Que voir parmi les expos de juin ? Photographie documentaire, peinture habitée, archives rares, installations immersives… la rédac’ a sélectionné les événements culturels à inscrire dans son agenda sans traîner.
Casablanca
“Quiet Territories” de Oluwole Omofemi
SoArt Gallery accueille “Quiet Territories”, solo show du Nigérian Oluwole Omofemi, l’un des artistes africains les plus influents de sa génération. Connu pour ses portraits puissants autour de l’identité, de la représentation et de l’affirmation de soi, il a notamment réalisé en 2022 l’un des derniers portraits officiels de la reine Elizabeth II de son vivant, publié en couverture du magazine britannique Tatler. À Casablanca, il présente une série de peintures consacrées à des figures féminines saisies dans des moments de silence, loin de toute mise en scène spectaculaire. Regards détournés, attitudes immobiles, fonds colorés : l’artiste s’intéresse à ce qui se joue quand le sujet n’a rien à prouver, ni au spectateur ni au monde extérieur.
Infos pratiques :
À SoArt Gallery jusqu’au 19 juin 2026.
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 12h30 et de 15h30 à 19h.
Essayouti Place des Iris, 29 Rue Jalal Eddine Sayouti, Casablanca.
Tél. : 05 22 36 79 71
Accès gratuit.
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“Passages” de Marion Boehm
Disparue en 2023, l’artiste allemande Marion Boehm explorait les questions d’identité et de déplacement à travers d’immenses collages mêlant papiers déchirés, textiles et photographies d’archives. Dans “Passages”, les visages semblent émerger, puis disparaître sous des couches de matières et de textures. Entre Afrique et Occident, ses compositions questionnent les échanges culturels et les notions de territoire. Une œuvre aussi esthétique que politique.
Infos pratiques :
À Loft Art Gallery Casablanca jusqu’au 30 juin 2026.
Ouvert le lundi de 14h30 à 19h30, du mardi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 19h30 et le samedi de 9h30 à 12h30.
13 rue El Kaïssi, Bourgogne, Casablanca.
Tél. : 05 22 94 47 53
Accès gratuit.
“Présences immémoriales” de Hako Hankson
Après avoir été remarqué à la Biennale de Venise 2024, l’artiste camerounais Hako Hankson investit L’Atelier 21 pour sa deuxième exposition personnelle. Conçue durant sa résidence à Casablanca, cette série de toiles met en scène des figures presque mythologiques, entre références africaines et énergie urbaine. Les couleurs semblent parfois lutter avec la matière elle-même dans des compositions nerveuses et vibrantes, à la frontière du portrait et du graffiti. Une étape puissante dans le parcours des expos juin.
Infos pratiques :
À L’Atelier 21 du 9 juin au 13 juillet 2026
Ouvert du lundi au samedi de 9h30 à 13h et de 14h30 à 19h.
21 rue Abou Al Mahassine Royani, Casablanca.
Tél. : 05 22 98 17 85
Accès gratuit.
“Jil lioum”
Comment raconter la jeunesse marocaine sans la réduire à une série de clichés ? C’est le point de départ de “Jil lioum”, exposition collective itinérante initiée par les Rencontres photographiques de Tanger et le collectif Face à la mer. Avant de poursuivre sa route vers Kénitra et Salé, six jeunes photographes installent leurs images à Anfa Park. Football, territoires ruraux, cultures populaires, récits intimes : une fresque collective pour découvrir une nouvelle génération de regards. Une belle surprise parmi les expos juin.
Infos pratiques :
Jusqu’au 30 juin 2026.
Anfa Park, entrée boulevard Sidi Abderrahmane, Casablanca.
Accès gratuit
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Rabat
“Accords et dissonances, elles s’exposent” de Safaa Erruas et Ghislaine Portalis
Ne ratez pas cette expo de juin qui réunit Safaa Erruas et Ghislaine Portalis autour de ce que l’on transmet aux femmes dès l’enfance, la douceur attendue, les rôles assignés, les modèles à suivre et les blessures que l’on apprend à taire. D’un côté, Safaa Erruas déploie son impressionnante installation Continuum : des centaines de mètres de fils blancs traversent l’espace pour évoquer la mémoire et les cicatrices intimes. De l’autre, Ghislaine Portalis détourne les codes de la collection jeunesse Bibliothèque rose pour questionner les héroïnes sages, les récits bien rangés et les modèles féminins stéréotypés. Une approche minimaliste, où la délicatesse des matières contraste avec des thèmes beaucoup plus frontaux.
Infos pratiques :
À l’Institut français de Rabat jusqu’au 13 juin 2026.
Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h et le samedi de 10h à 17h.
1 rue Abou Inane, Rabat.
Tél. : 05 37 68 96 50
Accès gratuit.
Marrakech
“L’Odyssée Mystique” d’Abbès Saladi
Réunir ces œuvres dispersées dans plusieurs collections privées relevait déjà du défi. Avec cette exposition consacrée à Abbès Saladi, le Comptoir des Mines Galerie replonge dans l’univers immédiatement reconnaissable de l’artiste marrakchi. Créatures hybrides, silhouettes mystiques, motifs organiques et couleurs intenses composent un bestiaire fantastique, quelque part entre art brut et imaginaire spirituel. On peut également y découvrir l’une de ses premières pièces, réalisée à la fin des années 1970 et rarement montrée au public. Une étape à inscrire sans hésiter parmi les expos juin.
Infos pratiques :
Au Comptoir des mines galerie jusqu’au 25 juin 2026.
Ouvert du mardi au samedi de 10h à 13h30.
62 rue Yougoslavie, Marrakech.
Tél. : 06 88 14 60 74
Accès gratuit.
“Under Destruction” d’Ismail Alaoui Fdili
Dans l’Artist Room du MACAAL, Ismail Alaoui Fdili explore la disparition progressive des paysages urbains à travers des chantiers de démolition photographiés au Maroc, en France et au Cambodge. À Casablanca, sa ville natale, il documente les derniers instants des immeubles Art déco autour de l’ancienne médina, au plus près des habitants et des ouvriers. Imprimées directement sur des plaques de béton et de ciment, ses fresques photographiques renforcent la dimension brute du projet. Une proposition très visuelle sur la mémoire urbaine et les mutations de la ville blanche, à retenir parmi les expos juin.
Infos pratiques :
Au MACAAL jusqu’au 2 août 2026.
Ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 18h.
Complexe Al Maaden, Sidi Youssef Ben Ali, Marrakech.
Tél. : 06 76 92 44 92
Tarifs :
Résidents ou de nationalité africaine : 60 DH
Adultes internationaux : 120 DH
Enfants (-12 ans) et étudiant : gratuit
Tanger
Festival international de l’image – Photo Tanger 2026
Pour sa première édition, le Festival international de l’image investit plusieurs lieux culturels de la ville du Détroit. Parmi les étapes à ne pas manquer, direction la Galerie Delacroix, où Daoud Aoulad Syad s’expose en partenariat avec le MACAAL. Depuis plus de trente ans, le photographe documente la culture populaire du pays à travers des scènes du quotidien, des artistes de rue et des personnages considérés comme marginaux. Si son travail reste largement associé au noir et blanc argentique, l’exposition met ici en avant une sélection de photographies couleur moins connues dans son œuvre. Une autre facette du regard profondément humain de l’artiste.
Chez Artingis, “Back to Morocco. Le Maroc aux premiers temps de la photographie” rassemble des tirages albuminés et des photographies argentiques d’époque signés notamment par Antonio Cavilla, Jean Besancenot ou Marcelin Flandrin. Une immersion dans les médinas, ports, marchés et paysages urbains du Maroc des XIXe et XXe siècles.
Infos Pratiques :
Festival Photo Tanger du 17 juin au 31 août 2026
Galerie Delacroix
Ouverte du mardi au dimanche de 10h à 13h et de 14h30 à 19h.
86 rue de la Liberté, Tanger.
Tél. : 05 39 93 21 34
Accès gratuit.
Artingis
Ouvert du lundi au samedi de 10h à 13h et de 16h à 19h.
11 Khalid Ibn El Oualid, Tanger.
Tél. : 05 39 33 04 25
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Photo (c) : Comptoir des Mines Galerie