VOUS AVEZ DÉCIDÉ DE MAIGRIR ? LES TROIS MÉDECINES ALTERNATIVES QUI AIDENT (VRAIMENT)

Se lancer seul(e) dans un régime peut-être risqué, surtout s’il est drastique. L’amaigrissement doit être médicalement indiqué, la diète encadrée et accompagnée. Des séances d’acupuncture, de palper-rouler ou encore d’hypnose ericksonienne permettent de garder le cap durant cette période –disons-le– difficile, voire d’amplifier ou de pérenniser les effets du régime.

On a tendance à voir les régimes alimentaires amaigrissants comme de simples démarches à visée esthétique. Comme l’épilation ou le nettoyage de peau en institut… Des restrictions alimentaires sont prescrites et suivies pour tout et n’importe quoi ; pour avoir des jambes fuselées dans le dernier slim en cuir Saint Laurent, pour « maigrir du haut » ou encore pour faire sensation à la plage dans le dernier triangle Erès. Autant de raisons farfelues qui ont poussé les autorités sanitaires à tirer la sonnette d’alarme : les régimes suivis en l’absence de surpoids ou d’indications médicales comportent de sérieux risques pour la santé. Ces risques plus ou moins graves sont listés notamment sur le site de l’agence Française de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

Avoir le feu vert de son médecin traitant est donc une étape obligatoire si on songe à perdre du poids. Le praticien détermine si une diète est médicalement conseillée. Il recherche d’éventuelles contre-indications et prescrit des analyses avant de conseiller un régime adapté et un suivi personnalisé. On peut aussi demander le feu vert à son médecin traitant avant de s’orienter plutôt vers une diététicienne qui a réussi à aider une amie, par exemple. La période d’amaigrissement est ponctuée de plusieurs séances chez le praticien pour faire le point et garder le cap. Outre ces séances, des mesures d’accompagnement, dont l’efficacité est désormais reconnue, peuvent aider à perdre du poids sans y laisser des plumes.

1 – L’acupuncture : une aide individualisée
L’acupuncture est l’une des cinq branches de la médecine traditionnelle chinoise. Elle se base sur une approche énergétique et holistique : des aiguilles insérées à la surface de la peau stimulent des points précis pour rétablir la santé et l’équilibre du patient. L’acupuncture peut agir sur la perte de poids suivant plusieurs mécanismes. Le praticien va d’abord travailler sur des points liés à la sensation de satiété. Ensuite, et comme on ne grossit pas toutes et tous de la même manière ni pour les mêmes raisons, l’acupuncteur va adapter ses gestes en fonction de l’historique du patient et des causes de son surpoids (problème métabolique, émotionnel, etc.). L’acupuncture est souvent couplée à une autre technique : l’auriculothérapie. « Sous-spécialité » de l’acupuncture, elle a été développée en France dans les années 1960. Cette discipline repose sur l’hypothèse qu’il existe une correspondance entre l’oreille externe et les différents organes du corps. Il s’agit donc de soigner différents organes en piquant le pavillon de l’oreille.

Efficacité ? En 2013, une étude menée par des chercheurs de l’université Kyung Hee à Séoul en Corée du Sud a démontré que l’auriculothérapie peut apporter une aide significative à la perte de poids. 91 personnes en surpoids, divisées en trois groupes, ont reçu un traitement différencié : associé à un régime approprié, sans exercices physiques particuliers, le premier groupe recevait un traitement placebo, le deuxième était traité chaque semaine par un seul point d’acupuncture sur l’oreille externe, le troisième par cinq points.
Après quatre semaines, des différences significatives ont été constatées : le premier groupe a connu un grand nombre d’abandons, les membres du deuxième groupe ont en moyenne perdu 5,7% de leur indice de masse corporelle (IMC), et ceux du troisième groupe, 6% de leur IMC.

2 – Le palper-rouler : le fat killer
C’est le massage star des instituts. Chasser les graisses au niveau des fascias (minces membranes fibreuses et malléables qui enveloppent toutes les structures du corps, muscles, os, artères, organes, glandes, etc.), éliminer la cellulite, améliorer l’élimination des toxines ou encore lutter contre le stress : les indications du palper-rouler sont nombreuses. Ce massage agit à la fois au niveau de l’hypoderme et du fascia. Il consiste à dissocier les enveloppes de la peau avec un malaxage vigoureux en effectuant un pincement continu avec les doigts. Ce massage peut se faire manuellement ou à l’aide d’un appareil spécifique.

Efficacité ? C’est douloureux mais le jeu en vaut la chandelle. Une étude menée au CHU de Toulouse a montré que le massage à l’aide de la technologie Lipomassage Cellu M6 (un palper-rouler sophistiqué pratiqué à l’aide d’un appareil) permet d’augmenter la lipolyse naturelle (déstockage des graisses) au niveau des graisses fémorales (fesses, cuisses et culotte de cheval) de plus de 70 % après 12 séances.

3 – L’hypnose ericksonienne: pour modifier son comportement alimentaire
Pendant la séance d’hypnose ericksonienne (les spécialistes parlent d’hypnose tout court ou « hypnose médicale »), le thérapeute guide le patient vers un état de conscience modifiée et de relaxation profonde. L’objectif étant de communiquer avec la partie subconsciente du cerveau de la personne hypnotisée. En s’adressant à cette partie subconsciente, le thérapeute installe progressivement, avec le consentement du patient, de nouveaux automatismes. Ainsi, en état d’hypnose, le thérapeute peut changer la perception que la personne a de certains aliments. On commence par cinq à six séances le premier mois avant de descendre à deux séances les mois suivants. L’hypnose n’est pas à prendre à la légère : cette technique est formellement déconseillée chez les personnes souffrant d’épilepsie ou de maladies mentales. Enfin, on peut aussi s’auto-hypnotiser. Un livre peut y aider : Le grand livre de l’hypnose et de l’autohypnose pour maigrir, dormir, arrêter de stresser, Jean-Jacques Garet, Editions Leduc.s. 260 DH, www.livremoi.ma
Efficacité ? L’étude scientifique la plus citée démontrant l’efficacité de l’hypnose remonte à 1985. Publiée dans la revue Journal of Clinical Psychology, elle a été menée sur 109 candidats à la perte de poids. Ils ont été divisés en deux groupes. Le premier a suivi un régime et pratiqué de l’exercice physique pendant neuf semaines. Le deuxième groupe en a fait autant tout en suivant, en plus, des séances d’hypnose.

Les personnes des deux groupes ont perdu du poids au terme des neuf semaines. Mais l’étude s’est aussi intéressée aux variations de poids ultérieures. Les auteurs ont ainsi constaté que 8 à 24 mois après la fin de la diète, presque toutes les personnes appartenant au premier groupe avaient repris du poids. A l’inverse, les personnes du second groupe ont continué à perdre du poids et à appliquer les consignes qui leur ont été données au début de l’étude (habitudes alimentaires, exercice physique, etc.).
Une autre étude largement citée, parue dans le Journal of Consulting and Clinical Psychology en 1996, montre que les personnes combinant régime alimentaire, exercice physique et séances d’hypnose perdent 2 à 16,5 fois plus de poids que celles qui se contentent de suivre une diète et de pratiquer une activité sportive.

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