4 SOLUTIONS POUR SOULAGER SON ÉCOANXIÉTÉ (ET SAUVER LA PLANÈTE)

écoanxiété

Après cet été apocalyptique, vous souffrez d’écoanxiété? Il est temps d’entamer une vraie transition écologique. Certes, celle-ci a un coût, mais elle sera bénéfique pour la planète, votre santé et (à terme) votre portefeuille. Retour sur investissement garanti. Voici quatre pistes qui peuvent réellement changer la donne.

L’écoanxiété, le mal du siècle ? Théorisé dans les années 1990, ce concept est devenu mainstream cet été, et est sur toutes les lèvres depuis la rentrée. Car l’été 2022 a surpassé les meilleurs films catastrophe made in Hollywood : incendies, canicules, inondations, orages d’une intensité hors norme, rien ni personne n’aura été épargné par le réchauffement climatique. Conséquence? De plus en plus de personnes développent un sentiment d’angoisse et d’inquiétude chronique face à la crise écologique, qui n’est plus une menace abstraite ou lointaine, mais une réalité très concrète.

Stress hydrique, pluviométrie à son plus bas niveau historique, sécheresses inédites, feux de forêt d’une rare intensité… le Maroc n’est pas épargné par le dérèglement climatique. Et doit faire face avec l’ensemble de la communauté internationale à un défi de taille : réduire sa dépendance aux hydrocarbures (pétrole, charbon, gaz naturel) et à leurs dérivés (plastiques), de plus en plus chers et surtout extrêmement polluants.

Chez Shoelifer, on considère que l’écoanxiété peut être un fabuleux moteur de mobilisation pour passer à l’action et contribuer, à notre échelle, à sauver la planète. Et puis, l’électricité et le gaz vous coûtent plus cher à vous aussi.

Suivez donc le guide pour faire du bien à la planète… et à votre compte en banque.


Soleil, mon beau soleil

Au Maroc, le soleil brille 300 jours par an et produit cinq fois plus d’irradiation qu’en Europe. Or, l’énergie solaire permet de fabriquer de l’électricité à partir de panneaux photovoltaïques. Dans le royaume, 50% de l’électricité nationale est produite à base de charbon, une énergie fossile très polluante. Nous proposons l’installation de panneaux solaires photovoltaïques sur les toits des immeubles, des maisons, et bien sûr des usines. Ils produisent une énergie beaucoup plus propre qui permet de réduire les factures d’électricité de 40 à 50%”, explique Michel Benhaïm, directeur de la société Econosol, à Casablanca.

Pour bien comprendre, les panneaux photovoltaïques fabriquent de l’électricité pendant les heures d’ensoleillement, une électricité directement consommée par la structure. A fortiori par la maison, d’où l’intérêt, pour ceux qui installent cette technologie, de faire fonctionner leur électroménager particulièrement énergivore (lave-vaisselle, machine à laver, chauffe-eau, four…) pendant la journée. “La nuit, votre opérateur (la Lydec par exemple) prend le relais, mais fait fonctionner des engins qui consomment moins, comme la télévision et la lumière”, précise Michel Benhaïm.

Pour installer des panneaux photovoltaïques dans une maison ou une villa, le budget varie selon le profil de consommation et la superficie du bien, détaille Michel Benhaïm: “Une installation standard peut coûter entre 45.000 et 65.000 DH”. Évidemment, plus la maison possède d’installations électriques -une pompe pour la piscine notamment- plus les économies sont grandes : à partir de 40%. Afin de s’émanciper presque totalement d’un opérateur, il est possible de stocker l’électricité fabriquée par le soleil, “mais dans ce cas, on utilise une batterie au lithium, un produit très cher à l’import, qui double le prix du devis”, estime ce dernier.

Vous l’aurez compris, la transition écologique nécessite des investissements conséquents. Mais ils permettent de faire de sérieuses économies à court, moyen et long terme, d’autant plus dans un contexte où les énergies fossiles connaissent une inflation sans précédent. Autre atout : les installations solaires sont prévues pour durer dans le temps, 20 à 25 ans minimum.

Pour en savoir plus : https://www.econosol.ma/
Adresse : 122, av. Mohamed Sijilmassi, Casablanca
Tél. : 0664-696995

VOIR AUSSI : ÉCOLOGIE : SIX STARS QUI S’ENGAGENT POUR SAUVER LA PLANÈTE


Sus aux bouteilles d’eau !

L’eau minérale, c’est la vie. Mais la bouteille en plastique, c’est du pétrole ! La solution ? Investir dans un système de filtrage d’eau, pour consommer (sans inquiétude et avec bonheur) l’eau du robinet. Attention, on ne parle pas de la carafe à eau filtrée (un bon début), mais d’un filtre ultra-sophistiqué. Comme chez Bio Osmosis, qui propose un système de filtration selon trois étapes : la purification sédimentaire (qui élimine les particules, les microsédiments, les résidus chimiques, le chlore et le calcaire), l’osmose inversée (pour obtenir le plus pur de la molécule H2O), et le “finissage” (pour reminéraliser, revitaliser et donner un goût neutre à l’eau).

C’est écolo, c’est bon pour la santé et surtout c’est économique : “Selon une étude marocaine, un foyer de 5 personnes consomme 2 bidons de 5 litres d’eau tous les trois jours. À la fin du mois, ça représente une dépense comprise entre 230 et 300 DH”, nous apprend Mounssif Benchekroun, directeur de Bio Osmosis.

À contrario, le système de filtration de l’eau coûte en moyenne 7 DH d’électricité par mois. Côté prix : l’entrée de gamme est comprise entre 1200 et 1300 DH quand le haut de gamme démarre à 2400 DH. Par ailleurs, pas besoin d’en installer à tous les robinets, “pour la douche, par exemple, il suffit de mettre un adoucisseur afin d’éviter le calcaire”, explique Mounssif Benchekroun.

Autre solution pour faire des économies : installer un réducteur de pression (sur les robinets ou les ballons d’eau chaude), qui permet de réduire de 50% sa consommation d’eau. Un produit disponible à la vente en ligne, à moins de 70 DH. Mais attention, ces réducteurs n’améliorent en aucun cas la qualité de l’eau.

Adresse : 93 rue Socrate, Casablanca
Tél. : 0661-312231


Mon bolide électrique

Pour en finir avec le pétrole (très polluant on l’a déjà dit), mais aussi la flambée des prix à la pompe, pourquoi ne pas opter pour une voiture électrique ? C’est vrai, le Maroc a encore quelques efforts à faire en termes de stations de rechargement, mais c’est juste une question de temps. On le sait : la mue du transport -deuxième émetteur de CO2 dans le monde- est inévitable, et va arriver plus vite qu’on ne le croit.

Pour ceux qui en doutent encore, la voiture électrique peut aussi être synonyme de luxe et de performance. La preuve avec BMW, qui a récemment lancé sa gamme 100% green sur le marché marocain. Des bolides ultraperformants et suréquipés, mais ecofriendly ! Avec une capacité d’autonomie franchement intéressante : 600 kilomètres. Les constructeurs les plus prestigieux s’y sont mis : Mercedes-Benz, avec sa gamme hybride rechargeable (pour celles et ceux qui hésitent encore à opter pour le tout électrique) ou encore Honda avec la citadine “Honda e”, franchement électrisante et résolument sportive. En fait, vous avez l’embarras du choix.

Autre point positif lorsqu’on passe au green : on est dispensé de vignette (qui peut monter jusqu’à 6000 DH pour les gros moteurs). De quoi tempérer son écoanxiété !

Pour en savoir plus :
BMW
Mercedes-Benz
Honda


L’isolation, la base !

Des étés plus chauds, des hivers plus froids. Pour éviter de se ruiner dans une clim ou du chauffage, et multiplier de façon exponentielle son empreinte carbone : on envisage l’isolation thermique. Un concept quasi inexistant dans notre belle contrée, où les constructions ne sont pas pensées en prenant en compte ce paramètre. Pourtant, il suffit d’effectuer une requête Google pour observer l’essor des entreprises dans ce domaine au Maroc.

Rassurez-vous, même terminés, une maison ou un immeuble peuvent toujours être isolés. Dans un premier temps, on peut opter pour des huisseries en double vitrage. Et pour l’isolation thermique des murs, les professionnels utilisent en général du polyuréthane (réputé propre), de la laine de roche ou laine de verre, qu’ils viennent poser à l’intérieur ou à l’extérieur des bâtiments. En Europe, plusieurs États ont déjà lancé des programmes nationaux d’isolation thermique afin de lutter contre le gaspillage énergétique et protéger les populations des températures extrêmes.

Petit plus ? Qui dit isolation thermique, dit aussi, isolation phonique (adieu les bruits parasites). Le bémol : les travaux sont longs et souvent assez coûteux. Comptez entre 30 et 70 DH le m2. Mais encore une fois, l’investissement en vaut la peine.


Et pour commencer 

Bien évidemment, avant de consentir à de telles dépenses, n’oubliez pas les petits gestes individuels qui comptent : débranchez vos chargeurs, ne laissez pas tous vos appareils électroniques en veille, privilégiez les transports en commun ou la marche sur les courtes distances, consommez local et de saison, réduisez votre consommation de viande, bannissez la fast-fashion (du moins, réduisez votre consommation de fringues jetables), passez aux cosmétiques solides (savon, dentifrice…), et tout un tas d’autres choses… Mais ça, chez Shoelifer, on considère que c’est le minimum ! Alors, toujours écoanxieux ?

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