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SEXO: 4 CHOSES À SAVOIR ABSOLUMENT SUR LA MASTURBATION

masturbation

En 2022, la masturbation est-elle encore taboue ? Eh bien non ! On en parle aujourd’hui ouvertement entre amis, voire même en couple. Et on la pratique d’autant plus depuis que l’on sait que loin de rendre sourd(e), elle est bénéfique pour la santé. Envie d’en savoir plus? Le point (P) sur la masturbation, c’est par ici !

Il est loin le temps où le plaisir solitaire était vu comme une déviance, une pratique honteuse qu’on n’assumait pas. Surtout du côté des femmes. Ainsi, en 2021, 78% des Françaises ont admis s’être masturbées au moins une fois, contre seulement 19% en 1970. Tandis qu’elles étaient 56% à l’avoir pratiqué en mars 2021, contre 41% en juin 2017. Une hausse notamment due à l’épidémie de Covid-19. Eh oui, lorsque, du jour au lendemain, les habitants du monde entier se sont retrouvés confinés, parfois seuls, pendant plusieurs mois, il leur a bien fallu utiliser leur imagination pour tuer le temps et se faire plaisir… D’ailleurs, la vente de sex-toys a connu une véritable explosion depuis le début de la pandémie. Mais si le sujet est aujourd’hui de plus en plus abordé, c’est surtout parce que la parole des femmes s’est libérée. On prend conscience de nos droits, on revendique nos envies. Il n’y a qu’à voir les séries (Sex and the city, Valeria, The Bold Type…) qui ont cartonné sur ce sujet ces dernières années. Autre facteur important: de nombreuses études ont prouvé que la masturbation, qu’elle soit masculine ou féminine, est bonne pour la santé. Pour approfondir le sujet, on a questionné le docteur Aboubakr Harakat, psychologue, psychothérapeute et sexologue de renom, exerçant depuis près de 40 ans à Casablanca. Le vrai du faux de la masturbation, c’est parti!

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4 choses à savoir sur la masturbation

  • Elle nous permet d’apprendre à connaître notre corps

Comme l’explique le docteur Harakat, la masturbation est “le moyen pour les adolescents et les jeunes adultes d’apprendre à faire l’amour par le biais des fantasmes et de l’exploration de leur corps. C’est une façon de communiquer avec son corps et de fantasmer sur l’autre. Avant de connaître le corps de l’autre il faut d’abord apprendre à connaître le sien”. Le plaisir solitaire permet donc de découvrir ce que l’on aime et de mieux comprendre le mécanisme de l’excitation. Aussi, connaître son corps est très libérateur, cela booste la confiance en soi tout en permettant par la suite de mieux guider le partenaire en lui expliquant ce que l’on préfère lors d’un rapport sexuel.


  • Elle nous permet de réaliser des fantasmes

La masturbation a également le mérite de faire travailler notre imaginaire en nous permettant de nous laisser aller à tous nos fantasmes. En imaginant une situation particulière, il est possible de faire monter l’excitation petit à petit, jusqu’à atteindre le Saint Graal de toute relation sexuelle ou plaisir solitaire : l’orgasme. Mais attention, il y a une différence entre orgasme et orgaste. L’orgaste, kézako? “L’orgaste est une décharge physiologique. C’est une libération de stress physique et c’est ce qui arrive le plus souvent. Par exemple, on se sent tendu, on se masturbe et l’orgaste arrive rapidement. Mais il n’y a pas de plaisir à proprement parler. En revanche, l’orgasme est quelque chose que l’on vit, que l’on sent monter comme des petites vagues qui vont nous envahir et à ce moment-là, quand on arrive vraiment à l’orgasme, on ressent une décharge physiologique, psychologique et émotionnelle. Au moment de l’orgasme, il n’est pas rare de crier, voire de pleurer, parce qu’on perd le contrôle”, explique Aboubakr Harakat. Pour y arriver, tout est possible, ajoute le sexologue : s’imaginer avec Ryan Gosling dans une situation un peu hot, se caresser simplement avec les mains, ou en s’aidant d’un sex-toy, du pommeau de douche…

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  • Elle est bonne pour la santé

Qui dit plaisir, dit endorphines ! Eh oui, que ce soit lors d’un rapport sexuel ou au moment de la masturbation, le cerveau produit des endorphines, aussi appelées hormones du bien-être. Mais sont aussi sécrétées de la dopamine et de l’ocytocine, deux hormones reliées au plaisir et à l’amour. À la longue, se donner du plaisir permettrait ainsi de diminuer notre seuil de stress et de prévenir la dépression, de calmer certaines douleurs (migraines, crampes menstruelles) ou encore d’améliorer son sommeil. Mais attention, ici, le Dr Harakat souhaite remettre les choses dans leur contexte. “Il ne faut pas caricaturer. Bien sûr, la masturbation, tout comme le rapport sexuel, provoque du plaisir et un sentiment de plénitude. Mais ce n’est pas parce qu’on va se masturber plus souvent qu’on aura moins de migraines. Il y a beaucoup d’autres choses qui entrent en compte”. 
D’autres spécialistes vont néanmoins plus loin en affirmant que se masturber pendant l’accouchement permettrait de réduire les douleurs liées aux contractions. Pas sûre qu’on ait vraiment la tête à ça mais bon… Là encore, le sexologue éclaire notre lanterne. “Il faut savoir que l’orgasme féminin peut se situer à 3 niveaux : clitoridien, vaginal et utérin. Si une femme qui connaît bien son corps arrive à faire fonctionner son utérus au moment de l’accouchement, il est clair que celui-ci se passera plus facilement”. Tout est donc une question d’entraînement !


  • Elle tord le cou aux idées reçues

Bien que la masturbation soit aujourd’hui abordée plus ouvertement, elle s’accompagne encore de nombreuses idées reçues. “Il y a beaucoup de patients qui m’en parlent parce qu’ils culpabilisent. Surtout les hommes. Ils pensent que leurs troubles sexuels (éjaculation précoce, dysfonctionnement érectile), sont la cause d’une masturbation trop fréquente. Mais que l’on se rassure, tout ça n’est pas vrai. Il n’y a aucun effet néfaste, aucun risque lié à la masturbation. Rien de chez rien !” assure notre interlocuteur. De même, on pense souvent que l’onanisme est réservé aux célibataires. Certes, cette pratique permet aux adolescents de découvrir la sexualité mais ce n’est pas parce qu’on est en couple qu’il faut arrêter de se donner du plaisir en solo, précise le sexologue. Au contraire! Pourtant, au Maroc, cette idée n’est pas du goût de tous. “Généralement, les femmes acceptent mal que leur partenaire se masturbe. Elles voient ça comme une tromperie. C’est comme si leur conjoint n’était pas satisfait. Mais ce n’est pas du tout le cas. Il se peut par exemple qu’un homme ait un désir sexuel plus important que sa partenaire et donc se masturbe pour y répondre”, explique le Dr Harakat. Vous l’aurez compris, se masturber n’a rien de malsain, même si on est en couple. En revanche, si l’on ressent plus de plaisir seul que lors d’une relation sexuelle avec notre moitié, il faut se poser des questions et en discuter avec le partenaire. Et si rien ne change, peut-être penser à consulter.

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