INTERVIEW : LES CRÉATEURS DES COSMÉTIQUES HYPER STYLÉS THE MOROCCANS

The Moroccans, c’est une marque de cosmétiques et soins naturels, équitables et chic, qui commence à cartonner. C’est une page Insta super stylée. C’est aussi un duo de jeunes Marocains, Mouad Mohsine et Mohcyn Bousfiha. Mouad est ingénieur en agroalimentaire, Mohcyn est architecte d’intérieur et designer. Ils créent la marque fin 2015, à Marrakech et s’exportent depuis partout dans le monde. Comment a commencé cette aventure ? Ils nous l’expliquent…en beauté.

Comment l’idée de créer The Moroccans vous est-elle venue?
Mohcyn : L’idée est partie avec l’acquisition d’une oliveraie à l’Oudaya, près de Marrakech sur la route d’Essaouira : il y avait également, sur le terrain, toutes sortes de plantes aromatiques et médicinales. Nous avons acheté un alambic et nous avons commencé nos petites expériences, d’abord pour le fun. Puis, nous avons découvert, autour de nous, des coopératives spécialisées dans l’huile d’argan et l’huile de figue de barbarie. C’est l’envie de travailler avec ces coopératives qui a fait naître l’idée de The Moroccans en nous. On a commencé par créer une cellule de chimistes au sein de la ferme, et voilà! Au final c’est le terroir qui nous a inspiré, et ces femmes qui en vivent. C’est grâce à eux que nos gammes de produits de beauté 100% marocains sont nées.
Mouad : Pour la petite histoire, certains de nos packagings dessinés par Mohcyn représentent ces femmes de la coopérative. C’est notre hommage à Izza, Fadma et les autres.

The Moroccans, c’est aussi l’histoire d’une amitié. Racontez-nous votre rencontre:
Mohcyn : La rencontre ne date pas d’aujourd’hui, ni d’hier, nous sommes amis depuis de longues années. Notre amitié a été un élément très important sur le plan professionnel. Contrairement à l’adage qui dit qu’il ne faut pas travailler avec ses amis, nous, nous sommes complémentaires et assez fusionnels.

Comment aborde t-on la beauté lorsque l’on est un homme?
Mohcyn : À la base, nous ne sommes pas des professionnels de la beauté, c’est venu avec le temps, puis c’est devenu une passion pour tous les deux. Nos métiers d’origine, bien qu’éloignés de ce que nous faisons aujourd’hui, nous aident dans la manière dont nous abordons les choses.
Mouad : Il y a entre l’agroalimentaire, le design et la beauté, un lien qui se fait – finalement – assez naturellement.

Avez-vous un chouchou comme produit dans les gammes que vous proposez?
Mohcyn : Le produit-phare, selon moi, reste l’Élixir de graines de figues de barbarie. Ce produit est travaillé de manière artisanale et pressé à froid. Malgré cette technique ancestrale qui garantit sa qualité, l’huile repasse par le labo afin de vérifier de nouveau sa teneur en Vitamine E et en acide gras.
Mouad : Pour les personnes qui n’aiment pas l’odeur naturelle de l’huile d’argan (oui, oui, ça existe…), nous avons créé des mélanges avec des parfums naturels ou avec des huiles essentielles. Et c’est donc ce produit-là, mon chouchou : l’huile Argan & Amber qui est une ode au sublime et un hommage à l’Orient.

La première boutique The Moroccans vient d’ouvrir rue YSL à Marrakech, expliquez-nous le concept.
Mouad : Notre ligne est distribuée depuis plus de deux ans dans différentes boutiques et institutions partout dans le monde (de Marrakech à New York en passant par Dubaï, Ibiza, l’Australie..). Quand on a voulu ouvrir notre propre boutique, on ne pouvait choisir mieux que la prestigieuse rue Yves Saint Laurent à Marrakech, à côté du musée éponyme et des jardins Majorelle.
Mohcyn : En ouvrant la boutique, qui fait 130 m2, nous avons commencé dans un premier temps, par proposer uniquement notre ligne. Puis nous avons reçu plusieurs demandes d’autres marques (de tous types de produits), et nous avons décidé de leur ouvrir nos portes. Après tout, nous sommes The Moroccans, donc quoi de plus normal que de représenter d’autres designers marocains ou qui rendent hommage au Maroc…?

Vous avez d’autres projets ?
Maintenant que nous avons les bases, nous aimerions élargir encore notre gamme. Continuer sur notre lancée et être représentés un peu partout dans le monde. Faire voyager le terroir marocain à travers les frontières.

Propos recueillis par Farah Nadifi 

Farah Nadifi

C’est d’abord à une carrière d’avocate que Farah aspire, après avoir eu son bac à Marrakech. Rapidement, néanmoins, sa passion pour la mode la rattrape. Née à Paris où elle vit jusqu’à ses 14 ans, elle baigne dans ce milieu : sa mère fait carrière dans le retail de luxe. Après être passée chez YSL, Salvatore Ferragamo, Giorgio Armani ou encore Miu Miu, elle est approchée pour diriger le premier flagship de luxe à Casablanca : la boutique Fendi. Elle la dirige quatre ans avant de devenir acheteuse pour Gap et Banana Republic. Mais au bout de 10 ans de carrière dans le retail, elle se lance dans une nouvelle aventure en s’essayant à l’écriture. C’est avec Sofia Benbrahim qu’elle collabore d’abord, pour L’Officiel Maroc, puis Shoelifer, en tant que journaliste mode et lifestyle.

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