ADRESSES CASABLANCA : % ARABICA, LE CAFÉ QUI EST SUR TOUTES LES LÈVRES

Trouver un café à Casablanca, où l’on peut à la fois s’y installer pour quelques heures et savourer un véritable kawa concocté dans les règles de l’art, est un véritable casse-tête. Mais, ça, c’était avant la vague nipponne qui déferle sur la ville blanche. Car, % Arabica, franchise japonaise spécialisée dans l’art du café, vient tout juste d’établir ses quartiers boulevard d’Anfa. On s’y est attablé.

 

UNE DOSE(TTE)D’HISTOIRE

Kenneth Shoji, Tokyoïte quarantenaire est un globe trotteur depuis sa plus tendre enfance. Ses parents l’emmènent avec eux un peu partout, espérant en faire une personne ouverte aux cultures étrangères. Pari amplement gagné, puisque pour ses études, Kenneth s’installe en Californie et traîne dans les franchises de café naissantes des 90’s. C’est à Venice Beach installé au zinc du coin pour étudier qu’il découvre sa passion pour le breuvage. Pour lui, il « voit le monde à travers le café ». Des années plus tard, après un passage par de grandes entreprises où il se forme au commerce international, il entreprend d’acheter une ferme de café à Hawaii et devient très vite l’une des premières plateformes d’échange de grains de café. Il visite le monde à la recherche de ce qui se fait de mieux, importe et exporte du café, conçoit des slayers (machines à café de pros) de compétition, mais veut passer à l’étape supérieure : ouvrir son propre café. Le défi ? Convaincre Junichi Yamaguchi, champion du monde de latte, et champion du monde 2014 des baristas de le rejoindre. C’est en cette même année que le premier % ARABICA est ouvert, à Kyoto.

DE KYOTO À CASABLANCA

Après déjà 20 franchises ouvertes à travers la planète (essentiellement au Moyen-Orient), c’est par la capitale économique marocaine que % ARABICA inaugure sa présence africaine. Fin septembre, l’enseigne a pignon sur rue boulevard d’Anfa,où Junichi Yamaguchi vient transmettre son savoir aux nouveaux baristas casablancais. Ici, le café est un art de vivre, servi dans un décor zen à souhait, entre minimalisme japonisant et raffinement extrême. Bancs en bois, tables immaculées, escaliers en béton brut, Kenneth Shoji distille quiétude et modernité dans ce lieu apaisant. Les touches marocaines ? Un cadre composé de zellige entoure la porte d’entrée tandis que des tabourets en grillage blanc, surplombés d’une assise en tapis berbère, d’inspiration Beni Ouarain, saupoudrent l’ensemble d’un brin bohème.

LA CRÈME DU CAFÉ

Amateurs ou fins connaisseurs de café ont trouvé leur adresse. Ici, toutes les origines nobles et réputées du café sont proposées. Brésil, Guatemala, Éthiopie, Panama, Hawaii, et plus encore, tous les arômes et toutes les variétés y sont déclinés. Au comptoir, une carte très simple, où l’on choisit le type de café (Macchiato, Latte, Americano, Spanish Latte au chocolat blanc ou tout simplement Espresso), sa taille, et le café de votre choix, comme un blend (mélange d’Amérique Latine et d’Afrique) ou un Single Origin (Éthiopie ou Brésil). On récupère sa cup à côté du slayer conçu exclusivement pour l’enseigne, avant de s’installer au calme pour la déguster. Barista amateur ? Vous pouvez vous procurer votre café, vert à la base, que l’on torréfie sur place pour vous à votre convenance (de très léger à très serré). Côté prix, il y en a pour toutes les bourses : 110 dhs les 200g pour le blend signature % ARABICA jusqu’à 2268 dhs les 500g pour le Panama Casa Luiz Hartman, un vrai cru. Le plus ? Des propositions diverses du Matcha Latte aux limonades, en passant par des ingrédients prisés comme le lait végétal. Chez Shoelifer, on n’est pas près d’en avoir ras-le-bol.

% ARABICA – Ouvert tous les jours de 7h à minuit.
Angle Bd d’Anfa et rue La Fontaine, Casablanca.
Tél. : +212 5 22 7972 08

Farah Nadifi

C’est d’abord à une carrière d’avocate que Farah aspire, après avoir eu son bac à Marrakech. Rapidement, néanmoins, sa passion pour la mode la rattrape. Née à Paris où elle vit jusqu’à ses 14 ans, elle baigne dans ce milieu : sa mère fait carrière dans le retail de luxe. Après être passée chez YSL, Salvatore Ferragamo, Giorgio Armani ou encore Miu Miu, elle est approchée pour diriger le premier flagship de luxe à Casablanca : la boutique Fendi. Elle la dirige quatre ans avant de devenir acheteuse pour Gap et Banana Republic. Mais au bout de 10 ans de carrière dans le retail, elle se lance dans une nouvelle aventure en s’essayant à l’écriture. C’est avec Sofia Benbrahim qu’elle collabore d’abord, pour L’Officiel Maroc, puis Shoelifer, en tant que journaliste mode et lifestyle.

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