SIRTAKI, SABLE CHAUD ET POULPE GRILLÉ : LES CYCLADES EN APESANTEUR

SIRTAKI, SABLE CHAUD ET POULPE GRILLÉ :  LES CYCLADES EN APESANTEUR

Villages blancs, dômes bleus, criques turquoise et lumière éclatante, les Cyclades sont fidèles à l’idée qu’on s’en fait. Une destination simple et luxueuse à la fois, où l’âme s’élève et le stress s’évanouit. Mes adresses coup de cœur.

Il y a des destinations qui semblent avoir toujours habité nos imaginaires. Les Cyclades en font partie. Peut-être parce qu’elles concentrent tout ce que l’on projette de la carte postale de la Méditerranée : les maisons blanchies à la chaux, les dômes bleus, le ciel sans filtre, les criques qui donnent envie d’écrire des poèmes et les déjeuners qui s’éternisent. Peut-être aussi parce qu’elles offrent ce mélange rare entre l’épure et l’excès, le silence des criques désertes et la joie des folles fêtes qui se finissent au lever du soleil.

Ou alors, tout simplement, parce qu’au fond, on y cherche tous la même chose de nos vacances d’été : un peu de lumière, un peu de beauté, du rire, de la joie et se fabriquer des souvenirs pour être prêts pour la rentrée. On va dans les Cyclades pour les plages, les ruelles pavées, les couchers de soleil qui font fondre Instagram. Et il y a tout ça. Mais il y a aussi une lenteur. Une sensualité. Une manière d’être au monde, plus douce, plus joyeuse aussi.

On peut tout à fait en un seul séjour visiter plusieurs îles des Cyclades. Paros est le point d’ancrage idéale, la base parfaite pour rayonner autour. Paros est une île facile, sans être banale. Ses plages sont belles sans être tapageuses. Son cœur bat à Naoussa, petit port chic et charmant où les tables débordent de poissons grillés, de poulpes suspendus à l’entrée des tavernes et de verres qui trinquent jusqu’à tard. Mais dès qu’on quitte les quais, tout devient calme. Le village de Lefkès, planté sur les hauteurs, déroule ses ruelles blanches comme un poème cycladique. À Paros, tout est dans la mesure : un peu de vent, un peu de monde, un peu de fête. Juste ce qu’il faut.   


 Mes deux coups de cœur (à peine murmurés)

 Antiparos et Koufinissi

Antiparos : Un île en face de Paros, comme son double secret. Moins connue, plus brute, plus intime aussi. Quelques minutes de ferry suffisent à changer d’univers. Ici, pas de grands hôtels clinquants, pas de clubs assourdissants. 

 

Une seule rue principale, quelques tavernes simples et délicieuses, des criques aux allures de bout du monde, et cette lumière grecque qui efface le superflu. Tom Hanks y a une maison, dit-on. Mais ce n’est pas une anecdote people : c’est une manière de dire qu’on vient ici pour s’effacer. Pour lire, marcher, dîner pieds nus. Il faut aller à Antiparos pour comprendre ce qu’est la lenteur heureuse, celle qui rend l’été à lui-même : un temps étiré, sans urgence, sans bruit.

 

Koufonissi : Une île minuscule, presque invisible sur la carte, posée entre Naxos et Amorgos. On y arrive par la mer, forcément. Et très vite, on comprend que tout ici est simple. On peut aller à pied partout. Les plages sont toutes à couper le souffle et les tavernes servent encore du poisson pêché le matin. On vit en sandales, ou sans. On plonge du rocher. On mange une figue.

 

C’est une île pour ceux qui veulent vivre une parenthèse – pas forcément déconnectée, mais désencombrée. Il faut aller à Koufonissi pour retrouver le goût des étés de l’enfance. Des journées sans montre, des nuits sans programme et le goût du sel sur la pointe des cheveux.

À lire aussi : MAILLOTS HOMME : 7 MODÈLES POUR FAIRE DES VAGUES


Quelques incontournables hors des sentiers battus

Randonner de Fira à Oia (Santorin) 

Oui, Santorin est la plus connue des îles. Mais la parcourir à pied, au petit matin, entre la mer et les falaises volcaniques, c’est autre chose qu’un cliché même si c’est tout autant instagrammable.  

 

Flâner à Hora, la capitale de Mykonos 

On se souvient qu’avant d’être un temple de la fête, c’est une île sublime. Dans les ruelles de Hora ou dans le pittoresque quartier de Little Venice, la lumière glisse sur les volets bleus, les maisons flirtent avec la mer.


 

Où se régaler

À antiparos : 

To Steki , une taverne sans prétention, mais divine. Le poulpe y est grillé à la perfection. La fava, cousine grecque de la bissara, y fond dans la bouche, et le vin local accompagne tout ça avec justesse. C’est le genre d’adresse qu’on voudrait garder pour soi.

 

Captain Pipinos (Antiparos), une institution pieds dans l’eau. Poissons fraîchement pêchés, salade grecque à la vraie feta, vue sur la mer Égée. Le luxe est là, dans la simplicité.

 

À Santorin : 

Selene (Santorin), une table incontournable pour découvrir une cuisine grecque réinventée. Produits d’exception, finesse des assiettes, et un décor à couper le souffle. Idéal pour un dîner hors du temps.


Où dormir

 Antiparos : 

The Rooster , un havre de paix au luxe discret. Design brut, matériaux naturels, spa ressourçant, et un sentiment rare : celui d’être à la fois loin de tout, et exactement à sa place.

 

Adresse :  Livadia Bay, Antiparos
Téléphone : +30 2284 440900
Prix : à partir de 16 858 DH

Sifnos : 

Verina Astra, suspendu entre mer et ciel, cet hôtel est une invitation à la contemplation. Ici, on dîne sous les étoiles, on médite face à l’horizon, on redéfinit le mot “repos”.

 

Adresse :  poulatis, Sifnos
Téléphone : +30 2284 031440
Prix : à partir de 2813 DH

Mykonos : 

Kouros Hotel & Suites , idéal pour découvrir Mykonos sans subir son tumulte. Situé en hauteur, cet hôtel offre calme, élégance, et des vues panoramiques sur la mer qui suffisent à tout apaiser. Le lieu est juste parfait pour se réveiller et récupérer après une nuit de fête. 

Adresse :  Tagoo 0, Mikonos
Téléphone : +30 2289 025381
Prix : à partir de 2491 DH

À lire aussi : FADO, FOOD ET SAUDADE, LISBONNE EN PENTE DOUCE


Mes tips pour vivre les Cyclades autrement 

Louer un scooter sur chaque île : c’est la liberté à l’état pur.

Prendre les ferries lents pour aller d’une île à l’autre), ils racontent le voyage mieux que l’avion (infos).

Lire un roman grec, Zorba le Grec ou Été grec de Jacques Lacarrière, pour mieux habiter les lieux.

  Les Cyclades, ce n’est pas une destination : c’est une addiction joyeuse. On y va une fois, pour voir, et puis on y retourne. Encore et encore. Parce que chaque île a son petit grain de magie, son tempo bien à elle, sa lumière qui accroche le cœur. On les collectionne comme des souvenirs d’été. On s’y fabrique des étés à rallonge. Un archipel à picorer, à aimer, à rêver. Le genre d’endroit où l’on oublie l’heure, les chaussures, et parfois même pourquoi on était venu. Et c’est là que tout commence.

No Comments Yet

Comments are closed

@shoelifer

Instagram