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	<title>Tous les articles :sofia alaoui festival sundance | Shoelifer.com</title>
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	<title>Tous les articles :sofia alaoui festival sundance | Shoelifer.com</title>
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		<title>SOFIA ALAOUI: “UN CINÉMA MAROCAIN QUI DEVIENT INTERNATIONAL EST POSSIBLE”</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farah Nadifi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jan 2020 16:01:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actus culture]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma marocain]]></category>
		<category><![CDATA[sofia alaoui]]></category>
		<category><![CDATA[sofia alaoui festival sundance]]></category>
		<category><![CDATA[film sofia alaoui]]></category>
		<category><![CDATA[realisatrice sofia alaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[Attention, nouveau talent ! A 30 ans à peine, Sofia Alaoui va présenter son court-métrage, Qu’importe si les bêtes meurent, au festival américain de cinéma indépendant Sundance, qui débute ce 24 janvier 2020. Nous avons donc voulu en savoir plus sur cette jeune réalisatrice, ses inspirations et son univers. Interview.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Attention, nouveau talent ! A 30 ans à peine, Sofia Alaoui va présenter son court-métrage, <em>Qu’importe si les bêtes meurent</em>, au festival américain de cinéma indépendant Sundance, qui débute ce 24 janvier 2020. Nous avons donc voulu en savoir plus sur cette jeune réalisatrice, ses inspirations et son univers. Interview. </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un court-métrage tourné en amazigh, avec des acteurs non professionnels, rencontrés à Imilchil et une histoire traitée sous l’angle de la poésie et du rêve. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Sofia Alaoui ne cherche pas à rentrer dans le moule. Eh bien ça lui réussit puisque <span style="text-decoration: underline;"><em><a style="color: #000000; text-decoration: underline;" href="https://vimeo.com/359270201" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Qu’importe si les bêtes meurent </a></em></span>a été sélectionné par le principal festival de cinéma indépendant américain, le célèbre Sundance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-24712 size-full" src="http://shoelifer.com/wp-content/uploads/2020/01/AFFICHE-FILM-SOFIA-ALAOUI.jpg" alt="" width="840" height="1188" srcset="https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2020/01/AFFICHE-FILM-SOFIA-ALAOUI.jpg 840w, https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2020/01/AFFICHE-FILM-SOFIA-ALAOUI-212x300.jpg 212w, https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2020/01/AFFICHE-FILM-SOFIA-ALAOUI-724x1024.jpg 724w, https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2020/01/AFFICHE-FILM-SOFIA-ALAOUI-768x1086.jpg 768w, https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2020/01/AFFICHE-FILM-SOFIA-ALAOUI-600x849.jpg 600w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans ce film, elle raconte l’histoire d’un berger et de son père, isolés dans les montagnes de l’Atlas, dont le troupeau de moutons dépérit. Le jeune Abdellah part en quête de nourriture dans un village commerçant à plus d’un jour de marche. Mais quand il arrive au village, il découvre que celui-ci est déserté à cause d’un curieux événement qui a bouleversé tous les habitants.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Avec la mise en scène onirique de ce court-métrage Sofia Alaoui s’éloigne du format documentaire de <em>Les vagues ou rien, </em>co-produit par Ali n’Productions et 2M, diffusé en mars 2019 à la télévision et qui a rassemblé 2,3 millions de téléspectateurs. A noter que son précédent docu, <em>Les Enfants de Naplouse</em>, avait été diffusé en 2015 sur France 3 et TV5.<br />
</span><span style="color: #000000;">La jeune réalisatrice casablancaise –mais ayant passé une partie de son enfance en Asie–, a étudié le cinéma à Paris. Malgré son travail documentaire, elle nous confie ne pas chercher à faire “<em>un cinéma de ‘</em>réalisme’<em>”,</em> politique ou sociologique, mais vouloir “<em>mélanger les genres</em>”, en utilisant la mise en scène. La sélection de son court-métrage par le Sundance Film Festival montre qu’elle a peut-être trouvé sa voie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><img decoding="async" class="alignnone wp-image-24713 size-full" src="http://shoelifer.com/wp-content/uploads/2020/01/SOFIA-ALOUI.jpg" alt="" width="840" height="560" srcset="https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2020/01/SOFIA-ALOUI.jpg 840w, https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2020/01/SOFIA-ALOUI-300x200.jpg 300w, https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2020/01/SOFIA-ALOUI-768x512.jpg 768w, https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2020/01/SOFIA-ALOUI-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 840px) 100vw, 840px" /></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Alors, qu’est-ce que cela fait d’avoir été sélectionnée par le Sundance Film Festival ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C’est un des plus grands festivals du monde avec Cannes et Venise et le plus important aux USA : forcément, toute l’équipe (composée à 90% de Marocains) est très fière d&rsquo;avoir été sélectionnée parmi 10.397 candidatures venant de 27 pays. En dehors de cette fierté, cette sélection va nous permettre de rencontrer des gens qui sont très difficiles d’accès, pour de futurs projets. Quand on a un film sélectionné par un festival comme Sundance, cela suscite de la curiosité, c’est donc une opportunité à saisir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Plus généralement, chaque année des longs-métrages réalisés par des Marocains sont sélectionnés dans de grands festivals. C’est plutôt un bon présage pour l’avenir et j’espère que cela encouragera d’autres jeunes réalisateurs à poursuivre leurs rêves. C’est le signe que oui, ça peut marcher, avec une bonne dose de persévérance. Un cinéma marocain qui devient international est possible.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>On sent, dans vos images, quelque chose de très onirique. Quelle part le rêve et l’imagination prennent-ils dans votre travail ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je ne suis pas une réalisatrice qui cherche à tout prix le “réalisme” comme on peut le voir souvent dans les cinémas arabes, et en particulier au Maroc. J’aime que le cinéma puisse mettre le doigt sur nos contradictions et nos désenchantements, mais sans être frontale dans le traitement. Qu’on puisse s’amuser à faire des films en mélangeant les genres cinématographiques, avec de belles images, comme le font très bien d’autres réalisateurs dans le monde !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un cinéma qui se veut un manifeste social abrupt, mal filmé pour être “dans le vrai”, cela ne m’intéresse pas. Un cinéaste, pour moi, n’est pas un sociologue ou un politologue. Forcément, quand je questionne la société, je le fais avec mon regard d’auteur avec les outils qui sont les miens : ça passe notamment par de la mise en scène. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Vous avez beaucoup voyagé, notamment pendant votre enfance. Quel pays vous inspire le plus et pourquoi ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je suis franco-marocaine et j’habite au Maroc. Donc, pour l’instant, le pays qui m’inspire le plus c’est le Maroc, même si c’est en Chine que je me suis construite et que j’ai eu le désir de vouloir faire du cinéma.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>L’histoire de <em>Qu’importe si les bêtes meurent</em>, se déroule au Maroc. Est-ce que vous prévoyez de tourner de nouveau dans le royaume à l’avenir ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mes prochains projets se déroulent tous au Maroc. Je dois réaliser prochainement une série documentaire pour la télévision marocaine. Enfin, j’écris mon premier long-métrage et une série produite par Saïd Hamich (qui a notamment produit <em>Much Loved </em>ou <em>Volubilis,</em> ndlr) qui se déroule également au Maroc.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Comment vous définiriez le cinéma d’aujourd’hui ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C’est une question assez vaste. Certaines personnes ont une idée très précise du cinéma et de ce que cela devrait être. Je ne théorise pas trop, pour être honnête. Ce que je vois, à mon niveau, c’est que le cinéma est en mutation, notamment avec les plateformes comme Netflix ou Amazon, qui changent la donne. Le côté mythologique du cinéma me semble mort dans le sens où l&rsquo;on peut voir de très mauvais films, sans mise en scène, sans propos, dans les salles et qu’à contrario à la télévision ou sur Netflix, des pépites cinématographiques sont diffusées. Je pense par exemple à <em><a style="color: #000000;" href="https://www.youtube.com/watch?v=V591lwbrrlI" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Marriage Story,</a></em> qui a été une claque. Ce film 100% Netflix est d’ailleurs <a style="color: #000000;" href="https://www.numerama.com/pop-culture/599097-netflix-reussit-a-placer-deux-longs-metrages-en-course-pour-loscar-du-meilleur-film.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">nominé dans toutes les catégories aux Oscars</a> 2020. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><br />
Lorsque l’on est soi-même réalisateur, comment aborde-t-on les films des autres ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je suis curieuse du travail des autres. Je travaille notamment beaucoup avec d’autres scénaristes et on s’entraide à tous les niveaux de fabrication de nos films. Avec eux, je suis plus dans l’analyse, on décortique le scénario quand c’est un projet en écriture, on questionne le montage quand il est en cours de post-prod. C’est assez technique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><br />
Qui sont vos réalisateurs/réalisatrices de référence ?</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">J’adore le cinéma de Bong Joon-ho, <em>Memories of Murder</em> et <em>Mother</em> font partie de mes films préférés. Le cinéma d’Antonioni est aussi une référence pour moi. Après, je ne suis pas attachée à un réalisateur en particulier.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong><br />
</strong></span><span style="color: #000000;"><strong>Quelle actrices ou acteurs vous aimeriez filmer ? </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je ne pense pas trop à ça. Il y a beaucoup d’acteurs formidables que j’ai eu du plaisir à regarder dans des films marocains. Dans <em>Qu’importe si les bêtes meurent</em>, j’ai travaillé avec des acteurs non professionnels, rencontrés à Imilchil. C’était vraiment une expérience formidable que j’aimerais renouveler sur mon long-métrage.</span></p>
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