Un bon coloriste au Maroc ? De nombreuses femmes (mais aussi d’hommes) se posent la question sans toujours trouver la bonne réponse. Et pourtant, des experts, qui maîtrisent la technique et respectent les spécificités du cheveu marocain, il y en a. À Rabat chez Atelier ou chez Esthécare et Innercare à Casablanca. On vous dit tout.
Changer de coupe ou de couleur n’est jamais anodin. Derrière chaque rendez-vous chez le coiffeur se cache souvent une vraie appréhension. Notre pire cauchemar ? Ressortir avec un résultat complètement raté (et finir par tout couper ou raser)… Autant dire que bien choisir son technicien est primordial. En effet, tout bon coiffeur doit être à la fois visionnaire, visagiste, maîtriser les dernières techniques en termes de coupes, colorations et balayages, savoir poser des extensions et procéder à des soins profonds… Tout en prenant en compte les spécificités des cheveux des marocains.
Dans le royaume, plusieurs salons se distinguent par cette approche pointue et personnalisée de la coiffure. C’est le cas d’Atelier 9 Rabat, d’Innercare Anfa, d’Innercare Bouskoura et d‘Esthécare Casablanca. Leur point commun ? Ces différents centres de beauté sont conçus et accompagnés par Ilham Foukalla, pionnière de l’esthétique au Maroc, réputée pour sa vision avant-gardiste. Si ce n’est pas déjà fait, on vous invite à découvrir son portrait juste ici. Pas étonnant donc que ces lieux réunissent des experts dans leur domaine, portés par une même exigence et sens du détail.
Fun fact, la plupart des profils sont turcs. Ces derniers sont réputés pour leur expertise en colorations et en balayages. Il faut savoir qu’en Turquie, on est formé à l’ensemble des aspects de la profession (coloration, coupe, coiffage, parfois même barbe et esthétique). Vous l’aurez compris, trouver un bon coloriste au Maroc n’est donc pas impossible. Surtout lorsque chacun jouit de sa propre spécialité.
L’excellence made in Türkiye
Baris Akbaba : précision et sur-mesure
À Rabat, le coloriste au Maroc que tout le monde s’arrache s’appelle Baris Akbaba. Le succès est tel que l’on vient de tout le Maroc, mais aussi de l’international, pour bénéficier de son expertise. Baris compte parmi ses clients de nombreuses célébrités et personnes influentes. Happé par le milieu dès son plus jeune âge, il profite des vacances scolaires pour commencer à se former au métier. En 2005, il rejoint une école de coiffure en Turquie tout en suivant en parallèle une formation pratique dans différents salons, notamment en coupe chez Toni & Guy à Istanbul. “Le fait que le fondateur du salon dans lequel je travaillais soit un formateur de renommée internationale a été un véritable atout dans mon apprentissage”, partage-t-il.
Cela fait maintenant plus de 6 ans que Baris est arrivé au Maroc. D’abord en tant que formateur et coiffeur d’une clientèle privée, puis depuis 4 ans à temps plein chez Atelier 9. Ses domaines d’expertise incluent la coloration et les techniques de balayage mais également les extensions capillaires et la coupe. “Ma priorité est de créer des looks personnalisés en restant à l’écoute des dernières tendances”, affirme-t-il. Au salon, Baris prend le temps d’analyser la couleur des cheveux, de la peau et des yeux, mais aussi l’environnement professionnel de chaque cliente afin de lui proposer la couleur et le style les plus adaptés. L’objectif étant d’obtenir le résultat le plus satisfaisant possible, quitte à réorienter certaines demandes.
Irfan Dural : savoir-faire et transmission
À Esthécare Casablanca, l’un des coiffeurs les plus expérimentés est sans conteste Irfan Dural. Originaire de Turquie, il a commencé sa carrière en 1995 à Istanbul. Titulaire de plusieurs certificats internationaux, il est également formateur en coiffure. Après avoir dirigé pendant plus de 20 ans son propre salon (qui est toujours ouvert), il rejoint l’aventure casablancaise en 2022, date d’ouverture du centre. Irfan maîtrise aussi bien les différentes techniques de coloration, les balayages nouvelle génération et les coupes de cheveux en tout genre que les extensions capillaires, notamment les micro-kératine (technique mèche à mèche qui permet d’ajouter de la longueur, du volume ou de la densité de façon naturelle).
“Ce que j’aime dans la coiffure, c’est qu’elle permet aux gens de se sentir mieux. J’attache aussi une grande importance à former la nouvelle génération et transmettre aux apprentis tout mon savoir. C’est ma façon de contribuer au développement du secteur. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai décidé de venir au Maroc, afin d’apprendre aux équipes les nouvelles techniques. Mais aussi parce qu’Ilham est une grande amie”, confie-t-il.
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Marlyse Lau : l’effet naturel et fondu
Les salons Innercare (Anfa et Bouskoura), récemment inaugurés, ont eux choisi de faire appel à de jeunes talents très prometteurs. À Innercare Anfa on retrouve Marlyse Lau. D’origine péruvienne, cette nouvelle coloriste au Maroc est dotée d’une vison multiculturelle du métier. Artiste dans l’âme, elle a exploré différentes activités allant de la peinture à la sculpture en passant par la musique. Aujourd’hui, c’est à travers la coloration capillaire qu’elle exprime sa créativité. Après s’être formée dans l’un des salons les plus exclusifs de Lima, elle a travaillé plusieurs années dans un studio haut de gamme à Barcelone. Ces différentes expériences lui ont permis de développer une solide base technique ainsi qu’un sens aigu du détail.
“Au Pérou, j’ai commencé à façonner ma propre approche de la couleur, inspirée des techniques brésiliennes et colombiennes, reconnues pour leur douceur, leur dimension et leur luminosité naturelle. L’expérience à Barcelone m’a permis d’affiner davantage mes exigences, notamment dans la réalisation de résultats subtils et impeccables”. Aujourd’hui, Marlyse est spécialisée dans le balayage à l’effet naturel, les mèches personnalisées, la correction de couleur et le camouflage des cheveux gris. Sa signature réside dans la création de couleurs fondues, faciles à entretenir, qui évoluent harmonieusement dans le temps et respectent le cheveu.
Burak Uzun : le pro du blond
Burak Uzun travaille quant à lui à la fois à Innercare Anfa et Innercare Bouskoura. À seulement 25 ans, il bénéficie déjà d’une solide expérience dans le domaine. Issu d’une famille de coiffeurs, son chemin était tout tracé. Avant de venir au Maroc, il a travaillé dans deux des meilleurs salons d’Istanbul. Notamment The Most Cadde Salon, spécialisé dans les cheveux blonds. Cette expérience lui a permis de suivre une formation approfondie en balayage et en techniques avancées de coloration, cette teinte étant souvent considérée comme l’une des plus complexes en coiffure.
Par la suite, il a rejoint Garage Salon à Istanbul, connu pour son approche naturelle de la coiffure. “Durant cette période, j’ai perfectionné mon expertise en coloration naturelle, en soin du cheveu et en coiffage. J’ai développé une forte mémoire des couleurs qui me permet de créer des résultats précis et harmonieux, adaptés à chaque cliente. J’aime personnaliser le look en fonction du teint, de la texture de cheveux et du mode de vie de chaque personne”, explique-t-il. Le balayage est d’ailleurs la technique qu’il préfère car elle lui permet d’allier créativité et élégance naturelle.
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Quid des tendances actuelles ?
Si vous souhaitez changer de tête à l’approche du printemps, sachez que les tendances capillaires du moment privilégient les tonalités chaudes, les couleurs uniformes et naturelles, faciles à porter au quotidien. Côté coupe, les styles dynamiques et dégradés, faciles à entretenir, sont les plus demandés. Les soins ne sont pas en reste. Notamment ceux qui hydratent et réparent la fibre capillaire, souvent enrichis en kératine. Attention tout de même à maîtriser la quantité de kératine car utilisée en excès, celle-ci peut abîmer le cheveu.
Baris Akbaba conseille aussi de protéger la fibre capillaire du soleil et de la chaleur des appareils coiffants à l’aide de produits thermo-protecteurs. On évite également l’utilisation d’huiles capillaires en période de forte chaleur et on privilégie autant que possible des produits sans parabènes, ni sulfates. Enfin, on espace les lavages, les cheveux ayant besoin de leurs huiles naturelles.
“Les cheveux des Marocaines peuvent être faciles à coiffer, mais ils ont souvent une texture épaisse tout en étant fragiles, ce qui les rend susceptibles de casser lors de traitements chimiques. C’est pourquoi nous accompagnons chaque prestation de soins protecteurs en amont et accordons une attention particulière au dosage des oxydants dans les colorations. C’est une priorité dans notre salon”, précise Baris. “De manière générale, je pense que pour obtenir un cheveu sain et beau, il faut privilégier une approche personnalisée plutôt que des techniques standardisées”, conclut-il.
