Venu tout droit des États-Unis, le soin Hydrafacial est l’un des actes esthétiques les plus pratiqués dans le monde. Conçu pour nettoyer, exfolier et hydrater la peau du visage en profondeur, il offre un coup d’éclat instantané de façon non invasive et sans éviction sociale. Mais bien que populaire, cette procédure doit respecter certaines règles. Tam El Ouazzani, professeure en dermatologie à Casablanca, nous aide à y voir plus clair.
Plébiscité par de nombreuses célébrités comme Jennifer Lopez, Beyoncé, Kate Winslet ou encore Lily Collins, l’Hydrafacial est le traitement esthétique le plus en vogue du moment. Pour preuve, un soin est effectué toutes les 9 secondes dans le monde, ce qui représente plus de 2 millions de procédures chaque année. Son succès, il le doit à une procédure non invasive, reposant sur 3 étapes : nettoyage (exfoliation et peeling), extraction et hydratation. Réalisé à l’aide d’un appareil breveté (Hydrafacial®), il repose sur une technologie appelée Vortex-Fusion, un système d’aspiration contrôlé qui permet simultanément de débarrasser la peau de ses impuretés et d’infuser des sérums riches en actifs (antioxydants, acides, peptides…).
En seulement 45 minutes, le soin Hydrafacial permet un nettoyage en profondeur tout en apportant une hydratation intense. La peau est alors plus lisse, les pores resserrés, le teint uniformisé et éclatant. Mais l’acte s’est tellement démocratisé qu’il est aujourd’hui proposé aussi bien par des dermatologues que des médecins esthétiques et des esthéticiennes. Et forcément, on retrouve toutes sortes de prix, allant de 400 DH à 2000 DH la séance. “L’Hydrafacial est une technique qui s’est fortement banalisée ces dernières années. Mais le visage est délicat et comme pour tout soin, il ne faut pas aller chez n’importe qui”, alerte Tam El Ouazzani. Comment alors, reconnaître un bon Hydrafacial ? À qui se destine ce soin et à quoi faut-il faire attention ?
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Le soin Hydrafacial, comment ça marche ?
Toute procédure commence par l’étape nettoyage. L’embout en spirale de l’appareil crée un effet de micro-polissage non irritant qui exfolie la peau en douceur afin de retirer les cellules mortes et révéler son éclat naturel. Place ensuite au peeling. Cette étape permet de combiner en un seul procédé un peeling mécanique (hydrabrasion) et un peeling chimique (exfoliation chimique). Un mélange d’acides glycolique et salicylique est en effet appliqué sur le visage pour désincruster les pores, lisser le grain de peau et stimuler le renouvellement cellulaire. Il est possible de ressentir à ce moment-là quelques légères sensations de picotements, notamment si l’on a la peau un peu sensible.
On continue avec le moment signature de l’Hydrafacial : l’extraction par aspiration. Ici, l’appareil aspire points noirs, sébum, impuretés et résidus coincés dans les pores, le tout sans douleur. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de praticiens et instituts se plaisent à montrer à la fin du soin le tube contenant toutes les sécrétions qui ont été retirées. Pas très glam’ on vous l’accorde, mais ça a le mérite d’être assez probant.
On termine avec l’hydratation qui consiste à infuser un sérum booster en fonction des besoins de la peau : hydratant, anti-âge, anti-taches, purifiant…tout en bénéficiant d’un petit massage. “En fonction des besoins de la peau, un Hydrafacial peut être suivi d’un microneedling ou d’une mésothérapie afin de faire pénétrer en profondeur des principes actifs comme l’acide hyaluronique, des vitamines, etc. Tout dépend du type de peau et de ses besoins”, détaille la dermatologue.
Pour qui, pour quoi ?
Vous l’aurez compris, le soin Hydrafacial est particulièrement adapté aux peaux mixtes à grasses, acnéiques et en manque d’éclat. En revanche, on évite de le faire si l’on a la peau trop sensible. Le peeling peut en effet être quelque peu irritant. D’ailleurs, il est normal d’être légèrement rouge à la fin du soin mais cela s’estompe rapidement. Les autres contre-indications concernent les personnes aux épidermes souffrant de plaies, d’irritations ou de coups de soleil récents, les femmes enceintes et allaitantes, un eczéma ou une rosacée active, une allergie connue aux acides utilisés, un traitement dermatologique agressif en cours (rétinoïdes forts, peeling profond…), etc.
Côté résultats, après une seule séance, le teint est immédiatement plus éclatant et glowy. La peau est également douce et purifiée, bien que quelques points noirs peuvent persister (ce qui est normal). Pour des résultats optimaux, il est conseillé d’opter pour un protocole de 3 séances espacées de 3 à 4 semaines. Par la suite, une séance d’entretien peut être réalisée deux fois par an.
Si le soin HydraFacial présente de nombreux atouts, Tam El Ouazzani ne le propose pas au sein de son cabinet. “Pour moi, l’Hydrafacial a été mis au point pour les personnes qui ne savent pas forcément travailler la peau. On leur donne une machine avec des produits et une marche à suivre, en leur disant vous restez sur cette zone 10 minutes, puis sur cette zone 10 minutes, etc. Pour ma part, je préfère proposer un soin beaucoup plus adapté aux besoins du patient et surtout personnalisé. Il existe de nombreux protocoles de traitements plus efficaces, notamment diverses sortes de peelings. Mais pour cela, il faut aller chez un professionnel”, témoigne la dermatologue.
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Comment reconnaître un “vrai” Hydrafacial ?
Le soin Hydrafacial reste tout de même intéressant si l’on souhaite obtenir un coup d’éclat avant un événement par exemple. Mais encore faut-il qu’il soit bien réalisé. Si vous souhaitez le tester, assurez-vous que la machine utilisée est de bonne qualité. En effet, face au succès de ce traitement, de nombreuses contrefaçons circulent sur le marché. La valeur sûre reste la marque officielle, à savoir Hydrafacial®. Prêtez également attention aux embouts de la machine. Ceux-ci sont brevetés HydroPeel, ont une forme spécifique en spirale et sont jetables. Ils doivent être changés à chaque étape du soin.
Les produits utilisés ont aussi toute leur importance. Chaque flacon doit être identifiable grâce à des noms spécifiques, notamment “Activ-4” pour l’étape nettoyage, “Glysal” pour le peeling, “Beta-HD” pour la phase extraction et le sérum “Antiox+” pour l’hydratation. Notez que des boosters de marques partenaires peuvent également être utilisés comme Dior, Skinceuticals, Murad, Nassif MD, JLO BEAUTY®…
Et le prix dans tout ça ?
Enfin, le prix reste un bon indicateur de la qualité du soin Hydrafacial. Selon Tam El Ouazzani, il faut compter au minimum 1500 DH la séance voire même 2000 DH. “On retrouve sur le marché une multitude de machines différentes, des chinoises, des coréennes, des turques, des françaises…Mais plus les médecins ont de bonnes machines, plus les prix augmentent, ce qui est logique”, témoigne-t-elle.
Bien entendu, la main du praticien est tout aussi importante. Un soin Hydrafacial mal réalisé peut conduire à des risques de brûlures, d’irritations, voire même d’infections. “Dès que l’on a un problème de peau, il est primordial de se tourner vers un spécialiste. Un dermatologue sera en mesure de vous proposer des soins adaptés et personnalisés. L’Hydrafacial peut être intéressant par exemple en complément d’autre chose. Et surtout, on ne pinaille pas sur le prix parce que les risques ne sont pas négligeables”, conclut la professionnelle.
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