LIVRE 2025 : 5 ROMANS INCONTOURNABLES À DÉVORER !

LIVRE 2025 : 5 ROMANS INCONTOURNABLES À DÉVORER !

Lassés des plateformes de streaming et des séries de ramadan ? Un bon bouquin vous fera oublier le temps en attendant l’heure du ftour. Si vous n’avez encore lu aucun livre 2025, la rédac’ a sélectionné cinq romans qui vont vous occuper d’ici l’Aïd ! 

Quoi de mieux que de se plonger dans un bon livre 2025 pour s’évader ? Ça tombe bien, la tendance est au slow life et ramadan est la période idéale pour se perdre dans un bon roman. Shoelifer a donc préparé une sélection de ses livres préférés, tous sortis en 2025, à l’exception du roman de Abdellah Taïa, paru en août 2024. Leur point commun : ils ont tous en toile de fond la société marocaine et ses contradictions. 


J’emporterai le feu, de Leïla Slimani

Au rayon livre 2025, on choisit les yeux fermés le dernier volet de la fresque de Leïla Slimani sur le Maroc post-colonial. J’emporterai le feu s’intéresse aux enfants de la troisième génération de la famille Belhaj, Mia et Inès, nées dans les années 1980. Tout comme leur grand-mère Mathilde ou leur mère Aïcha, les deux sœurs sont éprises de liberté. En France, où elles partent étudier, elles vont connaître le blues de l’exil, les préjugés et parfois le racisme. Elles vont devoir apprendre de nouveaux codes culturels pour se faire une place.

Tout comme les précédents tomes de la trilogie Le Pays des autres, ce nouvel opus explore les relations entre l’individu et le collectif, les droits des femmes, le poids des injonctions sociales, la liberté sexuelle… Prix Goncourt pour Chanson douce en 2016, Leïla Slimani interroge ici sa mémoire familiale à travers ses figures féminines et ses propres constructions identitaires. 

Disponible chez Livre Moi.
Prix : 300 DH 


La Hchouma, de Dounia Hadmi 

Premier roman de la journaliste et autrice Dounia Hadmi, La Hchouma dénonce l’hypocrisie et les faux-semblants de notre société. Inspiré de ses propres expériences, ce livre 2025 raconte l’histoire de Sylia, une jeune étudiante issue de la bourgeoisie de Rabat partie en France étudier le journalisme. Au Maroc, où elle croule sous le poids des injonctions sociales et familiales, elle se sent incomprise. Depuis sa naissance, hchouma est un mot qu’elle entend à longueur de journée. C’est hchouma de montrer ses jambes, hchouma de s’habiller de telle façon ou telle façon, hchouma de rire trop fort… Une honte qui la conditionne et finit par définir le rapport qu’elle entretient avec son corps, les gens…

À Paris, où elle pensait trouver plus de liberté, elle est confrontée au piège de l’assignation identitaire. D’ailleurs, lorsqu’elle intègre la rédaction de Libération, elle est totalement assimilée, bien qu’elle n’ait pas recherché cette « validation ». Car Sylia ne rentre dans aucune case. Elle n’est pas une enfant d’immigrée issue d’un milieu populaire, elle vient d’une classe sociale aisée, elle mange du porc, boit de l’alcool, porte des jupes courtes. Plus largement, Dounia Hadmi raconte les Marocains ayant une double culture et les Nord-Africains dans toute leur diversité. 

Disponible chez Livre Moi 
Prix : 250 DH 


Je me regarderai dans les yeux, de Rim Battal   

Je me regarderai dans les yeux est le premier roman de la poétesse Rim Battal, qui vient d’être publié aux éditions Bayard. Ce récit autobiographique et très intime s’inspire d’expériences qu’elle a vécues quand elle était adolescente. À 17 ans, alors qu’elle fume tranquillement une cigarette à la fenêtre de sa chambre, Rim s’attire les foudres de sa mère. Et par peur des représailles, elle décide de fuguer. Quand elle revient, sa mère la force à se soumettre à un test de virginité. Elle se retrouve alors allongée sur une table de gynécologie, les jambes écartées, à subir un examen douloureux (et surtout humiliant) pour prouver qu’elle n’a jamais eu de relations sexuelles avec un homme.

Cette ‘ »petite transgression » qui ne justifiait pas une réponse si disproportionnée va alimenter un profond sentiment d’injustice chez la narratrice. Et de cette expérience traumatique, l’adolescente rebelle va puiser une force nouvelle, qui va façonner son rapport à la société et surtout son identité d’artiste en devenir.  

Disponible chez Livre Moi 
Prix : 210 DH 

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Ils se sont tant aimés, de Tahar Ben Jelloun

Dans Ils se sont tant aimés, Tahar Ben Jelloun explore l’usure et la routine dans le couple.
Il s’agit du deuxième volet des Amants de Casablanca, où l’on retrouve Lamia et Nabil, 15 années plus tard. Nabil est médecin, Lamia est pharmacienne et ensemble ils forment un couple solide à la tête d’une famille de trois enfants. Mais ce bonheur bascule quand Lamia tombe dans les filets de Daniel, un homme à femmes. Elle demande ensuite le divorce.

Après s’être aimés, mariés, trahis, avoir divorcé, ils se remettent en couple quelques années plus tard. Ils vont donc apprendre à se réinventer pour faire durer leur relation. Et c’est justement cet investissement continuel que l’auteur dissèque, dans une société partagée entre modernité et poids des traditions. À travers les fluctuations du désir, les efforts pour l’alimenter au quotidien, Ben Jelloun explore les forces et les fragilités d’un couple à l’épreuve du vieillissement. 

Disponible chez Livre Moi 
Prix : 270 DH 


Le bastion des larmes, d’Abdellah Taia  

Dans le dernier roman d’Abdellah Taïa (le onzième), on retrouve les thématiques qui lui sont chères : le Maroc, les rapports familiaux, l’homosexualité. À la mort de sa mère, Youssef (le double fictionnel de l’auteur) revient à Salé, la ville où il a grandi et où il a vécu une enfance pleine de souffrances, entouré de ses six sœurs et de ses deux frères. Après un quart de siècle d’exil, les fantômes du passé ressurgissent : son ami et amant de jeunesse au destin tragique, sa mère disparue mais aussi les abus et les viols qu’il a subi pendant son enfance. Dans le quartier pauvre où il a grandi (et beaucoup souffert), il tente d’exorciser ses démons et surtout de questionner son identité et son appartenance à la société marocaine. Taïa revisite son passé dans ce livre 2025 puissant et très intimiste, tantôt brutal, tantôt poétique, entre nostalgie et colère. 

Disponible chez Livre Moi 
Prix : 270 DH 

Fatima Haim

Après des études d’histoire et de journalisme, elle est tombée dans la marmite de la pub et de l’édition, un peu par hasard, en collaborant avec différentes agences. Une fois dissipé l’effet « potion magique », le journalisme la rattrape. Elle papillonne alors dans différents supports : FDM, Afrique Magazine, L’Officiel… Car en 2014, cette parisienne (d’adoption) s’était rendue à Casablanca pour y passer quelques jours. Elle y est encore! Toujours en quête d’air pur (et iodé), pour buller en terrasse ou se déconnecter à coups de longues marches.

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