SAC DE LUXE : 10 MODÈLES ICONIQUES SUR LESQUELS INVESTIR

sac de luxe

Must have, incontournable, valeur sûre… le sac de luxe, évidemment. Mais lequel choisir ? Craquer pour un modèle de saison est une chose, investir dans une pièce maîtresse en est une autre. Les sacs les plus iconiques sont aujourd’hui tellement cotés qu’ils sont souvent sur liste d’attente, et parfois aussi chers en deuxième main qu’en boutique. Messieurs, cet article devrait vous intéresser aussi…

Le Lady chez Dior, le Bamboo de Gucci, le Peekaboo chez Fendi… Chaque maison de mode a (au moins) un sac iconique qui a traversé les générations. Seul obstacle entre eux et notre dressing ? Notre compte en banque. Surtout qu’en 2021, les prix de la maroquinerie de luxe ont explosé. Le Classique de Chanel a par exemple augmenté de 33%, le Loulou de Saint Laurent de 18%. En cause, les difficultés d’accès aux matières premières et l’augmentation de leur prix, ou encore les fluctuations des taux de change. Il y a également le “pricing power”, une pratique consistant à gonfler les prix en période d’austérité afin de compenser la baisse du volume des ventes. Ou l’effet de rareté, une autre manœuvre marketing qui consiste à créer l’engouement pour un sac de luxe, quasi introuvable, donc plus cher. Quoi qu’il en soit, leur prix augmente régulièrement, crise sanitaire ou pas. Le Birkin d’Hermès, par exemple, n’a cessé d’augmenter depuis 40 ans. En seconde main, ils se revendent aussi (voire plus) chers que les originaux. De manière plus générale, sur les plateformes comme Collector Square ou Monogram Paris, la vente de sacs vintage a explosé. Le site Vestiaire Collectif a ainsi enregistré une hausse de plus de 25% des annonces des modèles Gucci et de 40% pour les recherches ! Certains sacs neufs auraient même pris jusqu’à 70% de leur valeur initiale. Certes, il y a de quoi en décourager plus d’une, mais du coup, ces derniers peuvent être considérés comme de vrais placements financiers. Objets du désir et pièces que l’on aime transmettre, légendaires ou modernes, voici l’histoire et l’actualité de 10 modèles iconiques. Histoire de miser sur un sac de luxe qui vaut le coup de casser sa tirelire. 

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Les légendaires

Le Birkin de Hermès 

Pour avoir un Birkin, mieux vaut s’y prendre à l’avance. Car la liste d’attente est d’environ… 6 ans. D’ailleurs, on ne passe pas commande chez Hermès, on “émet un souhait”, c’est dire. L’histoire de ce sac de luxe ? En 1981, Jane Birkin rencontre dans un avion le président de la maison Hermès et lui fait part de son problème de jeune maman qui ne trouve pas de sac élégant et pratique. Il la met alors au défi de dessiner son sac idéal. Trois années plus tard, le sac est commercialisé et prend le nom de sa muse. Le succès est fulgurant. Et 40 ans après, le Birkin est toujours aussi iconique. Sa version la plus chère s’est même vendue en 2011 à 1,9 millions de dollars. Plus récemment, le digital artist Mason Rothschild a proposé sous forme de NFT (créations numériques uniques “non fongibles”, c’est-à-dire non reproductibles) ses propres réinterprétations du sac, pour un projet vendu dans le Metavers. Cet “hommage” n’a pas vraiment plu à la marque. Hermès a intenté une action pour faire interdire la reproduction digitale de son sac emblématique.

À partir de 80.000 DH env.


Le Lady de Dior

Créé en 1995, ce sac de luxe qui s’appelait à l’origine le Chouchou est propulsé au rang d’icône lorsque la princesse de Galles, Lady Diana, le porte lors d’une visite à Paris. Il est alors rebaptisé Lady Dior. 25 ans après, il n’a pas pris une ride. La Maison a même créé un événement autour de son it-bag, avec la collection capsule “Lady Dior Art”. À chaque édition, elle invite des artistes du monde entier à réinterpréter son esthétique et à renouveler son univers. De quoi faire perdurer la légende de ce sac de luxe. Ceci, sans oublier les nombreuses rééditions annuelles en veau verni, cuir plus ou moins souple, ou avec des bandoulières ethniques… Notre favori, une édition assez rare en cuir de veau cannage ultramatte noir. 

À partir de 42.000 DH env.


Le 2.55 de Chanel

2.55, un nom énigmatique ? Pas du tout, c’est une référence à sa date de création, en février 1955. Une habitude que sa créatrice Gabrielle Chanel a prise (comme avec le Chanel n°5). Encombrée par ses sacs à mains, elle s’inspire des sacoches militaires de l’époque pour créer un sac à bandoulière avec 7 poches pratiques. Son matelassage en cuir d’agneau et ses chaînes métalliques le rendent reconnaissable au premier coup d’œil. Depuis sa création, plus de 3000 déclinaisons ont été proposées, dont une gamme toute entière, les “2.55 Vintage”, que nous aimons tout particulièrement. Si vous tombez sur un 2.55 en cuir souple noir, sans matelassage mais avec des chevrons, n’hésitez surtout pas !

À partir de 41.000 DH env.


Le Bamboo de Gucci

Le Bamboo a fait ses débuts en 1947, à la suite de la Seconde Guerre mondiale. Confrontée à la pénurie de matières premières, la marque a l’idée de confectionner les poignées de son sac de luxe en bambou plutôt qu’en cuir. Ses formes évoquent une selle de cheval et sa structure rigide lui donne un joli maintien. Il connaît une première renaissance à la fin des années 90 grâce à Tom Ford. Puis, en 2010 quand Frida Giannini, directrice artistique de l’époque, lance le New Bamboo. Une version déclinée en python ou cuir Cellarius, fabriquée en seulement 12 exemplaires pour chaque matière. À cette occasion, la maison italienne de mode a également organisé une exposition retraçant son histoire. Plus de 70 ans après, le Bamboo est toujours sur le devant de la scène, notamment arboré par Beyoncé. 

À partir de 22.500 DH env. 


Le sac Noé de Louis Vuitton

Né en 1932, ce sac est le deuxième plus ancien de la marque (après le Speedy). Au départ créé pour un producteur de champagne qui cherche à transporter élégamment ses bouteilles, il devient rapidement un sac de luxe original et pratique avec sa forme en seau. Dans les années 80, on le retrouve aux épaules des jeunes Parisiennes qui aiment le contraste avec les sacs rigides que portent leur mère. Cuir épi, damier azur, toiles Monogram, les réinterprétations de ce it-bag sont nombreuses. Plus récemment, en 2014, la marque a modernisé son classique en sortant une version minimaliste : le NéoNoé. Nous, on préfère quand même l’original en toile Monogram. Efficace !

À partir de 13.000 DH env. 


Les modernes

Le sac de jour de Yves Saint Laurent

Lancé en 2013 sous l’impulsion d’Hedi Slimane, ce sac de luxe signe la nouvelle silhouette néo-punk de la marque. Des lignes épurées, des matières nobles (croco, cuir, daim, python) et des couleurs franches ont permis à ce modèle de se hisser parmi les grands en très peu de temps. Kate Moss ou encore Gigi Hadid l’ont arboré fièrement, contribuant ainsi à son succès planétaire.

À partir de 20.000 DH env. 


Le Peekaboo de Fendi

On aurait pu vous parler du Baguette, sorti en 1997 et vendu à plus d’un million d’exemplaires. Mais depuis 2008, date de sa création, le succès du Peekaboo ne se dément pas. Mieux, la maison a su le réinventer en proposant à chaque saison une nouvelle interprétation. Ses ouvertures amovibles lui donnent une classe un peu désinvolte. Du coup, il plait à toutes ces dames : quel que soit l’âge ou le style, le Peekaboo s’adapte aux personnalités les plus différentes. On l’a vu aux bras de reines et princesses comme Rania de Jordanie ou plus récemment Meghan Markle, mais aussi d’icônes de la musique et du cinéma comme Rihanna, Madonna et Angelina Jolie. Et la légende continue de se construire puisqu’il s’agit encore d’un des hot bags du moment. 

À partir de 35.000 DH en version mini


Le Triomphe de Celine

Quelques jours après son arrivée et son premier défilé en tant que directeur artistique de la marque (en 2018), Hedi Slimane présente le sac Triomphe, baptisé ainsi en référence au célèbre monument de la place de l’Étoile à Paris qui a inspiré Céline Vipiana (fondatrice éponyme de la maison) pour son logo imaginé en 1972. Disponible en trois tailles et différents matériaux (cuir, lézard, crocodile ou bi-matière), il a cette allure rétro-sophistiquée qui fait le chic parisien. En 2021, le créateur donne (déjà) un petit coup de frais à son sac de luxe en l’allongeant et en raccourcissant son anse pour en faire un shoulder bag, décliné dans des tons pastel. Chez Shoelifer, on préfère l’original en cuir lisse noir ou aubergine. Ou galet, dans les modèles de cette saison. 

À partir de 19.900 DH en version shoulder bag et 9000 DH en mini


Le Classic First de Balenciaga

Dessiné en 2000 par le directeur artistique Nicolas Ghesquière, ce sac de luxe s’est rapidement imposé, sur les podiums comme à la ville. Fabriqué en agneau souple, il intègre tous les codes qui ont relancé la marque à la fin des années 90-début 2000 : agneau souple, détails cloutés et frangés et une déclinaison de tailles et de couleurs… Pratique, il peut être porté sous le bras ou à l’épaule, convenant ainsi à une journée de travail comme à un cocktail. Vingt ans après, Demna Gvasalia (directeur artistique de la maison depuis 2015) le revisite avec une version à la forme trapèze plus contemporaine et minimaliste, le Néo Classic. 

À partir de 14.500 DH en taille mini


Le Galleria de Prada

En 1913, les frères Prada ouvrent leur première boutique dans la Galleria Vittorio Emanuele II à Milan. Pratiquement un siècle plus tard, en 2007, Miuccia Prada, aux commandes de la maison de mode, lance le sac Galleria en hommage à cette success story familiale. Ce dernier se fait très rapidement connaître –et apprécier–grâce à son fameux cuir Saffiano, propre à Prada. Élégant, simple et surtout intemporel.

À partir de 25.000 DH pour la petite version

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