L’heure de quitter le nid va bientôt sonner pour votre oisillon et il vous tanne pour partir étudier à l’étranger ? Qu’il sache déjà où il veut aller ou qu’il hésite encore, il faut mettre toutes les chances de son côté. Si la journée appartient à ceux qui se lèvent tôt, les inscriptions dans les grandes écoles et universités obéissent au même principe. En Belgique, en Espagne, aux États-Unis ou au Canada, les admissions sont en partie déjà lancées. On vous en dit plus sur la particularité de chacune de ces destinations.
Il y a quelques jours s’achevait le salon Campus Fair. Chaque année, il est consacré à la présentation des écoles et universités au Maroc et à travers le monde. D’autres salons pour les étudiants sont d’ailleurs programmés un peu partout dans le royaume. Ce sont autant d’occasions d’y accompagner vos enfants pour leur permettre d’élaborer ou de faire aboutir leur projet d’études supérieures.
Dans ce nouvel opus de notre série spéciale études, la rédac’ s’est intéressée aux spécificités des pays qui attirent le plus de jeunes actuellement. De Bruxelles à New York en passant par Madrid et Montréal, on vous dit l’essentiel à retenir pour partir étudier à l’étranger sereinement.
L’Espagne pour sa proximité
De plus en plus de nos jeunes se tournent vers la péninsule ibérique pour faire leurs études post-bac. À quelques heures de voitures ou d’avion, l’Espagne attire tant par sa situation géographique, son climat, que par la qualité des formations qu’elle propose. Il y fait bon vivre et les jeunes bacheliers y trouvent rapidement leurs marques. C’est d’ailleurs LE pays européen qui accueille le plus d’étudiants en échange Erasmus. Les études dans le domaine de la santé (plus simples qu’en France par exemple et sans numerus clausus), de l’ingénierie et du commerce figurent parmi les cursus les plus intéressants. Et les diplômes délivrés par l’Espagne sont conformes à l’appellation LMD (licence-master-doctorat) et reconnus à travers le monde.
La première chose à faire est de vous assurer que votre enfant ait le niveau requis pour obtenir une certification minimale B1 en passant son DELE (Diplôme d’espagnol langue étrangère). Toutes les universités, qu’elles soient publiques, privées ou catholiques le réclament. Ensuite, comme il n’existe pas de Parcoursup espagnol, votre enfant va devoir passer par l’organisme UNED (Université nationale d’éducation à distance) pour avoir accès à la Selectividad. Cet examen est nécessaire s’il souhaite s’inscrire dans le public. Il devra ensuite obtenir un “credencial”, le document qui lui donnera légalement accès à l’ensemble des universités ibériques. Il s’obtient en fonction des notes de Seconde, Première et Terminale. Si pour la plupart des cursus une moyenne de 5/10 suffit pour être admissible, en médecine il faut obtenir au moins 8/10.
La plupart des écoles privées commencent leurs admissions en novembre/décembre et ont des modalités différentes. Renseignez-vous auprès de l’école afin d’être prêt en cas de concours, par exemple. Une fois la demande acceptée et les droits payés, votre enfant attendra d’obtenir son Baccalauréat pour valider définitivement son inscription. À noter que certaines universités, comme la célèbre Université Europea de Madrid, proposent des cursus en anglais. Un certificat de maîtrise de la langue, type Toefl ou Cambridge, y est donc en plus demandé. Côté financier, le gap entre public et privé est très important. Il faudra compter quelques centaines d’euros dans le public et jusqu’à plus de 20 000 euros par an dans le privé.
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La Belgique pour son accessibilité
Le plat pays attire depuis bien longtemps les jeunes étudiants marocains. Ils y vont souvent pour suivre des études d’architecture, d’ingénierie ou de management. Mais depuis quelques années, leur nombre augmente sérieusement ; notamment dans les différentes filières de la santé. Dans sa partie francophone, la Belgique n’est pas trop dépaysante pour les jeunes Marocains. La vie étudiante y est vraiment agréable même si son coût est plutôt élevé. Le vrai plus, c’est l’accès aux études supérieures ainsi que le rapport entre leur qualité et leur coût.
Choisir la Belgique pour étudier à l’étranger implique, encore une fois, de s’y prendre au moins 6 mois à l’avance. Le pays est divisé en 3 États fédéraux où l’on parle néerlandais, français et allemand. Il faudra donc commencer par choisir la région où votre enfant souhaitera commencer son cycle d’études. Maîtriser le français et l’anglais est nécessaire, mais l’un des atouts serait de parler allemand. Si ce n’est pas le cas, pas de panique, votre rejeton aura tout de même le choix entre 6 universités et 20 hautes écoles francophones. Pour ne citer qu’elles, l’Université Libre de Bruxelles, l’Université Catholique de Louvain ou encore l’Université de Liège accueillent beaucoup de jeunes étudiants marocains.
Pour y accéder, le premier prérequis est de lancer son inscription en ligne ou par voie postale auprès de l’établissement qui intéresse votre enfant. Il est nécessaire de consulter le site officiel de l‘Université car la liste de documents à fournir varie sensiblement. La période d’admission s’étend quant à elle de janvier à mars. Si une moyenne de 13/20 est requise pour être admis, le nombre croissant de demandes fait que les meilleurs dossiers auront la priorité. Après l’obtention de son bac, votre enfant devra faire parvenir son diplôme ainsi que son relevé de notes à la commission d’équivalence avant le 15 juillet. Vous pourrez les envoyer par la poste ou les déposer en mains propres en vous rendant sur place.
Certaines formations, notamment en médecine ou dentisterie, demanderont de passer un concours (l’examen s’appelle ARES EXMD) et d’entrer dans le quota des 30% d’étrangers acceptés. Enfin, une fois que les frais de scolarité auront été payés pour l’année, l’inscription définitive vous sera envoyée. Justement, en ce qui concerne le coût des études, il s’élève en moyenne à 4000 euros par an et il dépend du système choisi. Chaque année, le gouvernement belge fixe les frais annuels pour les étudiants étrangers dans les universités publiques. Cette année, ils s’élevaient à 2500 euros. Les écoles privées ont leurs propres grilles tarifaires mais restent vraiment raisonnables comparées à la France par exemple. Dernière chose, les Belges octroient pas mal de bourses, si les résultats de votre enfant sont bons, n’hésitez pas à en demander une !
Le Canada et les USA pour leur système
Les États-Unis et le Canada sont évidemment les deux destinations préférées de nos jeunes bacheliers quand il s’agit de partir étudier à l’étranger. L’accès à ces pays est cependant conditionné par deux facteurs importants : le coût des études ainsi que le niveau scolaire de votre enfant.
Le plus facile d’accès est sans conteste le Canada, réputé pour être un pays tolérant, progressiste et tourné sur le développement du bien-être. L’enseignement dispensé dans ses universités anglophones et francophones est de bonne qualité, notamment dans les domaines de l’économie et des nouvelles technologies.
Idéalement, pour prétendre à une admission, votre enfant devra sélectionner plusieurs programmes d’études dans plusieurs universités et leur soumettre son dossier. La plupart des universités canadiennes demanderont des justifications de maîtrise de la langue en plus de bons résultats scolaires. Pour les étudiants étrangers, les délais d’admission varient et il faudra se renseigner directement auprès des établissements. Une fois le dossier scolaire accepté, vous aurez à monter un dossier financier prouvant que vous avez les fonds nécessaires pour couvrir les frais de scolarité, de transport, de santé, etc.
La bonne nouvelle, c’est que la grande majorité des collectivités territoriales canadiennes prévoient des bourses pour les étudiants, y compris étrangers. Votre enfant devra donc très tôt, au moment des admissions, prendre attache avec le bureau d’aide financière des universités où il ambitionne d’étudier. Sur le plan financier, il faut compter en moyenne 40 000 dollars canadiens par année universitaire. A titre d’exemple, en fonction du programme suivi, une année à Mc Gill coûtera en 23 000 et 56 000 dollars.
Aux États-Unis, les campus universitaires, leur architecture ainsi que la vie étudiante participent à cultiver l’american dream. Les moyens dont disposent les universités américaines sont colossaux. Les profits générés sont presque entièrement reversés dans les infrastructures et les équipements. Le système éducatif américain est réputé pour mettre l’accent sur les compétences de chacun. Harvard, Princeton, Yale ou encore Stanford sont autant de noms qui flattent nos jeunes bacheliers qui rêvent d’étudier à l’étranger. Si les frais de scolarité sont proportionnels à la renommée de l’université, il en va de même pour l’excellence des dossiers acceptés. La coopération maroco-américaine prévoit chaque année des bourses d’excellence afin de permettre aux meilleurs cerveaux de se rendre dans les universités américaines. Cela peut donc constituer un bon leitmotiv.
La rentrée universitaire débute en août, votre enfant devra donc avoir rempli toutes les conditions d’admission en octobre/novembre. Les tests de langue, lettres de motivation ainsi que divers examens ou tests de niveau sont à prévoir. Une fois le dossier accepté, comme au Canada, il faudra que vous prépariez tous les documents administratifs et financiers prouvant que vous êtes en capacité de pourvoir aux besoins de votre enfant !
Photo (c) : Vogue
