Également appelé micro-botox, le mésobotox est la nouvelle technique de médecine esthétique en vogue. Ses promesses ? Lisser et améliorer le grain de peau de manière subtile, sans figer les traits du visage. De quoi faire tomber aux oubliettes le classique botox ?On vous dit tout.
Le botox, vous connaissez. Depuis plusieurs années, il s’agit de la procédure de médecine esthétique la plus pratiquée dans le monde avec 7,8 millions d’interventions en 2024 (hommes et femmes confondus). Mais voilà qu’une nouvelle technique fait de plus en plus parler d’elle. Son nom ? Le mésobotox, contraction de mésothérapie et de botox. Cette dernière consiste à injecter de la toxine botulique très diluée, en micro-quantités, directement dans les couches superficielles de la peau (le derme), et non dans le muscle comme lors d’un botox classique. L’objectif étant d’agir sur le grain de peau, les pores, la brillance et les fines ridules, sans pour autant bloquer les expressions du visage. Et c’est précisément cet effet subtil qui séduit.
Le mésobotox : pour qui, pour quoi ?
Le mésobotox se destine aux personnes qui cherchent un effet naturel et préventif. “Cette technique est utilisée pour affiner le grain de peau, resserrer les pores, diminuer la sécrétion de sébum et atténuer les ridules superficielles pour obtenir un teint plus lisse, homogène et lumineux”, explique le Dr Mouna Benabdallah, spécialisée en médecine esthétique. Le visage paraît alors plus reposé et conserve ses expressions naturelles, sans effet figé. On l’utilise généralement au niveau du front, des joues, du contour des yeux et du menton. Mais également dans certains cas sur le cou et le décolleté, des zones délicates, généralement compliquées à traiter avec du botox.
Le mésobotox a aussi le mérite de n’induire aucune éviction sociale. Ce dernier ne provoque en effet ni rougeurs ni gonflements, ce qui permet une reprise immédiate de sa vie quotidienne après la procédure.
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Déroulement d’une séance et contre-indications
Comptez 20 à 30 minutes pour une séance de mésobotox. Après avoir bien analysé vos besoins et votre type de peau, le praticien va procéder à des injections, généralement selon la technique du nappage. Celle-ci consiste à injecter le produit de manière latérale et en éventail à partir d’un seul point d’entrée afin d’uniformiser le résultat. Instantanément, un effet bonne mine est visible. Puis, la peau semble plus lisse et plus nette au fil des jours. Les résultats finaux seront alors visibles au bout de 3 à 7 jours. Enfin, sachez que les effets du mésobotox sont temporaires et durent en moyenne 2 à 4 mois. Des séances d’entretien peuvent alors être envisagées pour prolonger les résultats.
Côté contre-indications, on retrouve la grossesse ou l’allaitement, une allergie connue à la toxine botulique ainsi qu’une infection ou une inflammation cutanée sur la zone à traiter. Et comme pour toute procédure de médecine esthétique, il est important de s’adresser à un professionnel.
Le botox nouvelle génération ?
Sur le papier, le mésobotox a tout pour plaire. De là à prendre la place du botox classique ? Pas nécessairement. Les deux techniques n’agissent pas de la même manière et sont donc plutôt complémentaires. Mais certains professionnels n’adhèrent pas vraiment à cette nouvelle technique. C’est le cas du Dr Mouna Benabdallah. Selon elle, le mésobotox n’est pas très efficace et n’offre pas d’effets assez visibles. “Le mésobotox ne permet pas de traiter les rides d’expression. Pour un résultat naturel, on peut parfaitement faire du botox à une dilution correcte pour lisser les traits sans avoir d’effet figé”, explique-t-elle.
Le mésobotox est aussi souvent comparé au microneedling. Mais là encore, leurs objectifs diffèrent. Le micro needling permet en effet de stimuler la production de collagène et d’élastine en créant de micro-perforations à l’intérieur de la peau à l’aide de très fines aiguilles. Ici, les résultats sont progressifs et il est souvent conseillé de procéder à plusieurs séances. À l’inverse, le mésobotox ne stimule pas la peau, il modifie seulement son comportement en régulant notamment l’activité des glandes sébacées et en calmant certaines micro-contractions. Vous l’aurez compris, tout est une question de besoins, d’effets recherchés…et de dosage.