ANNÉES 2000 : LES TENDANCES QUE LE DIABLE S’HABILLE EN PRADA RESSUSCITE

ANNÉES 2000 : LES TENDANCES QUE LE DIABLE S’HABILLE EN PRADA RESSUSCITE

Le deuxième volet du Diable s’habille en Prada remet en pleine lumière l’aura mode du premier film, et avec elle certaines pièces emblématiques des années 2000. En 2026, ce vestiaire qu’on croyait parfois enterré signe pourtant son grand retour sur les podiums, entre clin d’œil nostalgique et vraie prise de risque stylistique.

 

Sorti en salles le 29 avril dernier, Le Diable s’habille en Prada 2 ravive l’héritage d’un film culte, qui a durablement marqué l’imaginaire vestimentaire. Vingt ans après le premier volet et sa plongée mordante dans l’univers impitoyable de la mode, le retour de Miranda, Andy et Emily agit comme un flashback très bien habillé. Il ne crée pas le revival années 2000, mais replace au premier plan l’influence mode du film original, ses pièces fortes et tout un vestiaire devenu iconique.

Pour les Millennials, cette décennie garde la saveur d’un souvenir pop. Pour la génération Z, elle devient un terrain de jeu stylistique, nourri par les clips, les séries de l’époque et les silhouettes assumées. Sur les podiums, le mouvement se confirme : taille basse, cravate, manteau spectaculaire ou sac statement signent un comeback aussi surprenant qu’assumé. Du film original aux collections 2026, décryptage en cinq pièces revenues hanter la mode avec beaucoup trop d’assurance.

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Waist of time

Dans Le Diable s’habille en Prada : Qui se souvient de la transformation d’Andrea Sachs ? Jean taille basse et crop top : LE combo iconique des années 2000, sorte de libération décomplexée où le nombril devient le centre du monde.

Sur les podiums en 2026 : On y retourne : la taille descend d’un cran, entre jupes, jeans et shorts mini, mini. Prada, Versace, McQueen, Victoria Beckham, Coach, Dior, Chanel… C’est belly dance sur le runway. Chez Rabanne, la différence est même de taille : une boucle de ceinture vient accentuer encore davantage la silhouette.


My tailor is rich

Dans Le Diable s’habille en Prada  : Blazer et cravate, l’association qui prend le pouvoir. Vous vous rappelez de Miranda apparaissant en veste dorée Bill Blass ou d’Emily en veste Rick Owens ceinturée Saint Laurent ? Le power dressing au féminin, taillé de près.

Sur les podiums en 2026 : On s’affirme. Chez Chanel, la veste croisée adopte une coupe courte. Chez Max Mara, un cordon élastique vient s’y glisser. Chez Dior, l’éternelle veste Bar revoit ses proportions. La cravate, favorite d’Andy dans le film, revient elle aussi chez Armani, Jonathan Anderson ou encore Dior.

 

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Sous le manteau

Dans Le Diable s’habille en Prada : Andy et son trench blanc signé Yigal Azrouël, le fameux manteau vert au col en fourrure léopard, ou encore l’arrivée de Miranda à Paris dans un manteau gris à finition crocodile conçu par Patricia Field (le manteau avait déjà le sens du spectacle).

Sur les podiums en 2026 : Il reprend du volume. Jonathan Anderson chez Dior l’imagine oversize ; chez Saint Laurent par Anthony Vaccarello, il s’impose par une carrure architecturale ; chez Céline, il s’allège dans une version fluide et immaculée.


L’affaire est dans le sac

Dans Le Diable s’habille en Prada : Le sac Carla signé Marc Jacobs porté par Andy, le Prada blanc de Miranda… Les sacs étaient de véritables marqueurs de statut. Portés au bras comme des trophées, ils oscillaient entre formats oversize, logos visibles et cuirs brillants. Tout sauf discrets.

Sur les podiums en 2026 : Les sacs emblématiques des maisons reprennent la main. Saint Laurent remet le Mombasa en lumière, Fendi revisite le Peekaboo façon perles et sequins, Dior continue de faire vivre le Saddle, tandis que Chloé réactive ses modèles cultes. Formats XXL ou mini, logos assumés, matières glossy ou denim… Le sac redevient une pièce statement, dans le plus pur esprit des années 2000.


Changer de casquette 

Dans Le Diable s’habille en Prada  : Andrea Sachs et sa gavroche en tweed ont marqué les esprits des fashionistas.

Sur les podiums en 2026 : Chez Emporio Armani, la gavroche reprend la tête, portée aussi bien par les hommes que par les femmes. On la retrouve aussi chez Louis Vuitton, jusque dans les pages du numéro de mai de Vogue France.

Soraya Tadlaoui

Amoureuse de mode et d’(entre)chats, Soraya Tadlaoui a étudié à Paris la conception rédaction et la danse. Après une première expérience auprès du service de presse de Burberry, elle fait ses armes à la rédaction d’ABCLuxe, au Glamour, en tant que styliste photo auprès du Bureau de Victor agence de photographe, puis à L’Express.fr/Styles. En 2009, elle s’envole pour New York à la poursuite de ses deux passions, avant de tenter l’aventure casablancaise en 2011. Elle intègre alors la rédaction de L’Officiel Maroc. Depuis, professeur de danse, styliste, rédactrice freelance pour différents supports de presse, éditrice de contenus en communication éditoriale et rédactrice web pour le webzine nssnss.ma, elle surfe sur la tendance et sur les petites vagues de Dar Bouazza.

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