ACTU : #THISISNOTCONSENT, FAIRE DANS LA DENTELLE POUR CONTRER LA CULTURE DU VIOL

Ce mois de novembre 2018, la lingerie en dentelle est devenue un symbole contre les agressions sexuelles. Alors qu’en Irlande un homme a été acquitté grâce à la plaidoirie de son avocate qui soutenait que la victime ne portait pas des dessous en dentelle pour rien (comprenez, elle l’a provoqué), le monde s’insurge.

En réponse à cette décision de justice polémique, une députée irlandaise a mis tous ses collègues masculins du Parlement mal à l’aise lorsqu’en prenant la parole, elle a sorti de son sac un string en dentelle, clamant : « This is not consent ! » (Ceci n’est pas un consentement). Son appel a été entendu partout à travers la planète et devient un hashtag (#ThisIsNotConsent) partagé des dizaines de millions de fois. Manifestations de femmes leurs lingeries à la main, collectifs d’artistes qui se mobilisent en exprimant leur choc par le dessin, cet acquittement soulève les foules.

En 2018, les choix vestimentaires de la femme, dessous compris, continuent de justifier la culture du viol. Une exposition à Paris traite du sujet en posant la fameuse question : « Que portais-tu ce jour-là ? » En effet, il y a à peine 30 ans, dans les rues de Paris les hommes répondaient ouvertement à l’interrogation : « Qui sont les femmes qui se font violer ? », par « les aguicheuses », « celles dont les tenues vestimentaires appellent au viol ».

Pourtant, une fois encore, le vêtement devance et provoque l’évolution des mentalités, à l’instar du « New Look » de Christian Dior en 1947 ou de la mini-jupe de Mary Quant à Londres dans les années 60. Si ces tenues, comme la lingerie, posent problème, elles sont aussi ces petites choses qui défient les limites des mentalités arriérées et archaïques.

Car, si la femme se fait belle, c’est peut-être non pour les hommes, mais pour elle. Pour s’octroyer de l’assurance, s’apprécier, se mettre en valeur, au quotidien, non pour séduire un homme, mais pour s’aimer elle-même. Prêtes à vous rallier au mouvement ? Sélection de dessous en dentelle qui ne supposent rien d’autre qu’un goût prononcé pour l’élégance. À bon entendeur.

Farah Nadifi

C’est d’abord à une carrière d’avocate que Farah aspire, après avoir eu son bac à Marrakech. Rapidement, néanmoins, sa passion pour la mode la rattrape. Née à Paris où elle vit jusqu’à ses 14 ans, elle baigne dans ce milieu : sa mère fait carrière dans le retail de luxe. Après être passée chez YSL, Salvatore Ferragamo, Giorgio Armani ou encore Miu Miu, elle est approchée pour diriger le premier flagship de luxe à Casablanca : la boutique Fendi. Elle la dirige quatre ans avant de devenir acheteuse pour Gap et Banana Republic. Mais au bout de 10 ans de carrière dans le retail, elle se lance dans une nouvelle aventure en s’essayant à l’écriture. C’est avec Sofia Benbrahim qu’elle collabore d’abord, pour L’Officiel Maroc, puis Shoelifer, en tant que journaliste mode et lifestyle.

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