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CHIRURGIE MAMMAIRE AU MAROC : CE QU’IL FAUT SAVOIR AVANT DE PASSER A L’ACTE

MB DIOR DEC19

L’augmentation mammaire est l’intervention la plus pratiquée au monde (plus de 1,6 millions de procédures en 2017). Au Maroc, sur 20.000 actes de chirurgie esthétique réalisés chaque année, elle représente 30% des demandes. Pourtant, “se faire refaire les seins” est loin d’être un acte anodin, mais une intervention qui mérite une profonde réflexion en amont, où la sécurité est une question centrale. Il faut se poser, à soi et aux médecins, les bonnes questions : lifting ou prothèses ? Les deux à la fois ? Pour quel résultat et à quels prix ? Last but bot least, l’opération occasionnera-t-elle une perte de sensibilité (et si oui, en vaut-elle la peine) ?

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Depuis dix ans, on voit de nombreuses personnalités retirer leurs prothèses mammaires. Les stars d’abord : Victoria Beckham, Denise Richards, Courtney Love, pour ne citer qu’elles. Et, plus récemment, les influenceuses (notamment les fitness girls). Leurs motivations ? Une intervention ratée, une envie de retour au “naturel”, et la peur liée aux différents scandales sanitaires concernant la qualité des prothèses mammaires (le scandale Implant files en 2018 y a beaucoup contribué). D’ailleurs les Etats-Unis ont officiellement reconnu, il y a quelques semaines une (possible) maladie des prothèses mammaires”. Voilà pourquoi “il est très important de se documenter en amont et d’échanger en profondeur avec son chirurgien”, souligne Sara Ismail, chirurgienne plastique au sein de la clinique SK Surgery à Los Angeles, ville où les techniques de chirurgie esthétique sont à la pointe du progrès. D’autant plus qu’entre le lifting, les prothèses ou le lipofilling, on s’y perd un peu, il est donc “primordial d’avoir un diagnostic précis sur l’état de sa poitrine, puis de discuter avec son chirurgien du résultat que l’on souhaite obtenir”, insiste Sara Ismail.

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Le lifting, dans quel cas ?

Généralement le lifting des seins est proposé par les chirurgiens dès lors qu’il y a une “ptôse mammaire”, c’est à dire un affaissement de la poitrine et une distension de la peau soutenant le sein. Un phénomène qui peut se produire à cause du vieillissement, d’une perte de poids trop rapide, d’un accouchement (avec ou sans allaitement) ou d’une hypertrophie (grosse poitrine).

Si cette ptôse dépasse 3 centimètres et que les seins restent relativement remplis, une mastopexie, aussi appelée « redrapage du sein » est indiquée : le chirurgien retire la peau distendue et effectue un remodelage glandulaire pour obtenir un sein re-galbé. Les avantages ? Un résultat très naturel et un bon maintien dans le temps. Le hic ? La présence de cicatrices en forme de T inversé autour du mamelon, qui s’estompent après quelques mois ou années. Au Maroc, le prix d’une telle intervention varie entre 25.000 et 40.000 DH selon le chirurgien, la clinique, etc.

Du lifting aux implants

Certaines patientes, qui consultent pour un “simple” lifting, se voient finalement proposer l’implant de prothèses. Une technique intéressante, mais dans certaines conditions. Les prothèses sont justifiées seulement si l’affaissement est léger (entre 1 et 2 centimètres) et qu’il est associé à un sein vidé et une perte de galbe. Dans ce cas, le chirurgien peut simplement procéder à une implantation mammaire, sans lifting. Mais il doit choisir des implants anatomiques, de préférence en polyuréthane (très adhérent) et les poser en arrière de la glande mammaire afin qu’ils fassent corps avec celle-ci. Le résultat est optimal, avec un sein rempli, redressé et l’absence de cicatrices visibles, puisqu’elles sont placées sous les seins.

Attention, cette technique est fortement déconseillée si l’affaissement est trop important ou le sein trop volumineux. Au Maroc, cette intervention coûte environ entre 25.000 et 45.000 DH.

Lifting + implants : une association à double tranchant

L’association des deux techniques (lifting des seins + prothèses) combine une augmentation de la taille de la poitrine et un effet “push-up”. Une intervention séduisante, du moins sur le papier. Car dans la réalité, l’implant interposé entre la glande mammaire et le plan profond peut empêcher l’accolement permettant au sein de s’accrocher grâce au lifting. Résultat ? Trois ans après l’opération, l’affaissement récidive : retour à la case départ, et des cicatrices pour pas grand-chose. Un lifting des seins combiné à l’implant de prothèses mammaires coûte entre 40.000 et 70.000 DH.

Un conseil ? Si vous, (et votre chirurgien) tenez à pratiquer cette intervention, il faut alors privilégier des implants de faible volume, et les disposer derrière le muscle. Dans ce cas précis, le lipofilling mammaire (injection de graisse) peut être une solution adéquate, avec des cicatrices très peu visibles. Le prix d’un lipofilling peut varier entre 25.000 et 40.000 DH.

Sensibilité, l’ultime tabou…

La démocratisation de la chirurgie esthétique est aujourd’hui accompagnée d’un meilleur accès à l’information (techniques, risques sanitaires, réputation d’un chirurgien, origine et composants des prothèses…). En revanche, la perte de sensibilité des seins et des mamelons (zones érogènes) après une chirurgie demeure un sujet éludé, voire méprisé par certains chirurgiens. Il suffit de faire un tour sur les forums liés à la chirurgie esthétique pour l’observer.

De nombreuses patientes se plaignent d’une perte de sensibilité après une intervention sur leur poitrine (réduction, augmentation, lifting …). En retour, les professionnels se montrent assez prosaïques. Exemple de réponse d’un médecin: “La sensibilité du mamelon après chirurgie mammaire n’obéit à aucune règle, autrement dit il s’agit d’une loterie! Certaines femmes verront leur sensibilité augmenter, d’autres la verront disparaître et ceci de façon parfois asymétrique”.

…à briser avec votre chirurgien

Gardez-donc en tête que la perte de sensibilité est toujours un risque. Généralement cette dernière revient entre six mois et un an après une intervention. Il est d’ailleurs conseillé de stimuler les mamelons afin d’activer les fibres nerveuses (préliminaires, pincements, chaud/froid avec un glaçon). Sachez aussi qu’un implant avec un volume important appuie plus fortement sur les nerfs et engendre donc un engourdissement.

Enfin, dans le cas d’un lifting mammaire seul ou couplé à une augmentation ou une réduction de la poitrine, l’auréole du sein est remodelée et les mamelons peuvent être remontés. Puisqu’il s’agit du centre nerveux (donc érogène) des seins, le risque de perte de sensibilité est assez important.

C’est pourquoi il est très important de choisir un bon chirurgien (en se renseignant auprès de personnes de confiance, d’anciens patients notamment) et de vérifier, si, par exemple, le fait de préserver la sensibilité des seins fait partie de ses préoccupations et de ses compétences. De façon plus générale, vous devez vous sentir dans une relation de confiance et de sincérité avec votre chirurgien, et surtout être considérée comme une patiente avec des attentes (comprises et entendues) et non une énième cliente.

Le plus de Shoelifer

Les questions à (se) poser avant toute intervention

  • Suis-je prête à passer le cap ?

> Personne ne peut répondre à votre place, mais plusieurs éléments peuvent vous mettre en confiance. D’abord un chirurgien compétent et à l’écoute, dont vous connaissez le travail ou au moins la réputation. Avec lui vous aborderez des questions purement médicales (état de santé, bilan sanguin, type d’anesthésie, suivi post-op). Mais aussi la question esthétique : exprimez vos attentes et si vous êtes soucieuse d’obtenir un résultat naturel, usez et abusez avec votre chirurgien des simulations réalisées grâce aux logiciels de morphing (avec ça, le hors-piste est évité). Savoir où l’on met les pieds aide déjà beaucoup à la prise de décision finale.

2) Est-ce que ça fait mal ?

> Oui, un peu, mais tout dépend du type d’intervention. Le lifting mammaire et la réduction mammaire sont relativement douloureux. Une augmentation mammaire avec prothèses est beaucoup plus pénible, surtout si la prothèse est posée sous le muscle.

Par ailleurs, les techniques sont de moins en moins invasives et les antalgiques (morphine, codéine), seuls ou combinés, sont de plus en plus performants. Enfin, il faut prendre en compte votre propre tolérance à la douleur.

3) Que se passe-t-il après l’opération ?

>Les hospitalisations sont de plus en plus courtes (un à deux jours), mais cette opération nécessite un arrêt de travail d’une ou deux semaines, même si les complications sont très rares. Deux semaines après l’intervention, vous pourrez reprendre une activité normale, avec le port d’un soutien-gorge post-opératoire. S’il s’agit d’un simple lifting des seins, vous pouvez alors reprendre le sport (intensité légère puis plus élevée à partir de la 6e semaine). Mais pour une augmentation mammaire, il faudra patienter 6 à 8 semaines avant de reprendre le sport (intensité modérée) : voilà pourquoi les sportives confirmées évitent les prothèses trop importantes.

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