DO OR DON’T : LA TENDANCE ACCESSOIRES EN FOURRURE DE L’AUTOMNE 2016

A poils ? Assurément, disent les podiums. Cet automne, les maisons proposent foule de créations velues. Va-ton raser les murs ou adopter fièrement la tendance des accessoires poilus, en fausse fourrure s’il vous plaît ? Pour être pile-poil dans l’ambiance pileuse de la saison, on se fie à l’expertise de Shoelifer.

D’où viennent les poils ? 

Tout a commencé au printemps-été 2013, quand la très minimaliste Phoebe Philo chez Céline fait défiler des escarpins velus et autres déclinaisons de yéti, provoquant la perplexité générale. Fendi poursuit ensuite l’exploration pileuse en créant des accessoires agrémentés d’animaux décédés : les grigris et sneakers Monster et Karlito rencontrent un franc succès.

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Cette saison, les vestes et autres manteaux évoquant d’énormes duvets loufoques chez Chloé, Giorgio Armani et les autres rendent le coup fourré incontournable. Quoi de plus classique qu’un manteau de fourrure l’hiver venu, direz-vous ? Rien, sinon que désormais il se porte vraiment déluré, dans des teintes bubble gum ou aux imprimés fantaisistes. Mais c’est du côté des accessoires que la révolution animale a lieu. Si déjà à l’automne dernier les poils faisaient se raidir les plus réfractaires d’entre nous, on pousse dorénavant la tendance pilaire dans ses retranchements. Adieu la UGG et la botte fourrée, stilettos et autres souliers ultra féminins se laissent pousser la barbe.

Après les mules Princetown de Gucci, qui ont caressé nos petons dans le sens du poil l’année dernière, ce sont les Salomé Salvatore Ferragamo qui prennent un poil d’avance cette saison. Et ce n’est pas tout. Chez A Détacher, les sabots n’ont plus la gueule de bois, Alexander McQueen imagine des sandales baroques à la semelle duvet, Christopher Kane des semi-sneakers aux allures de chapka, Mother of Pearl des mules… Quant à Miu Miu, ce sont des caniches frisés et perlés qui s’emparent de nos pieds.

Mode d’emploi ?

Celles qui n’ont pas froid aux yeux auront donc les orteils au chaud. Et si on a peur de friser le ridicule, on se cantonne à des mules délicates fourrées associées à une silhouette graphique type jupe-culotte (voir notre Top 9). Le must ? La babouche poilue ! Quant aux plus hardies, elles tenteront les stilettos à lanières ornées de vestiges de victimes de l’industrie de la fourrure, ou le pompon. En gros, c’est dans l’hair, et on ne va pas y couper. Le principal étant d’assumer pleinement l’audace de la pilosité et de ne pas penser ski.

Pour ou contre ?

Les militantes de la cause animale en fur-ie se contenteront de poils de synthèse. Les autres porteront leur croix jusqu’au jugement dernier (la prochaine saison). Dans tous les cas, pour ne pas ressembler à Cruella on se contente d’un seul accessoire fourré. Pas d’association manteau + esparpins à poils, sous peine de ressembler à un ours débarqué à la Gay Pride.

Ultime conseil : chez Shoelifer, on laisse pousser le poil au pied plutôt que dans la main. Le sac en fourrure fait trop Barbie de Los Angeles. On préfère largement l’originalité de chaussures arty aux poils colorés.

Soraya Tadlaoui

Amoureuse de mode et d’(entre)chats, Soraya Tadlaoui a étudié à Paris la conception rédaction et la danse. Après une première expérience auprès du service de presse de Burberry, elle fait ses armes à la rédaction d’ABCLuxe, au Glamour, en tant que styliste photo auprès du Bureau de Victor agence de photographe, puis à L’Express.fr/Styles. En 2009, elle s’envole pour New York à la poursuite de ses deux passions, avant de tenter l’aventure casablancaise en 2011. Elle intègre alors la rédaction de L’Officiel Maroc. Depuis, professeur de danse, styliste, rédactrice freelance pour différents supports de presse, éditrice de contenus en communication éditoriale et rédactrice web pour le webzine nssnss.ma, elle surfe sur la tendance et sur les petites vagues de Dar Bouazza.

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