Vous êtes tenté d’investir dans la crypto mais ça vous paraît obscur? La rédac’ vous explique concrètement le fonctionnement, sans jargon ni piège, du premier achat jusqu’au cash-out.
Vous avez lu notre article « comprendre la crypto pour les novices » et vous vous demandez comment ça marche ? Pas besoin d’avoir un Bac+5 en ingénierie ou d’être le cousin éloigné de Vitalik Buterin, le cofondateur d’Ethereum, pour y voir plus clair. Ce qu’il faut, c’est surtout un bon GPS pour ne pas finir lessivé entre les scams et les pubs d’applis douteuses sur Insta qui vous promettent de devenir riche depuis votre canapé. Au Maroc, info d’importance, l’usage des cryptomonnaies est interdite. Voilà donc comment ça fonctionne pour être à jour lorsque le projet de loi annoncé par Bank Al-Maghrib en 2024 pour réglementer ces transactions sera adopté.
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L’ouverture du compte : la vraie première fois
Investir dans la crypto commence par la case inscription sur une plateforme d’échange. On appelle ça un exchange (parce qu’on ne dit plus “bourse” en 2025, visiblement). Binance, Coinbase, Kraken ou même l’européenne Bitstamp, toutes sont des options sérieuses.
Ensuite, la majorité des plateformes imposent un KYC (Know Your Customer), entendez par là qu’il faut fournir une pièce d’identité et parfois un justificatif de domicile. Certains esquivent cette étape en utilisant des plateformes décentralisées (DEX) comme Uniswap ou PancakeSwap. Pas de contrôle d’identité, pas de compte. Mais soyons honnêtes : sans être hacker, il faut déjà savoir jongler avec les wallets, les frais de gas, et ne pas se tromper d’adresse à 42 caractères. Une fausse manip’ et pschitt ! Les fonds disparaissent à jamais, sans bouton « service client » pour pleurnicher.
Quelle monnaie, quel wallet : où sont planqués les jetons ?
Après avoir ouvert un compte (ou bidouillé un accès), il faut savoir où stocker ses bitcoins, ethers ou autres altcoins. Les novices ont tendance à laisser leurs cryptos sur la plateforme d’échange. C’est pratique, mais pas sans risque : en cas de piratage, les fonds peuvent partir en fumée plus vite qu’un FTX en 2022.
La solution la plus sécure, c’est d’utiliser un wallet (porte-monnaie numérique). Il en existe deux types : les hot wallets, connectés à internet (comme Metamask ou Trust Wallet), faciles d’accès mais exposés aux failles. Et les cold wallets, physiques, comme les Ledger ou Trezor. Ce sont des clés physiques, un peu comme une clef USB blindée, où sont conservés les cryptos hors ligne, à l’abri des hackers.
D’ailleurs, certains cold wallets proposent une sécurité supplémentaire : une clé d’authentification physique (de type Yubikey par exemple) pour valider les transactions. Là, on commence à frôler le niveau Fort Knox.
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Investisseurs vs trader du dimanche ?
Une fois le compte créé, les cryptos rangées bien au chaud, vient le moment de la stratégie. Il y a deux écoles. Les investisseurs à long terme, qu’on appelle affectueusement les « hodlers » (comprenez ceux qui achètent et gardent), en référence à l’acronyme HODL. Ils misent sur des projets solides, les célèbres Bitcoin et Ethereum, et attendent patiemment que ça monte. Oui, comme tonton qui garde ses actions Peugeot depuis 1998, sauf qu’ici, le marché peut faire +200%… ou -80% en six mois.
Et puis, il y a les traders actifs, ceux qui aiment les montagnes russes, les chandeliers japonais et les graphiques multicolores. Ils achètent, revendent, scrutent les signaux, essaient de faire des plus-values au jour le jour. Une activité chronophage, parfois addictive, pas franchement conseillée pour ceux qui ont un job à temps plein ou une tension fragile. Spoiler : 90% des gens qui s’improvisent traders finissent par revenir à la case HODL.
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Commencer la crypto sans se cramer les ailes
Comme dans la bourse classique, la règle d’or des sages est de n’investir dans la crypto que ce qu’ils sont prêts à perdre. La crypto, aussi séduisante soit-elle, reste volatile. Pour se familiariser avec les mécaniques, les frais, la gestion de portefeuille, la plupart ont commencé par une mise de 100 à 200 euros. Le fractionnement des achats est également une pratique courante. La méthode du DCA (Dollar Cost Averaging) consiste à investir la même somme régulièrement, peu importe les hauts et les bas du marché. Un moyen de lisser les risques et d’éviter de paniquer à chaque tweet d’Elon Musk.
Pour en savoir plus…
Attention ! Les “experts” autoproclamés pullulent, surtout sur TikTok ou Insta. Leur mantra ? Promettre le million en trois clics. On vous le dit tout de suite, les vrais bons contenus sont ailleurs : le site Cointelegraph pour les news sérieuses, le fil Twitter de CZ (Changpeng Zhao), les threads d’Andreesen Horowitz, ou encore des chaînes YouTube comme Asher ou Hasheur côté francophone.
Envie d’aller plus loin ? Certaines plateformes comme Binance Academy ou la section éducative de Coinbase offrent des modules gratuits, clairs, sans jargon (ou presque).
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Et l’encaissement dans tout ça?
Investir dans la crypto, c’est bien, mais à un moment, la vraie question arrive : comment le cash est-il concrètement récupéré ? La méthode classique sur un exchange comme Binance ou Coinbase, est de revendre les cryptos contre des euros ou des dollars directement sur la plateforme. Le règlement se fait par virement bancaire ou carte. Dans de nombreux pays, dont la France, les plus-values sur crypto sont imposables. Oui, même le petit billet oublié sur un wallet peut être taxé.
Faut-il encore y croire en 2025 ?
Entre les régulations qui tombent, les scandales qui font trembler Wall Street, et les fluctuations imprévisibles, certains se demandent s’il n’est pas trop tard pour investir dans la crypto. La vérité ? Le marché reste jeune. Les blockchains évoluent, les États encadrent mieux les pratiques, les projets sérieux se professionnalisent. Mais le Far West n’a pas complètement disparu.
