VOYAGER EN ALBANIE : UNE ESCAPADE LOIN DES CIRCUITS RODÉS

VOYAGER EN ALBANIE : UNE ESCAPADE LOIN DES CIRCUITS RODÉS

Après la Croatie, la Roumanie ou encore le Monténégro, Shoelifer poursuit son exploration des Balkans et vous propose cette fois de voyager en Albanie. On vous dit pourquoi le “pays des aigles” coche toutes les cases d’une évasion rafraîchissante et dépaysante. 

Longtemps restée à l’écart des radars touristiques, l’Albanie s’affirme aujourd’hui comme l’une des destinations les plus en vogue d’Europe. Elle figure d’ailleurs parmi les destinations européennes recommandées par Condé Nast Traveller. Si sa Riviera séduit autant par ses stations branchées que par ses plages sauvages, son arrière-pays renferme quant à lui bien des trésors : villages perchés, parcs nationaux, lacs et rivières limpides et traditions vivaces. De quoi varier les plaisirs et satisfaire tout le monde. 

Ce qui est appréciable, c’est que sa superficie – un peu moins de 30 000 km2 – permet de saisir la diversité de ce territoire en seulement dix  jours. Au départ de Tirana, la capitale, on peut partir un peu plus au nord à la découverte des régions montagneuses, et puis mettre le cap sur le sud vers les plages incontournables et les bourgades authentiques. Autre atout non négligeable de cette destination,  la procédure de Visa est simplifiée grâce à un formulaire en ligne rapide et accessible 24h/24. Mieux encore, l’accès est direct pour les détenteurs d’un visa Schengen ou américain.


Comment y aller ? 

Pour voyager en Albanie depuis Casablanca, il faut prévoir un vol avec escale pour rejoindre Tirana. De nombreuses compagnies aériennes, comme Lufthansa, Pegasus Airlines et Turkish Airlines proposent plusieurs liaisons par semaine. En termes de rapport qualité/prix et durée d’escale, un premier vol vers Istanbul reste souvent la meilleure option. Une fois sur place, louer une voiture est vivement conseillé pour parcourir ce petit pays en toute liberté. Et profiter pleinement de la diversité des paysages, entre mer, montagnes et campagnes préservées.


Tirana, une capitale en plein renouveau

Escale obligée ou presque, Tirana se visite en une à deux journées. Si ce n’est pas la plus belle ville du pays, la capitale offre un aperçu saisissant de l’Albanie contemporaine, entre mémoire historique et élan créatif. Marquée par un lourd passé communiste, elle s’est peu à peu métamorphosée en une ville animée et surprenante de contrastes. 

Le spot incontournable ? L’éclectique place Skanderbeg, en hommage à un héros national, qui rassemble des bâtiments témoignant d’un mélange audacieux d’époques et d’influences. On pose d’ailleurs ses valises juste à côté, au Mariott Tirana, apprécié pour son emplacement au cœur de la ville. Il se trouve en effet à proximité du grand parc municipal et du quartier branché de Blloku, et ses vues sur le stade et l’environnement verdoyant de la ville. 

Pour poursuivre l’exploration de l’histoire albanaise contemporaine, direction la Maison aux Feuilles, appelée aussi le Musée national des écoutes, qui expose de façon pédagogique la période trouble de la dictature. Plus insolite encore, la Villa 31, ancienne demeure du dictateur Enver Hoxha, est désormais ouverte au public et accueille des artistes en résidence. Un symbole fort de renouveau.

Mariott Tirana 
Adresse : Sheshi Italia, Tiranë 1001, Albanie
Téléphone : +355 4 450 0500
Prix : 2800 DHS


On sort où ?

Hors de question de voyager en Albanie sans goûter à sa cuisine traditionnelle. On s’attable donc dans une zgara, établissement populaire où l’on savoure de généreux plateaux de qofte, la version albanaise des boulettes. On y déguste aussi de fameux légumes farcis, dans une ambiance détendue et conviviale. Le même esprit chaleureux règne dans les taverna de Tirana, comme l’incontournable Oda Garden ou le plus moderne Mullixhiu. Tous deux sont réputés pour leurs plats typiques et leur atmosphère ancrée dans les traditions, souvent rythmée par des airs de musique locale. 

On peut aussi choisir Gzona, une adresse contemporaine qui revisite les classiques albanais avec créativité tout en restant fidèle aux saveurs du terroir. Ses atouts ? Un cadre raffiné, une ambiance festive avec de la music live. En cuisine, le chef s’inscrit dans une démarche slow food : respect des saisons et collaboration directe avec des producteurs du pays. 

Pour ceux qui souhaitent goûter à la nightlife albanaise, direction le quartier de Blloku, l’un des plus vibrants et branchés de Tirana. Symbole de la métamorphose de la capitale, cet ancien bastion réservé à l’élite communiste est aujourd’hui un haut lieu de vie urbaine. Boutiques stylées, galeries d’art, cafés et bars animés s’y côtoient, à l’image du Radio, une adresse prisée pour ses cocktails et son atmosphère rétro et décalée.


La montagne, en mode randonnée

À quelques kilomètres seulement de Tirana, les férus de randonnée seront comblés par la montagne de Gamti et le lac Bovilla. Au programme : sentiers escarpés, panoramas spectaculaires, crêtes verdoyantes et eaux turquoise. L’avantage ? Il est tout à fait possible de loger à Tirana et de rejoindre ce site le temps d’une excursion d’une journée. Non loin de là, le village perché de Krujë, chargé d’histoire, dévoile ses ruelles pavées et ses maisons médiévales. 

Autre halte remarquable : la grotte de Pellumbas, dite “grotte noire”, connue pour ses formations géologiques impressionnantes, stalactites et stalagmites. Aux alentours, de nombreuses randonnées sont également possibles notamment l’exploration du canyon de la rivière Erzeni.  Le petit plus : au pied de la cascade du canyon, le spot est idéal pour se rafraîchir et se baigner. 

Ceux qui souhaitent voyager en Albanie à la découverte de ses richesses naturelles pourront s’aventurer plus loin, au cœur des reliefs spectaculaires du pays. Dans ce cas, il faut prendre la route qui mène vers le nord en direction du parc national de Thethi ou du lac de Koman. Sur ce site exceptionnel aux eaux turquoises, on serpente en bateau entre des gorges étroites et des falaises vertigineuses. Une traversée qui offre un moment hors du temps, au plus près d’une Albanie sauvage et préservée.


Durrës, l’étape de la côte adriatique

Située à une quarantaine de minutes de Tirana, Durrës est le principal port d’Albanie. Ancienne cité romaine tournée vers la mer, elle dévoile encore quelques trésors archéologiques, dont son impressionnant amphithéâtre, imbriqué au cœur de la ville.  Mais, on vient surtout à Durres pour profiter des plages. Petit bémol, elles peuvent être très fréquentées en période estivale. 

On opte dès lors pour celle de Kallmi, plus discrète, qui offre encore une atmosphère paisible. Pour y passer la journée voire un peu plus, on peut se poser au Kallmi Bukur, un petit hôtel-restaurant familial, les pieds dans l’eau. Une escale sans prétention pour savourer au calme un verre de raki, la boisson traditionnelle albanaise, accompagné d’un poisson grillé tout juste pêché (ici, ça se fait en pédalo). 

À lire aussi : ROBES D’ÉTÉ 2025 : 9 TENDANCES À COPIER D’URGENCE


La riviera albanaise, entre fêtes et farniente 

Impossible de voyager en Albanie sans s’offrir quelques jours de pure détente sur la riviera, autrement dit la côte turquoise qui s’étire le long de la mer Ionienne. Son atout ? Des plages sauvages et des stations balnéaires qui cultivent leur singularité, entre séjour paisible et farniente chic à Dhërmi ou des vacances animées et festives à Saranda, à la frontière grecque. 

À Dhërmi, on craque pour ses maisons de pierres et ses ruelles en pente. Quant à Saranda,  reconnue pour ses nombreuses boîtes de nuit, bars à cocktails et lounges,  on y va pour faire la fête, mais pas que. Le site archéologique de Butrint, situé à une vingtaine de kilomètres de la ville, est célèbre pour ses vestiges de l’ancienne cité gréco-romaine et son emplacement dans le parc national de Butrint. 

On peut aussi trouver le parfait équilibre entre plages et découvertes culturelles en prenant la direction de Himarë. Ici, avant de lézarder sur la plage de sable fin de Potami ou dans la crique tranquille de Llamani, on prend le temps de visiter la citadelle ou le château de Porto Palermo. Enfin, on peut également commencer l’exploration de la riviera à partir de Vlore, à l’extrême sud de la côte adriatique. Un point de départ idéal pour arpenter le parc national de Llogara. Véritable joyau naturel, il offre une combinaison unique de montagnes majestueuses et de vues imprenables sur la mer Ionienne. 

À lire aussi : SHA WELLNESS CLINIC : LE NEC PLUS ULTRA DES RETRAITES BIEN-ÊTRE


Berat, un condensé d’art de vivre authentique 

En prenant la direction du centre-sud du pays, à environ 2h30 de route de Tirana, on découvre un autre pan de la richesse culturelle de l’Albanie : Berat et son héritage ottoman. La “ville aux mille fenêtres” est l’une des plus anciennes cités albanaises. Soigneusement conservé, son patrimoine datant en partie du XIIIe siècle figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.

Mais Berat n’est pas uniquement appréciée pour son architecture, elle l’est aussi pour son artisanat traditionnel, notamment le tissage de kilim, la broderie et la sculpture sur bois. Ses ruelles pavées sont d’ailleurs toujours largement bordées d’échoppes valorisant ces savoir-faire. Last but not least, Berat se love au cœur d’une région vallonnée traversée par la rivière Osum. Le point de départ idéal pour s’immerger dans une nature sauvage, notamment à travers des sorties en rafting. 

Côté hébergement, on opte sans hésiter pour l’hôtel Castelpark, niché au milieu de la forêt, à deux pas de la ville, pour profiter pleinement du cadre champêtre environnant. L’hôtel proposant des cours de cuisine, c’est l’occasion parfaite pour s’initier à la gastronomie locale en passant derrière les fourneaux.

Hôtel Castelpark Berat
Adresse : Rr. Berat-Drobonik, SH74, Berat, Albanie
Téléphone : +355 67 200 6623
Prix :  940 DHS
No Comments Yet

Comments are closed

@shoelifer

Instagram