RÉFLEXIONS 2.0 : QUEL SERA L’IMPACT DE L’IA SUR NOS VIES ET LE MONDE ?

RÉFLEXIONS 2.0 : QUEL SERA L’IMPACT DE L’IA SUR NOS VIES ET LE MONDE ?

L’impact de l’IA ? Vaste débat. D’humeur philosophe et prospective, la rédac’ a décidé de mettre son nez dans ce dossier aussi brûlant qu’existentiel. De notre petit quotidien à l’équilibre géopolitique, voici le décryptage de Shoelifer. Le premier d’une longue série… 

L’impact de l’IA (intelligence artificielle) sur nos vies, c’est LE grand sujet du moment. L’IA est d’ailleurs le mot le plus à la mode en 2024, selon Métavers Tribune. En parlant de mode, sachez que dans ce secteur, l’exploitation d’outils d’intelligence artificielle a déjà dépassé les métavers et les NFT, en 2023. Valentino, Moncler, Levi’s, Gucci, Prada, Coperni (pour ne citer qu’eux), toutes ces maisons de luxe et grandes marques ont utilisé l’IA pour rationaliser leurs chaînes d’approvisionnement ou en tant qu’assistant de création. Kering a présenté en avril dernier Madeline, un acheteur personnel doté d’une IA permettant d’accéder à diverses filiales du groupe (Gucci, Bottega Veneta, Alexander McQueen, Balenciaga…). 

Selon le cabinet McKinsey, l’IA générative pourrait ajouter jusqu’à 275 milliards de dollars au bénéfice des secteurs de l’habillement, de la mode et du luxe. Quant au rapport The Future of Generative AI For Luxury Brands, publié par Jing Daily (média de référence traitant des évolutions du luxe en Chine), l’utilisation de cette technologie a déjà permis au secteur de la mode d’engranger 4,6 milliards de dollars en plus, en 2023. 

 

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Données, données moi 

Le premier impact de l’IA ? Le voilà : une optimisation des données et des ressources numériques pour gagner du temps (considérablement) et de l’argent (pour les entreprises). Autrement dit, l’IA est le réceptacle virtuel de notre intelligence collective. C’est-à-dire que cette technologie se nourrit des milliards de données générées par l’humain chaque jour. Plus elle en absorbe, plus elle devient intelligente et sophistiquée. Ensuite, elle traite cette matière à travers des algorithmes et une puissance de calcul. 

Pour l’instant, nous n’en sommes qu’aux prémices, mais au XXIe siècle les grandes mutations de l’humanité vont vite (très vite, parfois trop). In fine, l’IA d’aujourd’hui sera déjà dépassée demain. Depuis moins d’un an, tout le monde (États, institutions, milieu économique) est en train de prendre le train en marche.  D’après les experts du sujet, c’est littéralement une question de vie ou de mort. En premier lieu pour les entreprises mais aussi pour les nations, oui rien que ça. 


La course au leadership mondial 

Les ami(e)s, accrochez-vous, car la rédac’ va rentrer dans le dur (LOL). L’autre impact de l’IA concerne directement la géopolitique. À ce titre, nous vous recommandons vivement de lire et d’écouter Asma Mhalla, spécialiste franco-tunisienne des enjeux géopolitiques de la tech’. C’est simple : au cours des 30 prochaines années, le leadership mondial se jouera principalement sur l’IA. Pour l’instant, deux grandes puissances mènent la danse et s’affrontent sans pitié : les États-Unis et la Chine. Chacune de ces deux nations ont donné naissance aux géants de l’Internet : les Gafams et les BATX. Mais elles ne se battent pas pour savoir qui a créé le meilleur réseau social ou le site de vente en ligne le plus successful, même si c’est déjà capital. 

 

D’ici 2049, les Chinois entendent bien supplanter les Américains sur le plan militaire, et c’est principalement à ça que les deux pays emploient l’IA. 

 

Bien évidemment, Washington impose de plus en plus de restrictions commerciales sur l’armement et les nouvelles technologies afin de mettre des bâtons dans les roues des Chinois (qui en sont encore tributaires). Les États-Unis envisagent même de créer une armée de robots-soldats. Ce projet, nommé Replicator, consiste à créer une synergie entre l’armée et les industriels afin de produire à grande échelle des robots autonomes équipés d’IA. Il a été imaginé récemment, pour contrer le risque d’une attaque chinoise sur Taïwan. 

L’intérêt d’envoyer des robots faire la guerre à notre place ? Limiter les pertes humaines, ce qui est loin d’être négligeable. Mais si jamais un robot-soldat venait à commettre une bavure ? Qui serait jugé ? Voilà un vaste débat pour les juristes du monde entier. Et en amont, sur quelles bases éthiques (code de la guerre, déontologie militaire…) serait-il configuré ? Vous avez le vertige ? C’est normal, l’impact de l’IA sur nos vies et le monde est juste exponentiel. 

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La maîtrise de l’information 

Souvenez-vous, un peu plus haut, l’auteure de ces lignes vous parlait du poids des données dans le développement de l’IA. Puis de la rivalité États-Unis-Chine. Sachez qu’aujourd’hui, l’Empire du milieu génère à lui seul 20 à 25% des données mondiales, surpassant ainsi le pays de l’oncle Sam. En plus de la suprématie technologique, industrielle et militaire, les Chinois pourraient aussi dominer l’information. Or, vous le savez aussi bien que nous, l’information est le nerf de la guerre au XXIe siècle. Sa maîtrise (et la chasse aux fake news) est l’un des défis numéro 1 de toutes les démocraties libérales de la planète, ébranlées par la propagande et la manipulation de l’opinion publique souvent liées aux influences étrangères. 


Un monde déformé ? 

Au-delà de la géopolitique, soyons plus prosaïques. L’IA se nourrit de données. Son algorithme est basé sur le système empirique (c’est le moment de réviser vos bases en philosophie). Imaginez deux secondes : un beau matin, 1 milliard de personnes se réveillent et décident que la Terre est plate (franchement, on y est presque). Chacun y va de son article, de sa vidéo, de son commentaire. 

 

Fatalement, Chat GPT, pour ne citer que lui, finira par faire sienne la théorie “platiste”. Voilà un autre impact de l’IA. Celui-la inquiète particulièrement les enseignants et le système éducatif. C’est pourquoi un peu partout dans le monde, se développe des programmes pédagogiques incorporant l’IA. L’objectif ? Que la jeunesse s’approprie ce formidable outil pour optimiser ses connaissances, ses devoirs et élargir ses horizons, tout en cultivant son esprit critique. L’auteure de ces lignes revient tout juste d’Educatech (à Paris), le plus grand salon européen dédié à l’innovation éducative. Autant vous dire que l’IA est sur toutes les lèvres. 

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500 millions d’emplois d’ici 2033 

Avouons-le, malgré l’immensité des enjeux (et des dérives potentielles), l’IA est grisante. Tellement qu’il est en réalité extrêmement difficile d’imaginer le futur. Nous le savons déjà, notre monde va se métamorphoser. Des métiers vont disparaître, des milliers de nouveaux (qu’on ne connaît pas encore) vont émerger. D’ici 2033, l’intelligence artificielle pourrait créer 500 millions d’emplois à travers la planète. L’impact de l’IA, c’est donc (aussi et surtout) l’espoir de continuer de développer nos sociétés et endiguer la pauvreté. 

 

Pour continuer sur une note pleine d’espoir (la rédac’ est de bonne humeur) : l’IA aura aussi un impact considérable sur notre santé. Particulièrement en matière de prévention. Des outils utilisant l’intelligence artificielle permettent déjà (entre autres) de détecter le cancer de la peau à un stade très précoce ou les signes avant-coureur de la sclérose en plaques. Qui sait, demain peut-être que nous pourrons porter une montre connectée capable de faire régulièrement des bilans sanguins et hormonaux ? Le b.a.-ba pour suivre son état de santé, mais qu’on rechigne à faire (manque de médecins, agendas saturés, angoisses…). Pour l’instant, des montres connectées calculent déjà le taux d’oxygène dans le sang (utile pour prévenir des maladies comme le covid) et surveillent le diabète. Bien sûr, il ne s’agirait pas non plus de se fliquer 24 heures sur 24, tout est question d’équilibre. 

 

Avec l’intelligence artificielle, tout est plus simple et rapide : de la réservation d’un billet d’avion à la maîtrise de ses finances, en passant par allumer la lumière chez soi, ou rédiger un brief convaincant avant une réunion primordiale ! Bref, l’impact de l’IA est abyssal et Shoelifer ne prétend pas être exhaustif. Voilà en tout cas un premier aperçu, qui donnera sans doute lieu à un chapitre 2…

Photo (c) : Henry Cotton’s

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