROCHE BOBOIS

Une collection de céramiques et tissus signée Kenzo Takada

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Le 30 septembre dernier, la maison Roche Bobois a dévoilé en avant-première au sein de Dar Moulay Ali à Marrakech, la collection créée par Kenzo Takada pour l’automne-hiver 2017-2018. Le célèbre couturier a réinterprété le mythique canapé modulable de la marque, le Mah Jong, et signé des tissus et céramiques au design inspiré de l’univers du théâtre japonais ou encore des obi, ceintures traditionnelles portées sur les kimonos. Shoelifer l’a rencontré à cette occasion. Interview.

Un Japonais reste un Japonais. Bien qu’on le qualifie aujourd’hui « de plus parisien des couturiers japonais », Kenzo Takada a cette précision et cette humilité propres au peuple nippon. Rendez-vous était pris à 17h au sein du Royal Mansour à Marrakech. Il se présente 10 minutes avant l’heure, souriant, à l’écoute, discret. Presque trop discret. Un peu à l’opposé de ce qu’il a exprimé dans sa mode et de ce qu’il révèle à travers cette collection de mobilier et de petite décoration pour Roche Bobois : il a joué des couleurs et des géométries, tantôt vives et disparates, tantôt plus calmes, notamment sur le Mah Jong. Ce canapé très structuré et composable, créé pour Roche Bobois par Hans Hopner en 1971, est devenu l’une des pièces iconiques de l’éditeur de meubles, habillé régulièrement par des créateurs et maisons de mode. Après Jean Paul Gaultier et Missoni Home, c’est donc Kenzo Takada qui a relevé le défi avec brio, offrant trois possibilités de composition : le Asa, le Hiru et le Yoru. Du mobilier confortable et amusant qui nécessite des pièces plutôt spacieuses, et s’inscrit donc avec bonheur dans les intérieurs marocains.

Qu’est-ce qui a motivé cette première collab’ avec Roche Bobois ?

Je connais depuis longtemps l’univers de cette marque, qui se nourrit sans cesse de nouvelles rencontres : c’est un aspect que j’aime beaucoup. J’aime également l’idée de travailler sur le mélange des cultures. Une thématique qui m’a beaucoup inspirée dans cette collection, bien que très japonisante au final.

Parlez-nous des motifs et couleurs que vous avez choisis.

Les tissus sont très colorés. J’ai voulu réinterpréter les motifs des vieux kimonos du théâtre . Il y a également des coussins en jacquard inspirés de l’obi, grande ceinture très travaillée qui maintient le kimono en place.

Avez-vous reproduit les motifs tels qu’ils existaient ou avez-vous laissé libre cours à votre créativité ?

Roche Bobois nous a laissé carte blanche dans le choix des motifs, mais nous n’avons pas modifié les dessins traditionnels. Le théâtre est une danse rituelle jouée par des hommes, ce qui n’est pas très féminin, mais avec les couleurs que j’ai choisies, le design de la collection devient très moderne et contemporain. L’association de ces motifs et couleurs donne un mix métissé, entre orient et occident.

Dans une précédente interview, vous avez dit du canapé Mah Jong qu’il était « baba cool » et que vous l’avez « rendu bobo chic ».

Oui ! Je voulais en faire un élément chic mais garder son aspect confortable et relax. Il y a beaucoup d’harmonie dans le choix des couleurs, très vives, qui correspondent aux trois temps de la journée : matin, midi et soir. Un canapé qu’on peut très bien imaginer dans des maisons contemporaines comme orientales.

On vous connaît comme créateur de mode, mais cette incursion dans la déco n’est pas un coup d’essai…

Effectivement. Cependant, tout ce que j’ai réalisé jusqu’ici, je l’ai fait à titre personnel. Ce qui m’intéresse dans la déco c’est justement ce lien avec la mode, les textiles, les volumes. Un univers dans lequel je me sens parfaitement à l’aise. 

Entre le défilé Kenzo où vous étiez à l’honneur il y a quelques jours et cette collection pour Roche Bobois, on peut dire que c’est une belle année pour vous ?

C’est effectivement une année bien remplie ! Surtout avec l’aboutissement de cette collection qui a tout de même nécessité deux années de labeur. Le choix et la composition des tissus sont particulièrement complexes surtout pour des matières comme le jacquard. Tous les tissus sont fabriqués en Italie, où les techniques pour travailler la laine et le coton sont incroyables.

Pensez-vous étendre cette collaboration avec Roche Bobois ou en faire d’autres ?

J’aime leur côté très « pro », que ce soit pour le choix des tissus ou des matières. Un aspect que j’apprécie particulièrement. J’aimerais bien que celle collab’ fonctionne et se poursuive sur d’autres projets.

 

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