HUMOUR : ON CRAQUE POUR GUILLERMO GUIZ !

Guillermo Guiz –aka Ernesto– n’est pas un personnage de Narcos, ni de La Casa de papel ou autre série sur fond de mafia hispanophone. Mais presque. Ex-espoir du foot belge, ex-étudiant à Sciences Po Belgique, ex-journaliste spécialiste des séries, ex-gérant de boîte de nuit à Bruxelles (si, si), Guy André Daniel Michel Verstraeten (son vrai nom) en est, à 37 ans seulement, à la 4e saison (épisode 22) de sa carrière. Il se produit notamment dans “La Bande originale” de Nagui sur France Inter depuis septembre 2016, une bonne manière de découvrir cet humoriste, six ans après ses débuts dans l’humour. Pour vous faire gagner du temps, nous partageons avec vous ce grand coup de cœur.

Son inspiration, il la puise chez ses humoristes préférés. Fan de Louis CK (que l’on aime tous un peu moins depuis ses déboires avec le mouvement #MeToo), de Blanche Gardin ou encore de Jonathan Cohen, Guillermo Guiz emploie dans ses chroniques un ton faussement absurde, faussement désintéressé, faussement à côté de la plaque –le tout avec une diction catastrophique– qui fait rire autant que s’interroger sur les sujets qu’il soulève. Sauf peut-être lorsqu’il s’agit, très souvent – de son sexe : ce diablotin (rouge) au sourire narquois adore parler de son “misérable” sexe (c’est lui qui le dit, on n’a pas vérifié). Sa façon à lui d’amener les questions sur le couple, les relations hommes /femmes et leurs conséquences, la solitude et même la misère sexuelle. En fait, Guillermo Guiz a certainement “Bon fond” – c’est le titre du spectacle avec lequel il tourne en France et en Belgique depuis 2013. La preuve, s’il en fallait une, avec cette chronique intitulée Le trajet de ma vie. Il y raconte comment, alors que #MeToo battait son plein, il n’a pas réussi à accoster une jeune femme magnifique qui s’était installée devant lui dans le train, son désir de la “draguer” bridé par son “féminisme”. Tout à son honneur, d’autant qu’il le narre avec un humour touchant et engagé.

Du coup, l’admirateur a aussi ses admirateurs/trices, et pas des moindres. Parce qu’en plus de faire rire chaque semaine les nombreux et prestigieux invités de “La Bande originale”, il en fait craquer plus d’une. Car il est craquant, impossible de vous le cacher. Il arbore ainsi en tatouage “It’s All In The Game”, une réplique culte de la série The Wire, –qui est tout sauf une comédie romantique– : mais à nous, cette citation fait plutôt penser à la chanson éponyme de Tommy Edwards.

Parmi ses admiratrices (celles que l’on a remarquées), Leila Slimani, qui interrompt son humeur lorsqu’il sort un “sale traître, TFOU !”, pour lui signifier, sourire presque béat, que son “tfou” était parfait. D’ailleurs, on se demande où il a choppé un “tfou” et un “inch’Allah” pareils, son accent est plus vrai que nature ! Il a aussi été adoubé par Muriel Robin, qui, également invitée de l’émission, incite les auditeurs à aller voir le spectacle de Guillermo au Bataclan : “Il faut aller le voir pour son talent, et pour son sourire !”  We coudn’t agree more, Muriel.

D’ailleurs, le 4 avril prochain, si vous êtes de passage à Paris, il sera sur la scène du Grand Rex pour la soirée “One More Joke” regroupant plusieurs stars du stand-up, dont Djamil Le Shlag, Haroun, Yassine Belattar ou bien encore Roman Frayssinet. Sinon, vous pouvez binge watcher sa minisérie pour Canal, Roi de la vanne : l’histoire d’un chroniqueur qui en a marre de n’être que ça, aspirant au cinéma et à la gloire.

Farah Nadifi

C’est d’abord à une carrière d’avocate que Farah aspire, après avoir eu son bac à Marrakech. Rapidement, néanmoins, sa passion pour la mode la rattrape. Née à Paris où elle vit jusqu’à ses 14 ans, elle baigne dans ce milieu : sa mère fait carrière dans le retail de luxe. Après être passée chez YSL, Salvatore Ferragamo, Giorgio Armani ou encore Miu Miu, elle est approchée pour diriger le premier flagship de luxe à Casablanca : la boutique Fendi. Elle la dirige quatre ans avant de devenir acheteuse pour Gap et Banana Republic. Mais au bout de 10 ans de carrière dans le retail, elle se lance dans une nouvelle aventure en s’essayant à l’écriture. C’est avec Sofia Benbrahim qu’elle collabore d’abord, pour L’Officiel Maroc, puis Shoelifer, en tant que journaliste mode et lifestyle.

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