5 SÉRIES ET FILMS FEEL GOOD POUR DÉMARRER 2021 AVEC LE SOURIRE

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La meilleure activité post-réveillon cette année ? Le binge watching des derniers films feel good de 2020 ! Vu le choix restreint d’activités, on va s’installer bien confortablement dans le canapé et passer ce 1er week-end de l’année 2021 à déguster 5 séries et longs métrages. On vous aide même à faire votre choix…


Le 1er janvier, il y’a deux types de personnes. Celles qui s’activent comme s’il s’agissait du premier jour du reste de leur vie, prêtes à mettre en œuvre leurs bonnes résolutions sans perdre une minute. Et celles qui souhaitent s’accorder encore un peu de répit, avant de se laisser emporter à nouveau par le grand flot de la vie. Nous, en 2021, on opte plutôt pour la deuxième option. Histoire de cocooner encore un peu, et de vraiment digérer l’année passée. Comment ? Eh bien, en s’installant confortablement pour se faire une ou deux journée ciné en se mettant à jour question nouveautés des plateformes VOD. Film d’animation jazzy, Hollywood des années 30, fresque de la haute société, ou comédie sophistiquée… Notre sélection de nouvelles séries et films feel good à regarder pour fin d’année.


Mank : le Hollywood des années 30 par David Fincher

Herman J. Mankiewicz, vous connaissez ? Euh… Par contre, David Fincher, oui. Le réalisateur de Fight Club, The Social Network ou encore Gone Girl vient de signer pour la plateforme Netflix (avec laquelle il s’est engagé en exclusivité pour 5 ans), la réalisation de Mank. Dans ce long-métrage en noir et blanc – dont le scénario a été écrit par le père de Fincher himself -le cinéaste oscarisé retrace l’histoire de l’écriture du mythique Citizen Kane. Malgré quelques lenteurs, Mank nous entraine dans la folie de son personnage principal, interprété par Gary Oldman : le scénariste hollywoodien Mankiewicz. Ce dernier doit honorer, en dépit de sa vie dissolue et de ses penchants autodestructeurs, l’engagement qu’il a pris auprès d’Orson Welles. Lequel ? Écrire en 60 jours un film dont la paternité sera attribuée au jeune réalisateur, et qui lui permettra de conquérir Hollywood. C’est dans les studios que se déroule l’intrigue, au beau milieu des années 30, avec la Grande Dépression en toile de fond. Après un accident de voiture qui a manqué lui être fatal, Mankiewicz est mis à l’isolement dans un ranch, où il se consacre à l’écriture du scénario commandé par Welles. Là, il se replonge dans ses souvenirs et s’inspire du magnat William Randolph Hearst (Charles Dance) et de sa maitresse (Amanda Seyfried, remarquable), pour donner naissance à ce que les critiques appellent encore le «plus grand film de l’histoire du cinéma».

Mank de David Fincher, disponible sur Netflix (2020).


Soul : ça jazze dans l’au-delà

Tout vient à point à qui sait attendre. Sorti le 25 décembre, le dernier et très attendu Pixar (dont la sortie a été reportée à maintes reprises à cause de la crise sanitaire), est finalement tombé à pic (le jour de Noël). Le pitch ? Dans le New York jazzy des années 60, Joe Gardner est professeur de musique le jour, et pianiste la nuit. Son rêve ? Intégrer un des meilleurs clubs de jazz de la Grosse Pomme. Alors qu’il est à deux doigts d’y parvenir, un accident le plonge dans le coma. Et il se retrouve propulsé dans le «Grand Avant», sorte d’au-delà où les nouvelles âmes sont formatées avant d’être renvoyées sur terre. Mais Soul n’entend pas se laisser faire. Allié à une âme rebelle, il se lance dans un périple mouvementé pour retrouver son ancienne incarnation. Véritable ode à la vie, le nouveau Pixar est aussi le tout premier film du studio d’animation à avoir un héros noir et à être coréalisé par un afro-américain. La musique ne manquera pas, quant à elle, de ravir les amateurs de jazz.

Saul des studios Pixar, disponible sur Disney + (2020).


On The Rocks : Sofia Coppola en pilote automatique

On l’attendait avec impatience. Le dernier Sofia Coppola, On The Rocks, met en scène à la manière d’une comédie sophistiquée la relation entre une fille et son père, dix ans après Somewhere. Dans un New York de nantis, Laura (Rashida Jones), écrivaine atteinte du syndrome de la page blanche et son père Félix (Bill Murray), vieux beau et infatigable coureur de jupons, s’ennuient. Ils s’improvisent alors détectives privés, pour tenter de découvrir si Dean, le mari de Laura, lui est infidèle. Malgré une jolie réalisation et quelques scènes de bavardages agréables sauvées par un Bill Murray caustique, l’ensemble reste relativement fade. Sans parler des placements de produits, un peu too much. Mais du coup, on se referait bien Lost in Translation...

On The Rocks de Sofia Coppola, disponible sur Apple TV+.


L’incroyable histoire de l’île de la Rose : l’utopie feel good

Reconquérir l’être aimé ? C’est le défi fou relevé par Giorgio Rosa. Cet ingénieur italien, mi-loufoque, mi-rêveur, constructeur autodidacte d’engins mécaniques à ses heures perdues, est un véritable marginal. Pour lui, les limites ne sont faites que pour être repoussées. Ou plutôt dépassées. C’est donc au large de Rimini, en dehors des eaux territoriales italiennes, qu’il décide de construire son propre monde. Son île. Un univers au-delà des frontières étatiques, qui lui permettrait de vivre pleinement ses rêves d’indépendance. Avec quelques amis, il érige une plateforme de 400 mètres carrés au beau milieu de la mer Adriatique : l’île de la Rose. S’y développe alors une forme de république anarchiste, où les jeunes italiens des années 60 viennent embrasser leurs désirs de liberté. Mais l’État italien s’y oppose et compte bien mettre le holà au projet de Rosa… Inspiré de faits réels, L’incroyable histoire de l’île de la Rose est un conte empreint d’une folle poésie (et d’un brin de fantaisie). Une vraie pépite, et un film feel good comme on les aime.

L’incroyable histoire de l’ile de la rose de Sydney Sibillia, disponible sur Netflix.


Les Chroniques de Bridgerton : à regarder au second degré (ou au 3e)

C’est le guilty pleasure qu’on dévore en ce début d’année. C’est mauvais, on le sait, et pourtant on n’arrive pas à arrêter. Sorte de remake de Gossip Girl dans l’Angleterre aristocratique du début du XIXe siècle, la série (8 épisodes) suit le destin d’une famille de la haute société britannique à l’heure où sa fille aînée, Daphné, s’apprête à faire sa première saison en tant que débutante. Traduction ? En âge de se marier, la jeune femme doit se trouver un prétendant et l’épouser. Mais l’apparition d’une mystérieuse chroniqueuse –Lady Whistledown– dont les écrits sont distribués dans le tout-Londres, vient mettre ce projet en péril. Au-delà de l’intrigue «cucul la praline», du manque de profondeur évident des personnages et du piètre jeu des acteurs, Les Chroniques de Bridgerton a toutefois le mérite de rendre compte – assez fidèlement –des relations hommes-femmes (et des jeux de pouvoirs) qui régissent la société de l’époque. Règne des apparences, misogynie, définition genrée des statuts au sein du foyer, importance des castes… On est quand même bien contentes de vivre au XXIe siècle ! Mention spéciale pour les décors et les costumes d’époque, qui valent le coup d’œil. Conclusion ? À regarder avec une bonne dose de second degré.

Les Chroniques de Bridgerton de Shonda Rhimes, disponible sur Netflix.

Par Anaïs Fa.

Photo(c) Guess.

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