EXPOSITION AU SOLEIL : ON DÉMÊLE LE VRAI DU FAUX

EXPOSITION AU SOLEIL : ON DÉMÊLE LE VRAI DU FAUX

En matière d’exposition au soleil, certaines idées reçues sont encore tenaces. Un SPF 50 ne nécessite pas d’être réappliqué, la crème est plus efficace que l’huile, la peau mate peut se passer de protection… Qui dit vrai ? On vous partage les bons réflexes à adopter pour un été serein.

Vous voilà enfin en vacances et vous ne rêvez que d’une chose : passer vos journées à lézarder à la plage ou au bord de la piscine. Seulement, on ne vous apprend rien, les rayons UV sont nocifs pour la santé de votre peau. Une exposition au soleil prolongée est donc dangereuse. Surtout si l’on se protège mal ! Alors pour limiter les dégâts, il est primordial de connaître ces quelques règles d’or. Voyez plutôt.


1 – SPF, IP, FPS : ces sigles signifient la même chose.

Vrai. SPF est l’acronyme de Sunburn Protection Factor. Facteur de Protection Solaire ou encore Indice de Protection sont des synonymes en français. Les trois sigles désignent un indice mesurant le niveau de protection d’un produit solaire et traduisant le temps durant lequel il est possible de s’exposer avant de prendre un coup de soleil. Plus cet indice est élevé, plus l’action de photoprotection du produit est élevée. Ses valeurs s’étendent de 6 (protection faible) à 50+ (très haute protection). Exemple : si on attrape un coup de soleil sans protection solaire au bout de 10 minutes, un produit avec un FPS 6 assurera une protection de 60 minutes (6 x 10 minutes).


2 – Seuls les UVB entraînant des coups de soleil sont nocifs

Faux. Les UVA ont longtemps été considérés comme inoffensifs, mais il est désormais admis que 75 % d’entre eux sont susceptibles de dégrader l’élastine et le collagène, d’atteindre l’ADN et de favoriser ainsi l’apparition de cancers cutanés. On sait aussi qu’ils sont indolores, présents toute l’année et peuvent pénétrer la peau très profondément. D’ailleurs, les laboratoires intègrent désormais dans les formules des produits solaires des filtres anti-UVA. Un ratio entre anti-UVB et anti-UVA de 1 à 3 est observé. Exemple : Une crème FPS 30 doit afficher un facteur de protection anti-UVA de 10.


3 – Les infrarouges (IR) sont cools…

Vrai et faux. Le rayonnement des infrarouges est ressenti sous la forme de chaleur et ce réchauffement peut être interprété comme un signal d’alarme : “Arrêtez l’exposition au soleil !” La dangerosité des infrarouges tient au fait qu’ils sont capables de pénétrer dans la peau en profondeur, de provoquer des lésions de l’ADN, d’induire un photovieillissement accéléré et d’altérer le fonctionnement des cellules. Or, il n’existe pas à ce jour de molécule capable d’absorber le rayonnement infrarouge. En attendant, les laboratoires incluent dans leurs formules des réflecteurs pour atténuer ce rayonnement. Une sorte de bouclier qui bloque les infrarouges à la surface de la peau.

À lire aussi : CRÈME SOLAIRE 2024 : NOS 8 MUST-HAVE DE L’ÉTÉ !


4 – L’exposition au soleil prolongée exige une application répétée du produit solaire

Vrai. L’application doit être renouvelée toutes les deux heures, après chaque baignade, lorsqu’on a transpiré ou après l’usage d’une serviette de plage. Le produit s’applique sur la peau sèche et en quantité suffisante : 1 cuillerée à café pour le visage et 2 à 3 cuillerées à soupe pour le corps, que l’on lézarde sous un parasol ou par temps nuageux.


5 – J’ai le teint très mat. Je peux bronzer sans risque en utilisant un produit à FPS 15.

Faux. Lors d’une exposition au soleil prolongée (plage, piscine, randonnée, etc.), il ne faut jamais descendre sous la barre des 15 à 25 pour les peaux noires, 30 pour les peaux mates et 50 à 50+ pour les peaux claires. L’indice est revu à la baisse au fur et à mesure que la peau s’habitue au soleil, et donc au fur et à mesure qu’elle bronze.

exposition au soleil


6 – J’utilise une crème IP 50+. Je peux sans risque faire la sieste au soleil, après le déjeuner, aux alentours de 13 h.

Faux. La tranche horaire la plus dangereuse en termes d’intensité solaire est celle comprise entre midi et seize heures (GMT). Il est important de toujours garder à l’esprit que, même généreusement enduite de crème solaire, la peau risque de brûler en cas de fort ensoleillement. Par ailleurs, ce risque est d’autant plus élevé que la peau est claire.


7 – Pour des activités quotidiennes en ville, porter une crème de protection solaire FPS 50+ est nécessaire.

Faux. Pour des activités quotidiennes durant lesquelles l’exposition au soleil est de courte durée (conduite en ville, marche sur de courtes distances, café rapide en terrasse, etc.), un soin de jour et un fond de teint sont largement suffisants si l’un ou l’autre contient un écran solaire (SPF) de 15.

À lire aussi : QUELLE ROUTINE BEAUTÉ ÉTÉ ADOPTER ?


8 – Pour protéger son visage pendant une exposition, les produits à texture crème sont les plus efficaces.

Faux. Qu’il s’agisse d’une huile, d’une crème, d’une brume ou d’un fond de teint, la protection est la même. Le choix d’un produit solaire se fait en fonction du phototype (sensibilité de la peau aux UV) mais aussi du type de peau. Ainsi, une peau claire (mixte à grasse) optera pour un produit à très haute protection (FPS 50+) en texture fluide qui va protéger tout en matifiant. À l’inverse, une peau à tendance sèche ou déshydratée aura besoin d’une texture plus confortable, telle qu’une crème. Et c’est pareil pour le corps !

exposition au soleil


9 – Je suis un homme. J’ai une peau costaude. Je n’ai pas besoin de me protéger le visage.

Faux. Évidemment. Si les peaux masculines sont plus épaisses, elles restent sensibles au rayonnement des UVA, UVB et autres IR. Les formes galéniques des produits de protection solaire sont de plus en plus sophistiquées, avec un fini insoupçonnable, permettant aux hommes de les utiliser plus facilement.

Photo (c) : Vogue

No Comments Yet

Leave a Reply

Your email address will not be published.

@shoelifer

Instagram