ON A TESTÉ LE NOUVEAU RESTAURANT FRANÇAIS DE CASABLANCA, LA CLOSERIE

Nous avons eu l’occasion de tester, La Closerie, qui a ouvert ses portes à Casablanca il y a quelques jours à peine. Ce nom résolument français résume parfaitement ce qu’on y trouve : tous les ingrédients nécessaires à la conception d’une brasserie, une vraie. Ambiance, plats, déco et petits plus, on vous raconte tout.


La Closerie, ce sont trois associés, deux Bordelais et un Parisien, fous de gastronomie et de produits du terroir. Et ça se voit tout de suite dans l’assiette. Le chef, Benjamin Massot, jeune Bordelais (encore), propose des spécialités du sud-ouest français et des plats internationaux. On trouve par exemple un foie gras fait maison, fin et savoureux, et un bon tataki de bœuf, une pièce de viande charolaise travaillé à la japonaise. Mais aussi des boulettes croquantes aux saveurs sud-américaines, ou, toujours dans la même région, un cevice de poisson blanc, agrémenté de graines de grenade et relevé d’un filet de citron. Autre coup de cœur, la pièce de filet de bœuf, servie avec des mini carottes glacées, des petits pois et des fèves. Le plus de cette viande ? Cuite à la perfection, elle se coupe comme du beurre et fond en bouche : simple et sans bavure.

On en arrive à notre partie préférée du repas, le dessert. Nous en avons goûté deux différents… et ils allaient très bien ensemble. Est-ce pour que l’on vous incite à en prendre plusieurs ? Absolument ! Le premier, le “chocolat en 3 textures” : de craquantes brisures de chocolat, qui font presque office de biscuit, recouvertes d’une mousse fondante. Au-dessus, du chocolat ciselé en triangles, fins, doux et croquants. Un pur délice. Le second est un cheesecake aux fruits de la passion et à la mangue, servi en plusieurs mignardises, frais comme tout.

Petites attentions, grand effet :

Mais ce qui nous a vraiment conquises, ce sont les petits détails qui font la différence. Par exemple, partant du constat que le pain (fait maison) perd rapidement de sa fraîcheur, il est cuit en deux temps. La première cuisson a lieu dans l’après-midi, à l’approche du service. La seconde, juste avant d’être servi. Résultat : un pain chaud et croquant. Attention à ne pas le finir avant l’arrivée des plats, tout de même.

L’autre détail ? La qualité du vin servi au verre. Il arrive souvent, quand les bouteilles sont ouvertes la veille (ou plus), que le vin s’évente, ou du moins perde ses parfums. À La Closerie, les bouteilles destinées à être servies “au verre”, sont conservées dans un frigo dans lequel tourne de l’azote, maintenant la qualité du vin et même, l’améliorant. La bouteille n’en sort pas : le vin est servi par un système de robinet, comme avec un fût.

Une atmosphère parigote et légère

À l’entrée de La Closerie, on imagine, à la petite taille de la porte, que l’on entre dans un lieu exigu. Il n’en est rien. Spacieux et profond, le restaurant, même sans fenêtre, reste lumineux. La déco y joue pour beaucoup : la partie supérieure des murs est peinte en blanc pour plus de luminosité. Des boiseries, symboles de la brasserie, recouvrent la partie inférieure. Les murs blancs sont recouverts de miroirs, agrandissant encore plus l’espace et reflètent les nombreux luminaires de la salle et du bar, une source de lumière à lui tout seul. Le grand comptoir en marbre vert, qui fait écho aux assises de la salle, invite au partage et, pourquoi pas, à manger seul en discutant avec le barman. Tout l’esprit d’une brasserie, en somme.
On a donc le choix, entre le bar, les tables hautes pour partager des assiettes sur le pouce ou la salle pour s’attabler et dîner.
Note importante, la musique, qui se fait entendre, sans pour autant vous empêcher de communiquer. On écoute John Legend, Alicia Keys, des remix lounge de bossa nova, en passant par Sade. Un autre délice, pour les oreilles celui-ci.

Info de taille : La Closerie n’ouvre (pour l’instant) que pour le dîner.

La Closerie
Ouvre à 17h
Service voiturier
185, boulevard Bir Anzarane, Casablanca.
Tél. : +212 5 22 99 64 05

 

En image de une: le chef Benjamin Massot.

Farah Nadifi

C’est d’abord à une carrière d’avocate que Farah aspire, après avoir eu son bac à Marrakech. Rapidement, néanmoins, sa passion pour la mode la rattrape. Née à Paris où elle vit jusqu’à ses 14 ans, elle baigne dans ce milieu : sa mère fait carrière dans le retail de luxe. Après être passée chez YSL, Salvatore Ferragamo, Giorgio Armani ou encore Miu Miu, elle est approchée pour diriger le premier flagship de luxe à Casablanca : la boutique Fendi. Elle la dirige quatre ans avant de devenir acheteuse pour Gap et Banana Republic. Mais au bout de 10 ans de carrière dans le retail, elle se lance dans une nouvelle aventure en s’essayant à l’écriture. C’est avec Sofia Benbrahim qu’elle collabore d’abord, pour L’Officiel Maroc, puis Shoelifer, en tant que journaliste mode et lifestyle.

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