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	<title>Tous les articles :billet d&#039;humeur | Shoelifer.com</title>
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		<title>HUMEUR : MOI, LE LISSAGE ET LA DICTATURE DU CHEVEU PARFAIT</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Cortes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Mar 2021 18:26:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[J’ai beau être une femme forte et indépendante, à l’aube du 21e siècle, ma chevelure reste encore et toujours mon talon d’Achille. Et pour cause, rien au monde ne me déstabilise plus que mes cheveux rebelles. La moindre frisette me défrise. Vous l’avez compris, entre amour et haine, ma tignasse et moi, nous entretenons une relation compliquée, et ce, depuis toujours. Du coup, j’ai décidé de lui accorder une séance de psy, dans le bac à shampoing, avant de passer au lissage. L’humeur (décoiffée) du mois, c’est par ici.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>J’ai beau être une femme forte et indépendante, à l’aube du 21<sup>e</sup> siècle, ma chevelure reste encore et toujours mon talon d’Achille. Et pour cause, rien au monde ne me déstabilise plus que mes cheveux rebelles. La moindre frisette me défrise. Vous l’avez compris, entre amour et haine, ma tignasse et moi, nous entretenons une relation compliquée, et ce, depuis toujours. Du coup, j’ai décidé de lui accorder une séance de psy, dans le bac à shampoing, avant de passer au lissage. L’humeur (décoiffée) du mois, c’est par ici. </strong></p>
<hr />
<p>C’est un de ses matins où tout va de travers. Le réveil qui n’a pas sonné, un taximan postillonnant avec un masque glissé sous son menton… Et entre les deux, en face du miroir, cette tignasse aux pointes desséchées qui n’en fait qu’à sa tête. Vous voyez le tableau. Savez-vous que nous arborons 100.000 à 150.000 cheveux sur le sommet de notre crâne, comme autant de soldats rebelles ? Ce qui fait de chaque matin une bataille de perdue ou de gagnée. Oui, oui, un <em>good hair day</em> peut changer le cours d’une vie (ou d’une journée). Du moins c’est ce que je crois, jusqu’au bout de mes pointes ondulées. Résultat, je suis vite devenue experte en brushings maison, lissages et autres sérums capillaires miraculeux. Toxico du bulbe, moi ? Oui, mais j’essaie de me soigner. À tous ceux qui redoutent l’apparition d’une calvitie précoce, à toutes celles qui n’assument pas leur chevelure au naturel : cette chronique est pour vous.</p>
<hr />
<p>Car cette obsession capillaire n’est pas si rare que ça. Vous pensez bien, je me suis renseignée. Depuis longtemps déjà, le cheveu est un symbole de force et de pouvoir. En Europe, au Moyen Âge, les cheveux longs étaient réservés aux rois et aux nobles. Plus tard, le mouvement hippie en fait un signe de rébellion. Quant aux Hopis (peuple amérindien), ils leurs vouaient un culte tout particulier. Pendant les cérémonies de mariage par exemple, les époux devaient tremper leurs cheveux longs dans une mousse de Yuca purificatrice, puis les mêler en une seule torsade, pour lier le couple “<em>comme la chair adhère au noyau d&rsquo;une alberge</em>”. C’est fou ce qu’on apprend sur Wikipedia, vous ne trouvez pas ? Bref, selon les époques ou les religions, tantôt montrés, tantôt voilés, les cheveux ont toujours été une sorte d’indicateur social, soumis au regard de l’autre et de la société. Et j’ai bien peur que ce ne soit pas près de changer. En tout cas, pas pour moi.</p>
<hr />
<p>Fille perdue, cheveux gras ? Une névrose qui me poursuit encore. Petite déjà, je me souviens de ma fascination pour ces nanas qui avaient les cheveux parfaitement frais et lissés. Que je regardais comme des princesses de dessin animé. Pas un frisottis mal placé, une pellicule malvenue ou une mèche rebelle… Non, définitivement, les chevelures raides appartenaient à une certaine caste, celle des femmes-sirènes. J’ai donc commencé ma transition capillaire par des plaques en céramiques. Qui ont donné à mes cheveux bouclés l’aspect de baguettes confectionnées… avec de la paille. Humpf. Du bonnet sur ma crinière mouillée (une technique vieille comme le monde mais qui a fait ses preuves), aux rendez-vous hebdomadaires chez le coiffeur en passant par les derniers lissages à la mode, j’ai tout testé. Pas un voyage sans que j’embarque avec moi sèche-cheveux et brosse de compétition pour brushings last minute, juste “aucazou”.</p>
<figure id="attachment_31014" aria-describedby="caption-attachment-31014" style="width: 731px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class=" wp-image-31014" src="https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2021/03/lissage-300x200.png" alt="lissage" width="731" height="487" /><figcaption id="caption-attachment-31014" class="wp-caption-text">(c)Fabien Baron.</figcaption></figure>
<hr />
<p>Aujourd’hui, malgré les années, on pourrait penser que mon rapport à ma tignasse s’est apaisé. Que nenni. Mais je ne suis pas la seule. Il suffit d’attaquer le sujet avec mes BFF pour que chacune se lance dans une longue énumération de ses problèmes capillaires et des moyens pour les éradiquer. Les femmes, comme les hommes d’ailleurs. Car on le sait, passé un certain âge, les mâles aussi sont parfois soumis de plein fouet à cette forme de dictature beauté. D’ailleurs, pendant que je suis en train de vous parler, <em>bae</em> compte ses cheveux tombés sur l’oreiller. Que voulez-vous… Parfois, il existe une certaine égalité entre les sexes.</p>
<hr />
<p>La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas les solutions qui manquent. En coulisses, les instituts rivalisent d’inventivité à coups de soins et lissages dernier cri. Botox, kératine, tanino, enzymothérapie, ou encore injections PRP : des termes qui sont entrés dans le lexique beauté et ce, depuis plusieurs années. Oui, il n’y a pas que dans les salles d’opération des chirurgiens esthétiques que les nouveaux standards de la beauté règnent en maître. Avec une jeunesse biberonnée aux images de stars hollywoodiennes, ce marché grandissant a même provoqué l’apparition de cliniques entièrement dédiées qui voient passer dans leurs cabines un bon nombre de patients aux crinières traumatisées. Ce qui n’a pas manqué de titiller ma curiosité et de me délester au passage – d’une bonne partie de mon budget. Mais quand on aime on ne compte pas, vous ne croyez pas ?</p>
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<p></a></p>
<p style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; line-height:17px; margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;"><a href="https://www.instagram.com/p/B3xcMMsHZ0M/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none;" target="_blank">A post shared by Julia Roberts (@juliaroberts)</a></p>
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</blockquote>
<p><script async src="https://platform.instagram.com/en_US/embeds.js"></script></div>
<hr />
<p>Il faut tout de même rendre à César ce qui appartient à César : les nouvelles techniques de lissage ont été un véritable évènement dans mon parcours vers une féminité –que je pensais–assumée. L’une après l’autre, elles ont été la solution, celle qui allait me sauver. J’ai eu tort. Chaque nouvelle idylle capillaire s’est vite transformée en relation dépendante et toxique (je dirais même perverse-narcissique), finissant par faire de ma chevelure un objet non identifié, dès le premier coup de glow passé. Après de nombreuses récidives, ce constat pas très reluisant m’a fait prendre la plus grande décision de ma vie, ou presque. “<em>J’arrête tout ! Cette fois, c’est bon, je laisse mes cheveux au naturel !</em>”, m’a-t-on entendu clamer. <em>Alea jacta est</em>, le sort en était jeté.</p>
<hr />
<p>Résultat ? J’ai tenu 6 mois. Seulement. Après un passage éclair par les shampoings naturels et poudres ayurvédiques et face aux protestations de mes cheveux drogués aux protéines chimiques, j’ai cédé. Oui je l’avoue, j’ai abandonné le combat, baissé les armes et abdiqué face à 150.000 épis révoltés, à leur guerre d’usure et d’embuscades. Un énième lissage m’a permis de recevoir un compliment, pas entendu depuis longtemps : le fameux “<em>Quelle belle chevelure</em>” ! J’ai souri et remercié. Vendre son âme au diable, parfois ça ne tient qu’à un cheveu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Photo(c)Dennis Leupold.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>HUMEUR : LES MEUFS, LES CHAKRAS, L&#8217;ASTROLOGIE ET MOI</title>
		<link>https://shoelifer.com/lifestyle/humeur/astrologie-humeur/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=astrologie-humeur</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Cortes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 16:55:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[“La pleine lune arrive! Vivez chaque instant comme si c’était le dernier et osez comme si vous n’avez rien à perdre”. C’est le message transcendant sur lequel je suis tombée de bon matin, la tête dans les choux et les yeux encore mi-clos. Qui, au lieu de m’ouvrir les chakras, a ouvert les vannes de mon exaspération. L’astrologie, la numérologie (et autres disciplines en “gie”) s’invitent de plus en plus dans notre quotidien, et il m’arrive d’en avoir ras la casquette de ces messages cosmiques à la sauce mords-moi le nœud. Et si j’avais envie de garder les pieds sur terre? L’humeur (massacrante) du mois, c’est par ici.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>“<em>La pleine lune arrive! Vivez chaque instant comme si c’était le dernier et osez comme si vous n’avez rien à perdre</em>”. C’est le message transcendant sur lequel je suis tombée de bon matin, la tête dans les choux et les yeux encore mi-clos. Qui, au lieu de m’ouvrir les chakras, a ouvert les vannes de mon exaspération. L’astrologie, la numérologie (et autres disciplines en “gie”) s’invitent de plus en plus dans notre quotidien, et il m’arrive d’en avoir ras la casquette de ces messages cosmiques à la sauce mords-moi le nœud. Et si j’avais envie de garder les pieds sur terre? L’humeur (massacrante) du mois, c’est par ici. </strong></p>
<hr />
<p>Ils sont partout. Pas les petits hommes verts qui se seraient infiltrés dans notre planète bleue (encore que… mais c’est un autre débat). En revanche, portés par une actualité anxiogène et des réseaux sociaux boostés à l’égo, je vous parle bien de ces gourous du bien-être cosmique qui trustent nos feeds et notre quotidien. Vous savez, ces personnages virtuels comme <a href="https://www.instagram.com/energieslumineuses/?hl=fr">Énergies Lumineuses</a>, qui balancent jour après jour notre météo énergétique à coup de grandes tirades pleines de bons sentiments, saupoudrés d’une pincée de philosophie et de spiritualité. Censées ouvrir notre troisième œil, et par la même occasion, le paradis sur terre. Bye bye le petit astro à la fin du <em>Elle</em>, celui qu’on lisait en rigolant entre copains. Non cette fois, c’est du “sérieux”. Émissions TV, chaînes YouTube, comptes Instagram, lives… Chaque épreuve du quotidien s’explique aujourd’hui à travers l’astrologie et le disfonctionnement de l’alignement des planètes. Ce qui a réussi à nous donner, in fine, envie de nous exiler loin, loin… dans l’espace.</p>
<blockquote><p>Voir aussi : <a href="https://shoelifer.com/lifestyle/humeur/humeur-bonne-annee-2021-oui-non/" target="_blank" rel="noopener">Bonne année 2021 ? Oui mais&#8230;</a></p></blockquote>
<p>Non, je n’exagère pas, ou à peine. Dans mon groupe d’amis, le phénomène a fini par contaminer presque tout le monde. Plus une soirée (en petit comité, <em>of course</em>) sans analyse, dans les règles de l’art, de notre thème astral. Ascendant, astrologie chinoise, tout y passe. “<em>Et toi, tu es née à quelle heure?”</em>  est devenu le nouveau “<em>on reprend un verre?”.</em> Alors j’avoue que je me suis prise au jeu, moi aussi, au début. Mais au bout du dixième apéro à calculer quels étaient les tenants et aboutissants de mon signe astrologique, j’ai fini par suranalyser un peu trop ma vision de moi-même. Et du coup, j’en ai même oublié de discuter vraiment, trop occupée à savoir si ma lune était en bélier ce mois-ci.</p>
<p><img decoding="async" class=" wp-image-30684 aligncenter" src="https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2021/02/Sans-titre-2-300x200.png" alt="shoelifer_astrologie" width="830" height="554" srcset="https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2021/02/Sans-titre-2-300x200.png 300w, https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2021/02/Sans-titre-2-768x512.png 768w, https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2021/02/Sans-titre-2-450x300.png 450w, https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2021/02/Sans-titre-2-225x150.png 225w, https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2021/02/Sans-titre-2-20x13.png 20w, https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2021/02/Sans-titre-2-144x96.png 144w, https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2021/02/Sans-titre-2.png 840w" sizes="(max-width: 830px) 100vw, 830px" /></p>
<hr />
<p>Parlons-en de la lune. Je l’ai toujours aimée, elle m’a toujours guidée, dans mes folles soirées comme mes insomnies. Aujourd’hui pourtant, j’aimerais bien qu’elle se fasse un peu plus discrète. Jeudi dernier par exemple, impossible d’y échapper. Elle faisait son grand retour. Et pas seulement dans le ciel, sur les réseaux sociaux également. Il faut dire que nous avons eu droit à la première pleine lune “de l’ère du Verseau”, là pour “effacer nos blocages énergétiques et karmiques” selon la page Insta <a href="https://www.instagram.com/lemondeseveilleofficiel/?hl=fr">Le monde s’éveille officiel </a>. Pourquoi pas&#8230;</p>
<p>Ce serait passé sans encombre si mes amis (et les réseaux) n’avaient pas saisi l’occasion de m’inonder de posts et autres méditations guidées. Le but : nous “<em>préparer à vivre une intense guérison qui modifiera votre vibration pour pouvoir s’aligner à l’amour véritable et l’abondance afin d’attirer tout ce que vous désirez</em>” selon cette même page. Carrément. Tout ce que je désire, vous êtes sûrs ? Un voyage aux Seychelles ? La fin de la pandémie ? J’étais à deux doigts de commander de la sauge à brûler pour organiser une soirée chamanique à la maison. J’ai swipé pour finalement retrouver une quinzaine de messages similaires. Qui du coup, ont fini par me faire sentir un peu coupable de ma réaction un brin sarcastique. Bon… va pour une soirée télé cocooning avec mes proches et un peu d&rsquo;encens.</p>
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<blockquote class="instagram-media sbi-embed"  data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/p/CKtBQFNBVT0/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:500px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);">
<div style="padding:16px;"> <a href="https://www.instagram.com/p/CKtBQFNBVT0/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank"> </p>
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<p></a></p>
<p style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; line-height:17px; margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;"><a href="https://www.instagram.com/p/CKtBQFNBVT0/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none;" target="_blank">A post shared by Coralie Gallant (@lemondeseveilleofficiel)</a></p>
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</blockquote>
<p><script async src="https://platform.instagram.com/en_US/embeds.js"></script></div>
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<p>Quelques heures après, ça n’a pas loupé. Un pote nous a appelé, pas vraiment au top après avoir perdu son job. Notre BFF, qui était juste à côté, n’a pas pu s’empêcher d’ajouter lorsque j’ai raccroché : “tu lui diras que c’est normal, c’est la pleine lune, c’est chargé en émotions en ce moment, elle est pleine en Lion”. Je n’ai pas su quoi répondre. Et d’enchaîner avec un cours de <em>Science et Vie (junior)</em> pour m’expliquer que tout ça, c’était mathématique, car le corps est composé à 70% d’eau et donc forcément impacté par les mouvements lunaires. Merci pour l’info. Je le lui dirai, quand je le verrai, que sa perte d’emploi a sûrement été causée par sa ressemblance avec une grande bouteille de Sidi Ali. Pas sûr que ça l’aide.</p>
<p>Pourtant, ne croyez pas que je sois complètement réfractaire à toutes ses sciences éveillées. Non, non, c’est juste que j’aimerais bien essayer d’aider le commun des mortels avec des moyens plus… humains. Avoir une bonne discussion, se retrouver autour d’un thé, partager, rire, aller voir un psy, faire du sport ou encore tenter de voir le bon côté de la vie, dans les petites choses, mêmes insignifiantes. Le tout, sans que les limbes d’Internet m’expliquent par A+B le véritable sens de ma destinée. Et quand, à la machine à café, la stagiaire m’a expliqué que si elle avait des problèmes avec son mec, “<em>c’est parce qu’il est verseau et moi scorpion</em>”, j’ai eu du mal à me retenir. “<em>Ce ne serait pas parce que tu te conduis comme une connasse, et que tu le trompes depuis des mois?</em>”. Ça, c’est ce que je voulais lui dire. Manqué. Je n’ai fait qu’opiner, avant de répondre : “<em>c’est certain, il y a incompatibilité</em>”.</p>
<p>https://www.instagram.com/p/CH5bdsZhnpI/?hl=fr</p>
<hr />
<p>Mon état d’esprit en était à peu près là, quand soudain, j’ai eu une révélation. Un déclic, un don du ciel. Une illumination arrivée tout droit sur mon smartphone grâce à un mélange d’ondes wifi et d’algorithmes bien calibrés. Ceux qui étudient et analysent les moindres détails ( ou bêtises ?) de notre vie, comme le montre bien le docu Netflix <em>Derrière nos écrans de fumée</em>.. Bref, une page Instagram m’a clairement expliqué… ce que je voulais évidemment entendre. “<em>Que les personnes qui deviennent obsédées par l&rsquo;astrologie, la psychologie et les types de personnalité sont les enfants qui n&rsquo;ont jamais été compris. Ils essaient de vous analyser dans les moindres détails, parce que cela signifierait beaucoup pour eux, si quelqu&rsquo;un avait fait la même chose pour eux. C&rsquo;est un langage d&rsquo;amour</em>”, décrypte la page <a href="https://www.instagram.com/fuckologyofficial/?hl=fr">Fuckology</a>.</p>
<p>https://www.instagram.com/p/CKmWy7-hGhT/?hl=fr</p>
<p>En voilà une analyse pertinente ! Et, pour le coup, apaisante. Merci. Car je le reconnais, l’amour, le vrai, emprunte souvent des voies diverses et variées, quand elles ne sont pas impénétrables. Alors si pour certains, il a besoin de monter dans une capsule spatiale à tout bout de champ, à la rencontre de l’astrologie et du cosmos, je veux bien essayer de comprendre. Et dire à tous ceux qui veulent l’entendre que mon âme de vierge ascendant vierge sera là pour chacun d’entre eux. Quoi qu’il arrive, et ce, même un soir SANS pleine lune. Bienvenue dans ma secte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Photo (c) Marcellus Kimontait.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<media:content url="https://shoelifer.com/wp-content/uploads/2021/02/Shoelifer_astrologie_humeur.png" medium="image"></media:content>
            	</item>
		<item>
		<title>HUMEUR : BONNE ANNÉE 2021 ? OUI, MAIS&#8230;</title>
		<link>https://shoelifer.com/lifestyle/humeur/humeur-bonne-annee-2021-oui-non/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=humeur-bonne-annee-2021-oui-non</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charlotte Cortes]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jan 2021 16:43:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[bonne année]]></category>
		<category><![CDATA[billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[humeur shoelifer]]></category>
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					<description><![CDATA[L’être humain ? Il est rempli de paradoxes. Ces derniers temps plus que jamais d’ailleurs. Entre les restrictions sanitaires et l’envie de célébrer la vie coûte que coûte, nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Celui des grandes contradictions et des petits compromis. Se souhaiter la bonne année ? On préfère y aller doucement, on ne sait jamais. Car notre humeur en ce moment, c’est plutôt, oui mais non.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’être humain ? Il est rempli de paradoxes. Ces derniers temps plus que jamais d’ailleurs. Entre les restrictions sanitaires et l’envie de célébrer la vie coûte que coûte, nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Celui des grandes contradictions et des petits compromis. Se souhaiter la bonne année ? On préfère y aller doucement, on ne sait jamais. Car notre humeur en ce moment, c’est plutôt, oui mais non. </strong></p>
<hr />
<p>“<em>À l’année prochaine !”.</em> C’est la blague (très originale, on sait) que l’on n’a pas osé faire le 31. Pas folle la guêpe. Après avoir enduré 2020, l’idée de célébrer le premier jour de l’année 2021 ne nous a pas rempli d’enthousiasme. D’ailleurs, n’est-il pas, finalement, <a href="https://shoelifer.com/lifestyle/humeur/humeur-pourquoi-larrivee-de-2019-est-une-bonne-nouvelle/">un jour comme les autres </a>? La gueule de bois en plus&#8230; Cette fois, on ne nous y reprendra plus. Car en ce moment, loin de <em>La mélodie du bonheur</em> on a plutôt l’impression de vivre un remake du film <em>Jumanji </em>: on attend sagement le prochain coup du sort. Conséquence, entre l’envie de tout envoyer balader pour aller vivre sur une île déserte ou celle de rester bien tranquille dans son cocon à la maison, notre cœur balance. Apprendre à jongler avec les opposés, on vous le dit, c’est sûrement le défi que notre humeur va (encore) devoir relever en 2021.</p>
<hr />
<h2><span style="font-size: 20px;"><strong>Oh et puis mince ! </strong></span></h2>
<p>Du coup, on ne va pas vous refaire le coup des grandes résolutions. On connait la chanson : se mettre au sport, arrêter de fumer, ne plus perdre son temps sur les réseaux sociaux… toussa toussa. Alors, on peut les prendre, ces fameuses résolutions, mais sans se mettre la rate au court-bouillon. Parce que la vie, on ne sait jamais quand elle s’arrête, on l’a bien compris, et on a décidé de se laisser vivre. M*** après tout ! Et si certains nous accusent de passer du côté obscur de la force, on leur répondra qu’on est simplement devenus plus… réalistes. Car la pandémie nous a certainement fait malgré tout –et malgré nous– grandir.</p>
<hr />
<h2><span style="font-size: 20px;"><strong>No pressure</strong></span></h2>
<p>Plutôt que de se lancer dans des programmes drastiques à base de courses à pied intensives et de jeûne intermittent, on se concocte un <a href="https://shoelifer.com/beaute/bien-etre/applications-de-sport-ligne/">planning</a> calé… sur nos envies. Sans pressions, sans forcer. On écoute son corps mais aussi son cœur qui nous dit que là, maintenant, ce dont on a vraiment besoin c’est d’un <a href="https://shoelifer.com/culture/films-series/films-feel-good-series-2021/">feel good movie à binge watcher</a> au fond du lit. Pareil pour la nourriture. Le fameux “<em>demain je commence un régime</em>”, répété à chaque bouchée de foie gras pendant les fêtes, est tellement indigeste que même nous, on a fini par en avoir le cœur au bord des lèvres. Et on ne parle pas de nos penchants écolos : on a claironné à qui voulait l’entendre qu’on allait “<em>manger moins de viande au quotidien</em>” ou encore opter pour <a href="https://shoelifer.com/beaute/actu-beaute/cosmetologie-reconnaitre-le-vrai-bio/">la cométique bio</a>. Pour, in fine, se jeter comme des affamés sur les plats en sauce et offrir à notre nièce préférée le dernier <a href="https://shoelifer.com/beaute/maquillage/rouges-a-levres-hiver-2021-sexy-lips/">rouge à lèvres à la mode</a>. Bref, on soigne notre schizophrénie.</p>
<hr />
<h2><span style="font-size: 20px;"><strong>Le revers de la médaille</strong></span></h2>
<p>D’ailleurs notre imagination prenant le contrôle, on a la fâcheuse impression que depuis le début de la crise sanitaire, un mauvais personnage de série B s’amuse à envoyer une à une les mauvaises nouvelles, comme autant d’électrochocs, avec, en bruit de fond, un rire sarcastique qui monte dans les aigus. Pourtant cette avalanche de <em>bad news</em> a fini par avoir une conséquence inattendue : on a pris le parti d’être <a href="https://shoelifer.com/culture/actus/bonnes-nouvelles-2020-news/">optimiste</a>. Envers et contre tout. Pas le droit de sortir ? Pas grave, on va pouvoir laisser s’exprimer pleinement notre fibre top chef en essayant des <a href="https://shoelifer.com/lifestyle/food/simplissime-recette-puree-joel-robuchon-ramzi-el-bouab/">recettes de folie</a>. Compliqué de voyager hors de nos frontières? On (re)découvre le Maroc, notamment à travers ses <a href="https://shoelifer.com/voyages/escapades/maisons-dhotes-maroc-adresses/">adresses de charme</a>. Les restaurants sont fermés ? On va en profiter pour se régaler avec les derniers <a href="https://shoelifer.com/lifestyle/food/diners-de-fetes-adresses-traiteurs-casablanca/">services livraison en vogue</a>. Interdiction de se rassembler ? On imagine des <a href="https://shoelifer.com/mode/tendances-mode/reveillon-2021-looks-tendance-sofia-habib/">looks branchés</a> pour des soirées festives, mais en petit comité. Même les hypocondriaques et autres survivalistes n’ont pas réussi à entamer notre soudaine joie de vivre, histoire de faire un pied de nez à la morosité ambiante.</p>
<hr />
<h2><span style="font-size: 20px;"><strong>On vire vers le cheesy </strong></span></h2>
<p>Allons plus loin encore. S’il y a bien quelque chose qui nous a fait tenir dans l’adversité cette malheureuse année 2020, c’est l’amour. Oui, c’est <em>cheesy</em>, mais on assume. L’affection des proches, la tendresse des amoureux et le soutien des amis qui deviennent une seconde famille, c’est l’amour, le grand amour, le LOVE! Les crises de nerfs des uns ou les élucubrations des autres nous passent désormais au-dessus de la tête, loin, loin, tout en haut. On a appris à mettre de l’eau dans notre vin. Après, on ne va pas dire qu’on apprécie soudain les piques de notre maman chérie, mais on les accueille avec un sourire en coin et en se disant “Ah, elles nous avaient manqué”. Même les remarques de BAE sur notre gestion des finances (dépensières nous?), on les trouve attentionnées et prévenantes, désormais. Qui l’aurait cru ?</p>
<hr />
<h2><span style="font-size: 20px;"><strong>A new beginning</strong></span></h2>
<p>Notre bilan est donc à l’image de l’année passée : mitigé. On ne se laisse pas abattre, on réalise le chemin parcouru, on célèbre nos petites victoires tout comme on apprivoise nos faiblesses. Mais on prend aussi le temps de (re)prendre des forces, de craquer de temps en temps, de devenir un peu plus sage tout en célébrant les petites (et parfois les grandes) folies de la vie. Bref, vous l’aurez compris, dans notre tête, entre le maître bouddhiste et le diable de Tasmanie, on se donne le droit… de ne pas choisir. C’est peut-être ça la leçon à retenir de 2020. Sur ce, on vous laisse, on a un éclair au chocolat à honorer. Un seul petit conseil pour la route : sortez couverts. On parle de vos masques, <em>of course</em>, on vous voit venir.</p>
<p>Photo(c) <a href="https://www.preview.ph/fashion/fashion-editorial-bedtime-stories-a73-20160414" target="_blank" rel="noopener">Preview.ph.</a></p>
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            	</item>
		<item>
		<title>HUMEUR : LA DÉTOX, LA BALANCE ET MOI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farah Nadifi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jan 2020 14:15:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[humeur 2020]]></category>
		<category><![CDATA[fin de la detox]]></category>
		<category><![CDATA[biellet d'humeur detox]]></category>
		<category><![CDATA[détox]]></category>
		<category><![CDATA[billet d'humeur]]></category>
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					<description><![CDATA[2020. Oui, oui, bonne année, la santé, la réussite, tout ça. On connaît la chanson. Mais là, tout de suite, je n’ai pas envie d’évoquer la nouvelle année. Je vous parle de mon nouveau poids. Acquis en une semaine de festivités, comme un petit –gros– cadeau des tout derniers jours de 2019. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>2020. Oui, oui, bonne année, la santé, la réussite, tout ça. On connaît la chanson. Mais là, tout de suite, je n’ai pas envie d’évoquer la nouvelle année. Je vous parle de mon nouveau poids. Acquis en une semaine de festivités, comme un petit –gros– cadeau des tout derniers jours de 2019. </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je sais à quoi vous pensez : aux fameuses résolutions. Eh bien, non ! Loin de là, même. Après tout, nous sommes à l’air du <em>body positive</em>, du “<em>au diable le</em> bikini body<em>”</em> et de <em>“l’important c’est d’être bien dans sa tête</em>”.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et c’est justement là que le vrai problème se pose. Dans ma tête. Il se trouve que j’ai tellement mangé qu’elle est pleine, elle aussi. Mes idées flottent parmi les îles de bûches au nougat, mes pensées se noient, ne parvenant pas à se maintenir à flot sur les coquilles d’huîtres.  De très loin cependant, j’entends une petite voix, enfermée dans une pièce (construite en blinis) de mon inconscient. Elle répète: “Ils essaient de t’avoir, résiste, résiste!”</span></p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Le grand complot</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au matin du 1<sup>er</sup> janvier, la voix est devenue plus explicite : “Tu vois pas que tout ça est fait exprès ? Que c’est un piège pour te faire culpabiliser ? Te mettre au régime et te faire souffrir ?”</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je ne sais pas si la brume matinale (de mes pensées) a été dissipée par un grand café chaud, mais tout était soudain très clair. C’est vrai ! Nous sommes victimes d’un énorme complot. On nous fait croire que du réveillon de Noël au réveillon du 31 décembre, tout est culinairement permis, rien n’est grave. Alors, on profite de cette petite appropriation culturelle pour s’en mettre plein la panse, en se disant que ce n’est qu’un intermède festif. Mais ce sont tout de même huit jours d’excès intensifs, pendant lesquels, à tout bout de champ, on s’exclame : “Oh ça vaaaa… c’est les fêtes !”</span></p>
<p><iframe class="giphy-embed" src="https://giphy.com/embed/yrBwdH8CD7K5q" width="480" height="260" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://giphy.com/gifs/food-studio-ghibli-yrBwdH8CD7K5q">via GIPHY</a></p>
<p><span style="color: #000000;">Et après ? On est censé se réveiller le premier jour de l’année avec des envies de quinoa et concombre? Si, si, on nous a entraîné dans une spirale infernale et là, aux premières lueurs de 2020, on nous brandit le drapeau de la détox. Mais non, qui que vous soyez, ça ne se passe pas comme ça. Les choses ne sont pas si simples. Ainsi, hasard (ou coup du sort) de mon calendrier personnel, il se trouve que le 2 janvier, c’est l’anniversaire de ma mère. Rebelote : petit déjeuner copieux, suivi par un repas de famille gargantuesque avec gâteaux aux mille et une calories. Mais le complot ne s’arrête pas là. Car elle pointe le bout de sa fève, elle est juste là… ça y est, c’est la galette des rois !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et c’est loin d’être fini. Dans les supermarchés, les invendus de chocolats de Noël sont en promo afin de trouver enfin preneur. Les pauvres ! Qui aurait le cœur de les abandonner à un sort incertain ?<br />
</span><span style="color: #000000;">D’ailleurs, en parlant de chocolat, de calendrier et de supermarché, on verra très vite apparaître, dans les rayons, les œufs de Pâques. Et oui, ce serait bien trop facile sinon.<br />
</span><span style="color: #000000;">Entre-temps, au mois de février, il y aura eu la Chandeleur et ses crêpes recouvertes de pâte à tartiner, de confiture ou de banane flambée.<br />
</span><span style="color: #000000;">Bref, le constat –de la balance– est sans appel, des puissances sont à l’œuvre, inflexibles et sans pitié.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>La résistance s’organise</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cette cabale désormais mise à jour, que faire ? À ma droite, le petit ange de la sagesse susurre “avec de la volonté, on peut tout, il suffit de vouloir résister”. À ma gauche, le diablotin, qui m’a l’air bien plus avisé, hurle “Céder! Il faut céder! On n’a qu’une vie et il n’y a pas assez de gourmandises sur terre pour toute une vie!”. Et d’ajouter, plus calmement: “Tu te vois regarder <em>Love Actually</em> lovée dans ton plaid, à grignoter des baies de goji? À ce prix-là, je préfère des chips à la truffe noire”. Il marque un point.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" class="giphy-embed" src="https://giphy.com/embed/5wBBmDD10iAg" width="480" height="360" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://giphy.com/gifs/daria-angel-devil-5wBBmDD10iAg">via GIPHY</a></p>
<p><span style="color: #000000;">Bon, on va commencer par faire taire ces deux voix, pour éviter l’internement. Mais me mettre délibérément en détox, c’est non, je passe mon tour. C’est l’hiver, j’ai froid, j’ai besoin du réconfort apporté par toutes ces délicieuses calories. La solution, parce qu’il y en a une, c’est de peser le pour et le contre et de prendre une décision objective. Ça c’est une résolution à suivre en 2020.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un exemple ? Le chocolat. Certes, il me prend par les sentiments. Les “pour”, on les connaît, pas besoin de les énumérer. En revanche, en pensant à la liste des “contre”, il y en a un qui me vient assez facilement : il s’appelle docteur Sninates. Dès demain matin, il va me délester de quelques milliers de dirhams pour remettre en état ma bouche, qui commence à ressembler à Verdun en 1917. Il faut ensuite ajouter le dermato qui va me prescrire moult crèmes et médicaments, quand ma peau aura l’aspect d’un tableau de bord d’A380. La balance (pas le pèse-personne, hein) commence à pencher sérieusement. Ensuite, en tirant un peu sur le cheveu, il y a l’aspect écologique. Pourquoi ? Eh bien dans un paquet de 500g de Schoko-Bons, il y a 86 bonbons, chacun enrobé dans un morceau de plastique…</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Enfin, et c’est ma résolution principale, celle qui pèse –sans mauvais jeu de mots– le plus lourd : j’ai décidé d’écouter mon corps. L’écouter, avant qu’il se manifeste, bruyamment, via une crise de foie. Vraiment l’écouter, afin de l’entendre chuchoter. Si vos papilles sont le cœur, votre corps entier est la raison. Donc voilà comment va se passer 2020 : on va se mettre en détox des détox en tout genre et viser l’équilibre entre de bons moments gustatifs un corps en bonne santé. Une santé qui, faut-il le rappeler, ne dépend pas forcément d’un chiffre sur une balance.</span></p>
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		<item>
		<title>BILLET D’HUMEUR : 40 ANS, LA NOUVELLE VINGTAINE ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farah Nadifi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Sep 2019 14:55:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[quarante ans]]></category>
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					<description><![CDATA[La mèche blanche que j’ai sur le haut de la tête est arrivée un beau matin, à 19 ans. Panique à bord ! Même si mes potes trouvaient ça “trop cool”, j’ai passé 15 ans à la teindre, sans succès.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La mèche blanche que j’ai sur le haut de la tête est arrivée un beau matin, à 19 ans. Panique à bord ! Même si mes potes trouvaient ça “trop cool”, j’ai passé 15 ans à la teindre, sans succès. Mes cheveux étant dépigmentés, la couleur ne tenait jamais. À 35 ans, fatiguée de donner l’équivalent du PIB de l’Allemagne à ma coloriste et bien qu’on me surnomme Tornade (le personnage des X-Men), j’ai décidé de la laisser vivre.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" class="giphy-embed" src="https://giphy.com/embed/IJREcjmx51syI" width="480" height="255" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://giphy.com/gifs/hugh-jackman-xmenedit-marveledit-IJREcjmx51syI">via GIPHY</a></p>
<p><span style="color: #000000;">Et là, le monde se divisa en deux, comme la Mer Rouge devant Moïse. D’un côté ceux qui trouvaient ça magnifique (“mais c’est ta signature, j’adooooore !”) ou encore celles qui demandaient à ma coiffeuse de leur faire “la même chose”. De l’autre, les sceptiques, qui ne comprennent toujours pas pourquoi je m’obstine à garder cette mèche annonçant prématurément ma date de péremption.</span></p>
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<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Erreur sur la personne ?</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ah bon ? Moi ? Vieillir ? Mais le matin, je regarde encore des dessins animés, je mange des Chocapic au goûter (oui, je prends un goûter) et entre un Woody Allen et un Marvel au ciné, je fonce vers les supers héros sans hésiter. Il y a forcément erreur sur la personne !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et un matin, Facebook s’en mêle. Au réveil, alors que je check rapidement mon téléphone, devant mon chocolat chaud, s’affiche un souvenir “le même jour, il y a 5 ans”… La claque est monumentale. Facebook doit se tromper de profil : je ne sais pas qui est cette personne. La photo qui “orne” actuellement mon mur semble être un “remix” de ce portrait, sur lequel on aurait utilisé le filtre vieillesse de l’appli Face App.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Bref, la sentence est sans appel. La vérité sort autant de la bouche des enfants que des algorithmes Facebook. Ces saloperies vous démontrent au quotidien que vous n’êtes plus la même personne qu’avant-hier. Ainsi soit-il.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>L’aveu</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il faut être honnête, il y a bien eu quelques signes avant que le réseau social ne rende son verdict. D’abord, le test du crayon. Quel test ? Il est très simple, vous savez si votre poitrine est en forme si, lorsque vous glissez un crayon en dessous… il tombe. Désormais, ce satané crayon tient.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ensuite, lorsque l’on n’a pas l’entraînement sportif de Serena Williams, on réalise qu’accepter un match de tennis la veille pour le lendemain est une très mauvaise idée. Il faut désormais s’y préparer mentalement et physiquement 15 bons jours à l’avance, et s’affamer les 48h précédant le match comme pour être sûre de rentrer dans sa robe de mariée. Ça, c’est uniquement si on veut réussir à faire semblant d’avoir un minimum de dextérité. Au lendemain du match, lorsque l’on se réveille et que notre corps entier n’est qu’une immense courbature, on se jure –comme après une cuite– que “plus jamais”.</span></p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>La collectionnite</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">D’ailleurs, parlons-en, des cuites. À 39 ans et demi, pourquoi un apéro se transforme-t-il systématiquement en coma éthylique ? Pourquoi me faut-il une semaine de sommeil pour espérer chasser le pivert qui cogne à l’intérieur de mon crâne ? Avant, jamais on n’entendait, en trinquant, “Attends, il faut boire beaucoup d’eau si on ne veut pas galérer demain matin”. L’eau ? Mais à une époque, l’eau ne nous servait pratiquement qu’à nous laver ! Pourtant, on accumule les lendemains de fête où l’on n’est plus que l’ombre de l’épave du Titanic, avec les muscles qui hurlent d’avoir dansé une demi-heure.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Je n’accumule pas que ça, pour être honnête. On devient un peu collectionneur avec l’âge. De petits anges en porcelaine ? Oui, mais je ne parle pas de ça. On collectionne les kilos qui ne se perdent plus en 3 jours de détox, les ex-maris, les regrets, les points de fidélité au resto où l’on déjeune le midi, les rides, les fringues dans lesquelles on espère rentrer à nouveau un jour, le maquillage pour camoufler ces cernes que l’on ne saurait voir… et j’en passe.<br />
</span><span style="color: #000000;">Et vous savez quoi ? C’est génial !</span></p>
<h4 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>La réponse</strong></span></h4>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Car la vingtaine, c’était une période très cool, mais survendue. Un peu comme ces hôtels club all inclusive que l’on voit les dimanches soirs dans Zone Interdite : quand on arrive, il n’y a ni piscine, ni cours d’Ashtanga comme prévu.<br />
</span><span style="color: #000000;">La trentaine elle, était traitre. On nous a pourtant rabâché que “35 ans c’est l’âge d’oooooor” de la femme. Du plaqué or plutôt. On s’accomplit professionnellement, personnellement, on entre dans le club des femmes à la charge <a style="color: #000000;" href="https://www.psychologies.com/Couple/Vie-de-couple/Hommes-Femmes/Articles-et-Dossiers/Charge-mentale-comment-s-en-liberer" target="_blank" rel="noopener noreferrer">mentale saturée</a> mais on est au max parce qu’on assure sur tous les fronts. Bref, “<a style="color: #000000;" href="http://www.topito.com/top-conseil-moulure-plafond-kevin-calcul-sont-pas-bon" target="_blank" rel="noopener noreferrer">les calculs sont pas –encore– bons Kévin</a>”.<br />
</span><span style="color: #000000;">Puis, un matin, on a 39 ans et demi et la définition du luxe tient en un seul mot : l’énergie. Et notre patience, qui a 39 ans et demi aussi, elle en manque, d’énergie. Comme le dit si bien <a style="color: #000000;" href="http://www.wepostmag.com/meryl-streep-nai-plus-de-patience-ne-meritent/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Meryl Streep</a>, “<em>ce n’est pas une question d’arrogance » </em>mais juste de force qui manque et a fortiori de choix qui s’imposent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alors tout devient plus clair, on se trouve particulièrement belle dans le miroir. Certes, on ne sort pas de Koh-Lanta sans séquelles. Mais justement, c’est le jeu, et se regarder en se disant ”Ouais au final j’me kiffe”, c’est le gagner. On sait aussi de qui on a envie d’être entouré pour continuer la partie (parfois même pour la finir). On sait à quelle nourriture on est intolérant. Et à quel genre d’êtres humains aussi. On sait.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">On sait surtout que l’on n’a pas fini de prendre les murs, et que tout ira bien quand même. On sait que l’amour <a style="color: #000000;" href="https://www.livredepoche.com/livre/lamour-dure-trois-ans-9782253166863" target="_blank" rel="noopener noreferrer">dure trois ans</a>, que les peines de cœur passent (de plus en plus vite), et que l’on va commencer à perdre des êtres chers. On sait.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alors à la question de Florence Foresti “<a style="color: #000000;" href="https://www.dailymotion.com/video/x25nu4e" target="_blank" rel="noopener noreferrer">40 ans : alors vieille ou pas vieille ?”,</a> je répondrais que… j’ai pas le temps, Bob l’Éponge commence dans 5 minutes.</span></p>
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		<title>HUMEUR : PYJAMA PARTY</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farah Nadifi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Nov 2018 13:25:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[chronique shoelifer]]></category>
		<category><![CDATA[pyjama party]]></category>
		<category><![CDATA[billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[humeur shoelifer]]></category>
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					<description><![CDATA[En marge des manteaux et autres achats hivernaux arrive l’indispensable de la saison : le pyjama. Entre l’horrible, le pas terrible et le désirable, mon cœur balance. Récit.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">En marge des manteaux et autres achats hivernaux arrive l’indispensable de la saison : le pyjama. Entre l’horrible, le pas terrible et le désirable, mon cœur balance. Récit.</span></strong></p>
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<p style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" class="giphy-embed" src="https://giphy.com/embed/3o7TKSnwnCSSKWaSti" width="480" height="361" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://giphy.com/gifs/hellogiggles-winter-cold-3o7TKSnwnCSSKWaSti" target="_blank" rel="noopener noreferrer">via GIPHY</a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Leggings</em> usés et vieux <em>hoodies</em> d’université, <a style="color: #000000;" href="https://www.kigurumi.com/collections/adult-onesies" target="_blank" rel="noopener noreferrer"><em>onesies</em></a> rigolos (et tellement pratiques pour la pause pipi de 4h du matin. #Ironie) et pyjamas choisis par maman qui s’inquiète encore de ma température nocturne à l’approche de mes 40 printemps, sont mes seules options. C’est en déballant ma valise d’hiver que ça m’a frappé. Pas cet hiver. Je refuse. Je m’insurge. Je veux un pyjama avec lequel je peux ouvrir la porte de chez moi quand ça sonne sans avoir à me trimballer ma couette sur le dos.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">J’ai longtemps cru être la seule que sa mère gratifiait de ces cadeaux saisonniers, que je n’ai jamais pu refuser tant ils sont chauds et fonctionnels (beaucoup aussi par pure politesse), malgré leur mocheté il faut bien l’avouer. Les derniers en date ? Deux ensembles, l’un rose fuchsia, l’autre d’un vert qui frôle la schizophrénie chromatique, dans un pilou aussi épais que la couche de pollution au-dessus de Casa. La matière et la couleur suffisent à elles seules à faire passer Heidi Klum pour Bridget Jones. Puis, coup de grâce, le motif : sur le top, un gros mouton en fausse laine, censé être mignon, portant un gros cœur rouge.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">À se demander si le seul but de ce présent est de s’assurer que je reste célibataire toute ma vie. Il est vrai qu’au moins, il me tiendra chaud, peut-être plus qu’un homme. Quand j’y pense, c’est pourtant exactement ce que j’offrirais à quelqu’un(e) que je voudrais voir raser les murs sous son propre toit de peur d’être la risée de toute la famille. Est-ce que c’est mon cas ? Absolument, dans mes pyjamas hideux, je fais presque peur aux enfants. Pourquoi m’infliger cela, me demanderez-vous ? Pour la simple et bonne raison que j’ai toujours détesté m’acheter des pyjamas, que j’ai toujours considéré cette dépense comme inutile. Comme dirait (presque) la PETA : « plutôt à poil, qu’en fourrure pilou ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mais, cet hiver, c’est le déclic. Plus jamais ça. C’est vrai quoi, c’est un <em>outfit</em> important le pyjama. Comme je suis plutôt tempérée comme nana, j’ai décidé de troquer la polaire contre la soie, le pilou contre le satin, et la laine qui gratte contre un coton égyptien. Me voilà alors partie en quête de mon nouveau compagnon de nuit, classe, chic et doux, comme je les aime (on parle toujours pyjama). Pas encore tout à fait déterminée à y laisser le PIB de l’Allemagne, je me tourne vers une marque de <em>mass market</em>, qui propose tout de même des produits qualitatifs : Oysho. C’est là que je le vois, dans un très beau vieux rose, au passepoil bordeaux et 100% soie de mûrier. Bingo, c’est le coup de cœur. J’avoue, ayant l’habitude des prix d’<a style="color: #000000;" href="https://www.oysho.com/ma/pyjamas-et-homewear/ensemble-pyjamas/pyjama-soie-vintage-c1010192613p101738079.html?typeCategory=0" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Oysho</a>, je ne prête pas vraiment attention à l’étiquette et me dirige vers la caisse, contente de mon butin. La caissière me sourit, me demande comment je règle et annonce : « 2198 dhs s’il vous plaît ». Dans ma tête, c’est le #WTF absolu, puis une voix intérieure me chuchote : « deux choses ma jolie, c’est ou la pneumonie, ou les pyj de maman, mais fais comme tu le sens ». J’ai craqué en m’auto-convaincant que mon sommeil ressemblerait plus à celui d’Audrey Hepburn et que surtout, je pourrais enfin sortir le dimanche matin chercher mes croissants, sans avoir peur de croiser Mr Target du moment.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" class="giphy-embed" src="https://giphy.com/embed/r7y4IMFjhMiGs" width="480" height="235" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p><a href="https://giphy.com/gifs/pink-heart-i-love-you-r7y4IMFjhMiGs" target="_blank" rel="noopener noreferrer">via GIPHY</a></p>
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		<title>HUMEUR : LA RENTRÉE SCOLAIRE? BIENVENUE EN ENFER</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farah Nadifi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Sep 2018 13:03:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[humeur shoelifer]]></category>
		<category><![CDATA[rentree scolaire 2018]]></category>
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					<description><![CDATA[À chaque rentrée, je me pose la même question : pourquoi les mamans semblent ravies que leurs enfants retournent à l’école ? C’est vrai, j’entends et lis très souvent cette phrase : « Ils retournent à l’école, nos vacances peuvent commencer ! ».]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">À chaque rentrée, je me pose la même question : pourquoi les mamans semblent ravies que leurs enfants retournent à l’école ? C’est vrai, j’entends et lis très souvent cette phrase : « Ils retournent à l’école, nos vacances peuvent commencer ! ». Alors oui, je peux comprendre que ne plus les avoir dans les pattes toute la journée, les entendre se plaindre sans cesse «  Je m’ennuie », « Ch’ais pas quoi faire », « J’ai pas de copains ici, c’est nul », ça nous arrange pas mal. Mais toutes ces phrases que l’on peut faire semblant de ne pas entendre sont remplacées par d’autres, toutes aussi entêtantes et auxquelles il faut trouver des solutions concrètes. Et pas le moindre répit, ça commence dès le jour de la rentrée : « La prof de français a dit que si je n’avais pas mon livre demain, je ne rentrais pas en cours ». Suis-je la seule à vivre ce grand moment de solitude devant mes ados ? Moment pendant lequel j’hésite entre deux réponses : « Bouge pas je vais chercher ma baguette magique pour te sortir un manuel de français ! » et « Tu diras à ton prof de français qu’on est en 2018, qu’il n’y a plus d’arbres pour imprimer son satané livre. »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pendant des années j’ai écrit des mots d’excuses me justifiant sur l’absence de tel ou tel livre. Certes, je ne suis pas de celles qui font leur shopping rentrée le 15 juin – avant les vacances, comme la femme du « Blond », de Gad El Maleh qui fait tout comme il faut-, mais c’est comme ça et pas autrement. Cette année, quand j’ai entendu de nouveau cette phrase à propos de je ne sais quelle matière, sachant que j’avais écumé les librairies de la ville la veille, et qu’elles étaient toutes en rupture de stock jusqu’à nouvel ordre, l’idée m’a traversé une demi-seconde de demander au libraire – voire à tous – de l’écrire lui même, le mot d’excuses. Ce serait une sorte de formulaire qui servirait de mot d’excuses aux parents. « Cher M. le Professeur de physique, madame Unetelle, maman de l’élève Untel, n’a pu se procurer le livre du parfait petit physicien parce que je n’étais pas sûr de tout vendre, alors je n’en ai commandé que 10 pour un lycée de 800 élèves, Merci de votre compréhension, signé M. le Libraire. » Parce qu’après tout, il est responsable aussi, responsable de ne pas commander assez. Mauvaise foi ? Mais tout à fait, et mauvaise foi assumée en toute tranquillité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans un autre genre, le début des organisations entre copains, ou plutôt, le retour des associations de malfaiteurs. Je précise : ce week-end quand vous aurez prévu de vous faire un footing, votre marché, un déjeuner en famille, une sieste (quelle ambition !), un apéro, un bon bain puis un bon film, eux (oui, parce qu’ils sont nombreux), devront aller «commencer un exposé chez untel », se rendre « à l’anniversaire d’unetelle » (donc acheter un cadeau…), passer prendre la BFF (best friend forever, <em>ndlr</em>) pour « faire un tour au mall », retrouver son meilleur pote – pour la version garçon- pour « aller jouer au foot » et la liste pourrait continuer comme ça des kilomètres. Ce qui est certain, c’est que tout sera mis en œuvre pour qu’aucun de vos plans ne se passe comme prévu. Des exemples tels que ceux-ci, qui rendent les premiers jours du mois de septembre infernaux, il y en a bien une bonne cinquantaine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et puis, cette satisfaction des autres mamans de « rendre » leurs mioches au corps enseignant, d’où peut-elle bien venir ? Parce que qui dit rentrée, dit contact avec ce-dit corps enseignant : réunions parents-élèves, réunion en « one to one » entre professeur et parents… En quoi tous ces rituels sont-ils censés être une bonne nouvelle ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">J’ai vraiment retourné la question dans tous les sens, en toute bonne foi, et j’ai eu la réponse la veille de la rentrée de mes ados, qui se passait le jour d’après celle des autres enfants, plus petits. En allant au bureau, j’ai vu, vision horrible, des cartables plein les rues, des maîtresses sur leur 31, des parents tout sourire. C’est là que ça m’a frappé. Le problème ne vient pas de mes ados, mais bien de moi, ou du moins de moi à 14 ans, qui a toujours haï la rentrée, ces heures entières à attendre son tour à la librairie pour s’entendre dire : « Désolé, cet ouvrage n’arrivera que le 5<sup>e</sup> jeudi du mois d’octobre ! ». Octobre ? Mais j’aurai déjà été punie 12 fois d’ici là !!! »… L’indifférence était totale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En somme, la bonne nouvelle dans cette histoire de rentrée au final, c’est que l’ado en moi est toujours là quelque part, avec ses angoisses certes, mais avec toutes ses qualités aussi. Comme disait Alain Souchon : « Laissez moi rêver que j’ai dix ans ! ».</span></p>
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		<title>L’AÏD EL KEBIR, IT’S BOULFAF PARTY !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Farah Nadifi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Aug 2018 14:00:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[eid el kebir]]></category>
		<category><![CDATA[eid el kebir 2018]]></category>
		<category><![CDATA[boulfaf]]></category>
		<category><![CDATA[boulfaf party]]></category>
		<category><![CDATA[humeur eid el kebir]]></category>
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					<description><![CDATA[Chacun sa fête préférée, moi, c’est l’Aïd el Kebir. Et non, ce n’est pas parce que je garde la peau du mouton pour m’en faire des manteaux ceinturés après.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Chacun sa fête préférée, moi, c’est l’Aïd el Kebir. Et non, ce n’est pas parce que je garde la peau du mouton pour m’en faire des manteaux ceinturés après. Ma vie ne tourne pas –complètement– autour des tendances.<br />
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</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si, en ce moment, toutes les journalistes et blogueuses, acheteuses et consommatrices pensent au prochain grand évènement de la planète mode : les fashion weeks de septembre. Eh bien dans mon cas, il y a une étape cruciale avant ce grand évènement, c’est le mercredi 22 août, le jour où mes brochettes de boulfaf grilleront sur le barbecue.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Tous les ans c’est la même danse, l’Aïd el Adha se rappelle d’abord à notre mémoire dans les supermarchés : couteaux, grills, congélateurs en promotion… tout le merchandising est axé mouton. Même si cette année est particulière, puisque le mouton a dû céder de la place aux fournitures scolaires –que je suis beaucoup moins pressée de retrouver en revanche. On se balade donc entre les cahiers grands formats à grands carreaux et les paquets de 32 brochettes en inox.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Enfin, revenons à… non je n’oserai pas !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Bref, revenons en à ce que j’aime dans l’Aïd el Kebir. La liste est longue. Elle commence par les souvenirs. Je ne vais pas les énumérer ici parce que l’on n’est pas là pour faire pleurer dans les chaumières avec des “c’était mieux avant”, mais les souvenirs sont importants, surtout ceux que l’on fait avec les siens. Et quand je dis les “siens”, je pense en particulier aux enfants. C’est qu’ils les aiment, eux aussi, leurs traditions. Certes, quand les miens étaient petits, ils nous traitaient de fous et tentaient de fuguer (à 4 ans) avec leur sac Dora sur le dos, mais ça leur est vite passé.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Aujourd’hui, chacun dans la maison à un rôle bien précis, un job saisonnier auquel il tient. Ça commence par la déco du toit, ou “sta7” si vous préférez. On la joue bédouins avec des tapis berbères au sol, des petites tables en bois, le barbecue pas très loin. Les enfants mettent la table, ma mère fait le thé, mon père prépare les grillades. Et moi ? Je surveille mon père : un détournement de boulfaf est vite arrivé. Ah oui, mon frère, quant à lui, gère la musique, les photos de famille et les vannes.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Elles sont importantes, les vannes. Lorsque l’on en sera à la 4<sup>e</sup> théière, que le charbon aura commencé à refroidir, la moitié de la famille fera la sieste, l’autre racontera des blagues déjà entendues au moins 200 fois (à raison de 5 fois par an multiplié par 38 ans) et on pourra alors se mettre à répondre aux messages et vœux des amis et de la famille lointaine.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Puis, toujours en pleine digestion, on discutera avec maman du menu des prochains jours, en ayant déjà hâte d’arriver au couscous. Parce qu’en bonne marocaine que je suis, il faut bien le dire : tout est bon dans le mouton !</span></p>
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		<title>HUMEUR : BABY-FLOUSS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Soraya Tadlaoui]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2017 14:20:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[s1817]]></category>
		<category><![CDATA[kids]]></category>
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		<category><![CDATA[montessori]]></category>
		<category><![CDATA[cocoona]]></category>
		<category><![CDATA[mini me]]></category>
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					<description><![CDATA[À lire, notre dernière chronique sur le business des "kids", un filon très juteux. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;">Avant, on vous disait « faites des enfants », maintenant c’est plutôt « faites de l’enfant ». Car le <i>kid</i>, ça rapporte. Si vous comptez lancer un business, des sacs à langer à franges, un site de conseils pour faire du yoga 7h par jour avec un nourrisson de 3 semaines, ou vous lancer dans la déco, l’enfant c’est le nouvel eldorado. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pourquoi ? Parce que depuis la <a href="http://shoelifer.com/shoeliferanalytics/mini-me-maxi-profits/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">mode du mini-me</a> , l’enfant est le nouveau narcissisme. A travers lui c’est nous que l’on voit. Le mieux habillé possible, le mieux nourri possible –pas question de lui faire manger du gluten ou des légumes aspergés aux pesticides–, avec une chambre à faire pâlir d’envie Sarah Lavoine (la décoratrice, pas le flocon). On claque donc des sommes astronomiques pour la bonne cause : lui. Rien n’est trop beau, ni trop cher.<br />
</span><span style="color: #000000;">La couche sans chlore à 10dh l’unité, le chauffe-biberon façon Nespresso, le lit à baldaquin plus cher que votre deux places Simmons, ses chaussures « premiers pas » (qui ne le feront pas marcher sur la Lune, même à 800 dirhams la paire), ses jouets de bain, ses anneaux de dentition qui en réalité lui servent à nettoyer ses narines quand il ne les balance pas par terre en mordillant un kleenex avec frénésie… </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Mais les parents 2017, à fond dans la parentalité positive (car sachez-le vos parents à vous étaient des parents adeptes de la parentalité négative, peu importe ce que cela veut dire), ne laissent pas de marge à l’erreur. Le biberon sans BPA, les produits de change sans une multitude d’ingrédients cancérigènes –dont vos parents, ces fous, vous badigeonnaient allègrement les fesses–, les couches sans blanchiment, les sièges auto design et évidemment dos à la route, la poussette taille sac à main, la sucette ergonomique, les légumes BIO, la farine BIO, le coton BIO, le lait BIO, le lait sans lait de vache, les yaourts BIO… Bref, la seule chose non BIO, c’est VOUS. </span></p>
<p><span style="color: #000000;">D’ailleurs, vous ne le dites pas mais vous êtes un peu verts. Le budget mensuel de la miniature devient l’équivalent de votre compte épargne à 30 ans. Et ce, sans l’avoir encore inscrit à la crèche/ école. Le choix cornélien. Une école à l’éducation bienfaisante, celle d’avant étant malfaisante, une crèche qui favorise le développement naturel de l’enfant et son éveil (au cas où il s’endormirait là-bas), des jouets en bois, du yoga pour bébé, des stages d’éveil musical afin qu’il devienne un virtuose et pianote du Mozart dès 13 mois à son doudou (objet transitionnel, on vous l’a expliqué) à 800 DH d’une marque tendance. Il n’y a qu’à voir l’explosion des crèches et écoles orientées « Montessori » et consorts au Maroc. Un tour sur la toile ? Une liste abracadabrante de sites qui vendent puériculture, jouets, produits d’hygiène, destinés non pas aux bébés mais à des parents que la société rend ultra-angoissés de faillir à leur rôle. On doit, dès la naissance, dès le placement du nain dans son Cocoona à 2000 DH, faire en sorte qu’il s’épanouisse, s’éveille, découvre, dans la bienveillance et la pamoison, en l’allaitant AU SEIN, on vous l’a déjà répété mille fois, au moins ça c’est gratuit, mais pas donné à tout le monde. Comment faisaient les gens avant ? Ceux qui en avaient 7, 8 ? Peut-être en faisaient-ils juste un peu moins.  </span></p>
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		<item>
		<title>CHRONIQUE : MARCHE OU CRÈVE</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Soraya Tadlaoui]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Jul 2017 22:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Humeur]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[billet d'humeur]]></category>
		<category><![CDATA[s818]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement casablanca]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement de rue]]></category>
		<category><![CDATA[harcèlement femmes dans la rue]]></category>
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					<description><![CDATA[Rien de nouveau sous le soleil question harcèlement de rue... Dans ce billet d'humeur, toutes les femmes, jeunes et moins jeunes se reconnaîtront.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Rien de nouveau sous le soleil question harcèlement de rue. On avait entendu avec une liesse non contenue parler d’une loi qui devait dissuader nos compatriotes, troubadours de la braguette, de nous héler à chaque pas que l’on ose faire dans l’espace public. De nombreux pamphlets ont été rédigés à ce sujet. Je ne vous apprends donc rien quand je vous dis qu’une femme qui déambule dans la rue, en jogging, en djellaba, en mini, en « mormone style <em>»</em>, en Gucci ou en Pimkie, suscite la même réaction qu’un énorme couscous présenté à un homme sortant d’une grève de la faim. Nous sommes des burgers pour le commun des mâles marocains. Phrases poétiques vantant les louanges de nos formes harmonieuses et de notre postérieur visiblement dément, invitations distinguées à enfourcher une 103 en la compagnie de l’hurluberlu qui la chevauche avec fierté –malgré ses sandales dévoilant de jolis champignons–, punchlines travaillées d’un quarantenaire dans sa berline pendant que sa femme s’occupe de sa descendance, etc. Bref, c’est à se demander si la mixité sociale et l’égalité n’existent ici que dans la drague. Le terme « drague » étant un doux euphémisme, évidemment.<br />
</span><span style="color: #000000;">Là où je vais peux être vous surprendre c’est que, naïve que je suis, je pensais qu’une fois maman, passé le stade de la fraîche jouvencelle qui se balade (ou plutôt qui fait 20 mètres pour aller faire une course), on allait ENFIN me foutre la paix. Qu’une fois mon indisponibilité affichée, le Marocain, pieux et en pamoison devant sa propre mère, laisserait tranquille celle d’un autre.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>« Je crois n’avoir jamais été autant alpaguée qu’enceinte »</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Me suis foutu le doigt dans l’œil jusqu’au cortex. Lorsque j’ai commencé à ressembler à une aubergine, aux alentours du 6<sup>e</sup> mois, je me suis mis en tête de faire de longues marches, promenant mon bidon. Honnêtement, ce stade de la couvade est loin d’être appétissant. T’es grosse, vénère, arborant un masque de grossesse qui pourrait laisser penser que tu ne connais pas le gel douche, on pourrait te laver la face à la pierre ponce. Mais ça ne les gêne pas du tout. Je crois n’avoir jamais été autant alpaguée qu’enceinte. Onomatopées explicites, phrases louant mon état de fertilité, la moitié de mes nausées de grossesse ont été déclenchées par leurs envolées lubriques.<br />
</span><span style="color: #000000;">Pervers, tordus, mal éduqués, mal embouchés ? Pourtant, au regard de ma proéminence abdominale et des lois archaïques du pays, il est clair qu’enceinte = déjà prise, légalement parlant. Mariée. Pas disponible. A quelqu’un d’autre puisqu’on fonctionne en propriété ici. Rien à faire.<br />
</span><span style="color: #000000;">Passé le stade de la gestation, place à la mise bas et à la balade en poussette. Fière de présenter au soleil ma progéniture, j’entreprends, folle de liberté que je suis, d’embarquer la miniature pour des virées à quatre roues. Qui plus est pendant Ramadan, période de recueillement et de prohibition de pensées impies. Sans mentir, pendant le mois sacré, j’ai éprouvé une liberté relative. Pas parce que les hommes s’interdisaient le sport national, mais simplement parce qu’ils dormaient. Le peu d’individus croisés ne se sont pas gardés de signaler leur appétit charnel. <em>So much</em> pour la spiritualité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong> </strong></span><span style="color: #000000;"><strong>« Quand tu me dragues en poussette, je dois faire quoi ? »</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le reste du temps, surprise ! Les <em>Homo erectus</em>, en djellaba ou en jeans, ont une obsession pour les nourrissons. Chez eux ils ne s’en occupent pas, mais dehors ils se répandent en bénédictions tout en lorgnant avec délectation votre poitrine nourricière (ou pas). Jeunes qui vous balancent la formule consacrée depuis une voiture tout en vous draguant ouvertement, vieux sous régime porno depuis 30 ans… Tous à la même enseigne. J’ai beau me répéter que je n’ai pas fait ce bébé toute seule, qu’à un moment il y a eu l’intervention d’un géniteur et que ça devrait les calmer, rien n’y fait. Brandir un doigt d’honneur, brandir son alliance, brandir une couche joliment décorée et leur faire un masque avec, hurler pour leur faire honte. Walou. « <em>Là où il y a de la gêne, y’a pas de plaisir </em>» comme dit ma mère. Au-delà du dégoût profond que m’inspire ces individus répugnants qui réduisent la femme à un produit de consommation courante, qui prônent un respect sans borne à leur mère mais qui matent celles des autres, je me questionne quant à leur bêtise. Sérieux, quand tu me dragues en poussette, je dois faire quoi ? Laisser le bébé sur le trottoir et m’enfuir avec toi ? Leur cerveau est comme les baghrir en fait. Plein de trous. Encore une histoire de trou, la ligne directrice de leurs pensées.</span></p>
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