AMOUR ET RELATIONS 2.0 : APRÈS LE GHOSTING, L’ORBITING !

AMOUR ET RELATIONS 2.0 : APRÈS LE GHOSTING, L’ORBITING !

Si subir le ghosting n’est déjà pas une partie de franche rigolade, l’orbiting peut vraiment vous rendre dingue. Vous ignorez tout de ce comportement “amoureux” ? La rédac’ vous fait le topo. 

Le ghosting, a priori, tout le monde connaît. C’est une manière brutale et inattendue de couper court à une relation, en interrompant toute communication (plus de réponses, plus de messages, plus d’appels). Vous l’avez probablement subi et fait subir. Et ce, quelle que soit la nature de la relation : amicale, amoureuse, familiale ou encore professionnelle. Le ghosting est plus ou moins blessant selon le degré d’interaction. Plus le degré  d’attachement est fort, plus la personne ghostée risque d’être profondément impactée (confusion, incompréhension, sentiment de rejet et/ou d’abandon, tristesse, perte d’estime de soi). 

 

Sans surprise, cette pratique engendre de véritables dégâts psychiques. D’ailleurs, selon plusieurs scientifiques américains, le ghosting est l’une des deux techniques de rupture les plus toxiques. Mais alors, nous direz-vous, quelle est la seconde technique ? Roulement de tambour mesdames et messieurs : l’orbiting. Accrochez-vous, car nous allons monter d’un cran dans la toxicité. 

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Is orbiting the new ghosting ? 

Orbiting signifie graviter autour de (comme la lune autour de la terre). Ce terme a été inventé par Anna Lovine, journaliste new-yorkaise et spécialiste du dating au XXIe siècle. Il peut d’ailleurs rejoindre notre lexique amoureux 2.0.

Lorsqu’on pratique l’orbiting, on rompt en pratiquant le ghosting (silence radio), tout en continuant à observer l’autre sur les réseaux sociaux. Cette “observation” est plus subtile que le haunting (où l’on use et abuse des “j’aime” et des commentaires) mais moins discrète que le stalking (où l’on opère incognito). Pratiquer l’orbiting, c’est ne rater aucune story sur Instagram ou Snapchat, voire être le ou la premièr(e) à les regarder dès leurs publications, et laisser un “j’aime” par-ci par-là. 

Un exemple concret ? Imaginez que vous aviez rendez-vous avec votre ex pour avoir THE conversation. Celle qui aurait pu renverser la vapeur  (enfin dans vos rêves) après des semaines de rupture où les deux personnes faisaient encore preuve d’ambiguïté. L’ex a lui-même fixé le rendez-vous, mais il n’est finalement jamais venu et ne s’en est pas excusé. Et, au lieu de communiquer, il a pratiqué le ghosting. Pourtant, quelques jours après, il réapparaît avec un “j’aime” sur votre nouvelle photo de profil Facebook, et devient le fan numéro 1 de toutes vos stories Instagram (à peine publiée, déjà regardée). Dans la vraie vie, il peut aussi demander de vos nouvelles à vos proches ou connaissances communes. Et pourtant, il n’ouvre pas vos messages et il n’y répond pas. Alors qu’il vous montre qu’il est connecté et qu’il vous suit ! Dingo ? Oh que oui ! 

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L’art du flou 

Pourquoi ? Tout simplement parce que l’orbiting suscite encore plus de confusion que le ghosting. Généralement, ghoster quelqu’un est une stratégie d’évitement : on fait le mort, en attendant que ça passe. Donc, on évite soigneusement de montrer qu’on existe encore et surtout on n’accorde plus aucun signe d’intérêt à l’autre. L’orbiting, c’est tout l’inverse. 

 

Ce comportement crée encore plus de frustration chez la personne qui le subit, et entretient aussi une forme d’espoir (si il/elle m’observe et le montre, c’est que je compte). En effet, quelqu’un qui pratique l’orbiting est plus attaché(e) émotionnellement qu’il ou elle ne le pense. Bien souvent il/elle entretient un fantasme (ce que la relation aurait pu être, ce qu’il aurait pu se passer entre vous). Mais pour autant, il est incapable (à cet instant ou à long terme) de s’investir dans cette histoire, ni de fournir plus d’effort pour vous.

Cela peut également être une manière de vous garder sous le coude et de rappeler sa présence à intervalle régulier. Bref, dans tous les cas, l’orbiting entretient un flou et vous empêche de faire le deuil d’une relation. Et puis, surtout, il en dit plus long sur celui ou celle qui pratique l’orbiting que sur vous. Disons le franchement : c’est une pratique de zinzin malsaine et cringe. 

Le ghosting est souvent le signe d’une grande immaturité émotionnelle, d’une forme de lâcheté, d’une incapacité à communiquer de façon claire et assumée. Parfois les gens disparaissent, parce qu’ils sont perdus et qu’ils ignorent ce qu’ils souhaitent vraiment. L’orbiting ajoute un caractère autrement plus pervers et vicieux à l’affaire. Et si la personne s’en défend, c’est qu’elle a un petit problème psychologique et relationnel à régler avec elle-même. En attendant, vous n’avez vraiment pas besoin de ça pour avancer dans votre vie. Alors coupez-court à ces sornettes, ne cherchez pas à comprendre et bloquez tout. 

@arrezoazim

Lets talk about orbiting! Ive discussed this in the past but I thought id bring it up again to refresh your memories #orbiting #psychology #moderndating #psychologyfacts #fyp #setboundaries #relationships #dating #socialmedia #change

♬ original sound – Relationship Coach

Photo (c) : Yves Saint Laurent 

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