MUSIQUE ÉLECTRO : NOTRE VERDICT SUR L’OASIS FESTIVAL DE MARRAKECH

Après quelques infidélités à l’hôtel Fellah, la quatrième édition de l’Oasis Festival de Marrakech revient sur son spot originel. En pleine vallée de l’Ourika, sold-out une semaine avant son lancement, l’événement électro le plus couru de l’année affiche DJs internationaux, programmation pointue, cadre ultra-branché et autres (bonnes) surprises : il n’en fallait pas plus pour que Shoelifer dépêche son envoyée spéciale pour tout vous raconter.

Par Widad Anoua

Vendredi 14 septembre, Marrakech, route de l’Ourika  : il est 20 heures tapantes et les abords de l’hôtel Fellah, d’ordinaire si calmes, connaissent ce soir une effervescence inhabituelle. Mini-bus, voitures, piétons… tout le monde converge vers une source de lumière et de son qui se détache de la nuit. Bienvenue à l’Oasis Festival (l’Oasis Fest pour les initiés) ! Je me présente au contrôle de sécurité, on me fouille avec minutie. C’est party pour deux jours de fête ! Dès l’entrée, je suis tout de suite happée par l’ambiance électrisante de ce grand rassemblement électro et les beats des trois scènes qui se font écho. Sans trop savoir où aller, j’en profite pour repérer vite fait les différents spots où je pourrai prendre un verre, manger un morceau (à la marocaine) ou juste chiller sur les tapis et coussins (marocains eux aussi) à toute heure du jour et de la nuit.

L’appli du festival que j’ai téléchargée sur mon Smartphone me promet une programmation des plus sexy (même pour la novice que je suis, si, si). J’y apprends que la scène principale s’appelle Oasis et qu’elle concentre les têtes d‘affiche et les DJ stars internationaux, de Carl Cox à Black Coffee. Quant à Bamboo, il s’agit d’une scène plus pointue, orientée acid, où se produit notamment DJ Kosh, tandis que Mirage regroupe des sonorités plus dansantes comme rRoxymore, la Djette française découverte en 2012 avec le titre Wheel of Fortune. Mais je dois bien l’avouer, c’est Virgil Abloh qui m’intéresse (et apparemment je ne suis pas la seule). Pour ceux qui l’ignoreraient encore, le bras droit de Kanye West, créateur de la marque de prêt-à-porter Off-White et directeur artistique de l’Homme chez Louis Vuitton est aussi DJ à ses heures perdues. Du coup, la quatrième édition du festival a attiré cette année une autre catégorie de curieux : les modeux. Ceci explique cela, n’est donc pas un hasard si j’y croise un peu partout ma tribu.

Un festival de musique orienté mode, je me dis que c’est top pour une fille comme moi, pas vraiment habituée à ce genre d’événements musicaux. Et justement, cette année je suis gâtée, la mode (d’ici et d’ailleurs) est à l’honneur avec deux événements en off : “Welcome to The Kingdom” et “Flying Over Africa”. La première est une expo-vente montée avec Amine Bendriouich qui présente les nouveautés du styliste marocain un peu déjanté. Mais pas que. On peut aussi y voir – et surtout y shopper -, des pièces pointues réalisées par des créateurs d’Afrique, comme les chapeaux délirants de Youssef Lahlou, basé outre-Atlantique, ou encore les bijoux masaïs Alama Project, la marque créée par Elisabeta Tudor, la réd’ chef du magazine Modzik, pour n’en citer que quelques-uns. Le “Kingdom”, c’est aussi aussi une scène alternative, un café, un jardin…

Dans une salle de sport complètement métamorphosée par le Macaal (Musée d’art contemporain africain Al Maaden), le second événement est une expo éphémère qui survole la création artistique contemporaine marocaine et du continent africain. Sous toutes les formes et dans tous les styles. Peintures, sculptures, photos, vidéo et installations vidéo, vous reprendrez bien un peu de culture…

Dimanche 16 septembre, 22 heures : déjà l’heure de rentrer et je n’ai pas vu le temps passer. En attendant Black Coffee, qui fait la clôture cette année, je commence à faire le bilan de ce week-end riche en sensations (mais pauvre en sommeil, eh oui, il faut choisir). Je retiens que c’est un festival qui est promis à évoluer et à grandir et je me dis que la mode et la culture ont donné de bonnes vibes à l’événement. Sans être réellement fan d’électro, je suis définitivement conquise. Je reviendrais, c’est sûr, histoire de spotter les nouveaux artistes à suivre et rencontrer des gens curieux, comme vous (et moi), de musique, de mode, de culture. Bref, prendre le pouls de l’air du temps.

Dates et infos sur l’édition 2019 de l’Oasis Festival sur : Theoasisfest.

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