ON A TESTÉ DAR DADA, LE NOUVEAU RESTAURANT MAROCAIN DE CASABLANCA

Sushis, burgers, tapas, poke bowls… Casablanca ne manque pas de cuisine internationale ; en revanche les bons restaurants marocains ne courent pas les rues ! On s’est donc empressées d’aller tester Dar Dada, nouvelle adresse dans la médina. Alors ambiance, plats, déco, prix et même arômes, on vous dit tout.

Cela faisait longtemps que la médina casablancaise n’avait pas accueilli de nouvelle adresse. C’est donc avec une curiosité non dissimulée que nous sommes allées tester Dar Dada, un nouveau restaurant marocain situé à côté de la nouvelle marina, dans un riad. Ce dernier est facile d’accès en voiture, et pourtant, les quelques mètres qui nous séparent de la grande porte en bois nous font voyager dans le temps, on est dans la médina ! Une fois la large porte franchie, un corridor nous mène au –grand–patio, sur lequel ouvrent plusieurs salles, (que l’on peut privatiser pour une occasion spéciale).
À l’étage, d’autres salles surplombent le patio central: le riad est –très– spacieux (220 couverts tout de même). Et très casablancais.

Un riad casablancais

Certes, on retrouve l’architecture caractéristique des riads, la hauteur sous plafond, les coursives et autres alcôves, la luminosité et les plantes. Mais chez Dar Dada, on n’est pas dans un riad “classique” comme il y en a des dizaines, voire des centaines –de très beaux d’ailleurs– à Marrakech, Fès, Rabat… On est à Casablanca, et ça se voit tout de suite.
Car même si l’intention première était de préserver “l’authenticité du lieu”, nous confie la décoratrice en charge du projet, Pascale Demoulin – il était important de retranscrire l’ADN de Casablanca, avec une déco contemporaine aux influences Art déco.

Ainsi, le large patio accueille, en plus des tables, un canapé Chesterfield de 4 mètres de long et un piano à queue, derrière lesquels on aperçoit un beau bar en pâte de verre. Mais ce qui nous a marquées, c’est l’importance accordée aux détails : cannage, papiers peints aux motifs végétaux (qui changent selon les différentes salles), abat-jours à pampilles, ou encore les imposants lustres en laiton et boules de verre qui illuminent le patio. À noter aussi, la jolie cour aménagée en terrasse où l’on peut déjeuner au soleil, sous des parasols en wax et à laquelle on accède par le bar.

La cuisine de Dada

Evidemment, en attendant notre table, installées au bar, on a croisé le tout-Casa venu également tester ce nouveau lieu. Mais les arômes émanant des cuisines ont tôt fait de nous ramener quelques –dizaines– d’années en arrière, quand on attendait que le repas soit servi, chez nos grands-parents, l’appétit aiguisé par les effluves se propageant dans la maison.
Et pour cause, en cuisine, des “tebakhates”. Des dadas, quoi. Ces dadas, qui, dans les maisons traditionnelles, étaient plus que de simples cuisinières, mais aussi les nounous, les intendantes… Un chef exécutif dirige l’orchestre, histoire d’assurer le rythme effréné des commandes et départs des assiettes. Vous l’aurez deviné, à la carte on retrouve des mets emblématiques de notre gastronomie, à l’instar de la pastilla (servie au poulet ou aux fruits de mer), du tagine de coquelet accompagné de semoule aux raisins secs façon couscous, mais aussi la délicieuse medfouna, ces cheveux d’anges qui recouvrent un non moins délicieux suprême de poulet.
Et si vous n’êtes pas pressés de dîner – après tout chez Dar Dada, on a envie de prendre son temps – vous pouvez commander des assortiments de briouates à partager en entrée, ou des tapas à la marocaine.
Enfin, et parce que la gourmandise fait partie de l’ADN marocain, en dessert, vous pouvez craquer pour le pudding de riz (une réinterprétation de notre riz au lait) avec son coulis de caramel ou la pastilla au lait infusé à l’eau de rose et aux amandes. Bref, vous pouvez prévoir une petite détox le jour d’après !

Et l’ambiance ?

Certes, l’atmosphère est chic, mais pas compassée. La musique y est pour beaucoup. De grands noms marocains se relaient ainsi chez Dar Dada. Surprise, surprise ! Les connaisseurs seront ravis.
Mais chaque soir de la semaine a son animation musicale. On a bien aimé l’alternance entre la chanteuse –qui passait de Frank Sinatra à Alicia Keys avec aisance– et le duo de musiciens marocains classiques. Résultat ? Pendant le diner, certains des convives se sont même levés pour danser.

Verdict ?

Est-il vraiment besoin d’en rajouter ? Nous avons été séduites. Cerise sur la pastilla, l’addition est très correcte.
À noter, si vraiment vous êtes réfractaires (ça existe ?) à la cuisine marocaine, que vous êtes au régime ou que vous refusiez d’être infidèle à la cuisine de votre Dada, le restaurant propose cinq plats internationaux. Ce qui permet, plus sérieusement, de pouvoir aller profiter du lieu et de l’ambiance, à loisir.

Ouvert tous les jours
De midi à 15h et de 19h à minuit.
Dar Dada
31, rue al Arsa, Médina, Casablanca.
Tél. : +212 6 61 60 26 02

Farah Nadifi

C’est d’abord à une carrière d’avocate que Farah aspire, après avoir eu son bac à Marrakech. Rapidement, néanmoins, sa passion pour la mode la rattrape. Née à Paris où elle vit jusqu’à ses 14 ans, elle baigne dans ce milieu : sa mère fait carrière dans le retail de luxe. Après être passée chez YSL, Salvatore Ferragamo, Giorgio Armani ou encore Miu Miu, elle est approchée pour diriger le premier flagship de luxe à Casablanca : la boutique Fendi. Elle la dirige quatre ans avant de devenir acheteuse pour Gap et Banana Republic. Mais au bout de 10 ans de carrière dans le retail, elle se lance dans une nouvelle aventure en s’essayant à l’écriture. C’est avec Sofia Benbrahim qu’elle collabore d’abord, pour L’Officiel Maroc, puis Shoelifer, en tant que journaliste mode et lifestyle.

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