RAJEUNISSEMENT DU VISAGE : QUELLES TECHNIQUES POUR UN RÉSULTAT NATUREL ?

rajeunissement

S’offrir un petit rajeunissement sans en avoir l’air, on en rêve tous ! Les progrès de la chirurgie et de la médecine esthétique promettent un résultat naturel et des suites post-opératoires allégées. Mais quelles techniques privilégier ? Réponse avec le docteur Riccardo Marsili, réputé pour rajeunir sans changer la physionomie du corps et du visage.

À l’ère du digital et des réseaux sociaux, l’apparence n’a jamais été aussi importante. Et ce ne sont pas les chirurgiens esthétiques qui s’en plaindront. Il suffit de voir la dernière enquête mondiale de l’International Society of Aesthetic Plastic Surgery (ISAPS), dévoilée début janvier. Cette dernière révèle une augmentation globale de 19,3% des interventions pratiquées par les chirurgiens plasticiens en 2021. Parmi les interventions les plus plébiscitées, on retrouve en tête la liposuccion qui a détrôné l’augmentation mammaire, reléguée à la seconde place. Viennent ensuite la blépharoplastie (la chirurgie des paupières), la rhinoplastie et l’abdominoplastie.
Côté médecine esthétique, les injections de toxine botulique, communément appelée botox, arrivent en tête du classement (41,6%). Elles devancent les injections d’acide hyaluronique (30%) et l’épilation définitive (10,4%). Ce que la tendance révèle également, c’est que le temps des liftings à l’effet tiré et figé est désormais révolu. Aujourd’hui, la priorité est donnée à l’effet naturel, qui respecte les traits du visage. Pour ceux qui n’oseraient pas sauter le pas de la chirurgie, les injections sont également une solution. D’ailleurs, les techniques de médecine esthétique connaissent aussi des améliorations. C’est ce que nous explique le docteur Riccardo Marsili, spécialiste en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique qui travaille entre la France et l’Italie.

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Le lifting deep plane 2.0

De plus en plus de médecins et de patients sont à la recherche de résultats naturels dans la pratique de la chirurgie esthétique. C’est le cas du docteur Riccardo Marsili. Pour lui, hors de question de modifier les traits de ses patients. L’idée est d’améliorer l’aspect global pour se sentir mieux et trouver une énergie différente en se regardant dans le miroir. Tout en gardant certains signes de vieillissement. Ainsi, même si de nouvelles techniques voient le jour, le chirurgien ne les pratique pas forcément. « Je ne crois pas à toutes les nouvelles technologies, qu’il s’agisse de machines ou de pratiques chirurgicales. Surtout, j’estime qu’il y en a qu’il ne faut pas essayer parce que nous n’avons pas assez de recul dessus. Il est important de pouvoir garantir un résultat sûr aux patients, même dix ans après l’intervention », affirme-t-il. Concernant le rajeunissement du visage, différentes solutions s’offrent à nous. La plus connue est le lifting. Une procédure indiquée lorsque le bas du visage s’affaisse et que le cou se fripe.
Dans ce cas, le docteur Marsili préconise une technique très particulière, pratiquée depuis quelques années : le lifting deep plane. Tout d’abord, il faut savoir qu’en profondeur de la peau se trouve un tissu qui s’appelle le Smas. Il s’agit d’une couche de graisse fibreuse située au-dessus des muscles du sourire. « Au cours d’un lifting, il est nécessaire de repositionner le Smas car il est responsable de la chute des tissus. Après avoir décollé la peau, certains chirurgiens vont ajouter des points sous le muscle en profondeur pour le remonter. On parle ici de plicature. D’autres vont procéder à un lifting deep plane, c’est-à-dire qu’ils vont couper le muscle pour passer en profondeur et tirer le muscle en même temps que la peau », relate le chirurgien. Bien qu’efficaces, ces techniques induisent un décollement important de la peau et des tissus. Résultat, le patient va énormément gonfler.
Dans un souci de réduire au maximum les suites post-opératoires, le docteur Marsili préfère une technique plus complexe du lifting deep plane qui consiste à décoller le muscle (et donc le Smas), sans le détacher de la peau. Il explique : « Au lieu de décoller la peau puis le muscle, on a découvert que si on décolle tout de suite le muscle en profondeur et qu’on tire la peau en même temps, la quantité de peau à retirer sera moindre. Aussi, les cicatrices seront beaucoup plus courtes ». Grâce à ce décollement de la peau très limité, les patients ne gonflent presque pas. Par conséquent, le pansement peut être enlevé dès le lendemain. Et après seulement 4 jours, ils peuvent reprendre leur vie comme si de rien n’était. Cette technique est aussi avantageuse pour les hommes chauves puisque les cicatrices ne sont plus situées sur le crâne. Seulement à l’intérieur et derrière l’oreille. Plus complexe à réaliser, cette technique nécessite 3 heures d’opération mais offre des résultats très naturels. 


La blépharoplastie régénérative

Si le lifting permet de retendre le bas du visage, certaines personnes souhaitent offrir un coup de frais à la partie haute. En effet, au fil du temps, les yeux se creusent, des poches ainsi que des rides apparaissent. Cela est dû au fait que la graisse du front, des tempes et de la région malaire fond. Pour retendre toute cette partie sans altérer la fonctionnalité musculaire (et donc conserver un aspect naturel), le chirurgien conseille une blépharoplastie conservatrice avec une régénération des tissus. « Quand on va aborder la paupière du bas pour enlever les poches par exemple, au lieu de procéder à une technique classique qui consiste à couper le muscle et la peau, on va ici passer par l’intérieur en préservant le muscle. La forme de la paupière du bas sera donc conservée », explique le docteur Marsili.
Il ajoute : « Pareil pour la paupière du haut. Il est important de préserver le muscle en enlevant moins de peau par rapport à ce que l’on faisait avant. Il faut remodeler la paupière sur la base du vieillissement de la patiente. Ensuite, à la fin de la blépharoplastie, je prélève de la graisse à la patiente afin de procéder à une micro lipostructure. Cette technique permet de régénérer les tissus qui ont fondu et de restaurer les volumes ». Il s’agit de la technique la plus évoluée de chirurgie des paupières. Plus sophistiquée qu’une blépharoplastie classique, elle nécessite 2h15 d’opération. Mais là encore, les résultats sont incomparables. « Après cette opération, les patients ressortent plus reposés, moins fatigués tout en conservant la forme de leurs paupières. Ils ont meilleure mine mais personne ne pourra jamais dire qu’ils ont été opérés. Et pour moi, c’est le plus important », relate Riccardo Marsili.

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Rajeunissement du visage et médecine esthétique

En médecine esthétique aussi, les techniques de rajeunissement évoluent. Comme les injections d’acide hyaluronique nouvelle génération, destinées à combler les rides. « Vous avez certainement déjà vu des personnes qui, quand elles sourient, doublent de volume. Cela arrive lorsqu’elles sont trop injectées. Pareil pour les lèvres. Même si celles-ci sont très bien faites, on voit qu’elles sont raides », décrit le docteur Riccardo Marsili. Pour remédier à ces différents désagréments, des chercheurs ont réussi à mettre au point des acides hyaluroniques à la structure très proche de l’acide natif, naturellement présent dans le corps. Ces derniers arrivent à suivre les mouvements des tissus qui reviennent ensuite à leur forme initiale.
Parmi ces produits nouvelle génération, on retrouve le Resilient Hyaluronic Acid (RHA) de Teoxane. Ce dernier permet à la fois de fixer l’eau dans les couches supérieures de l’épiderme, de protéger la peau et d’entraîner un effet tenseur immédiat. Un maillage d’acide hyaluronique se forme en effet sur la zone d’application, telle une seconde peau. « En plus des acides Resilient, il en existe d’autres comme ceux de la gamme Vycross. Ceux-ci ont des caractéristiques légèrement différentes mais peuvent quand même s’adapter à certaines zones du visage et aux divers mouvements. L’idée justement est d’utiliser plusieurs types d’acides dans des zones différentes pour pouvoir s’adapter à l’anatomie et à la fonctionnalité du visage », précise le docteur Riccardo Marsili.
Pour ce faire, le chirurgien utilise la technique du multilayering. Celle-ci consiste à restaurer les volumes tout en respectant l’harmonie du visage à l’aide de différents types de produits de comblement et de techniques d’injection. Le but étant de s’adapter au mieux à chaque patient pour un résultat personnalisé. D’ailleurs, le professionnel insiste sur ce point : « Tous les traitements doivent être sur-mesure. On ne peut pas généraliser en disant il faut faire telle ou telle procédure. Il est important de poser la bonne indication et d’adapter le traitement en fonction de chaque personne. C’est pour cela qu’il est primordial de s’adresser à un professionnel ».
En médecine esthétique, le botox est aussi largement plébiscité. Bien qu’il puisse en refroidir certains. « Le botox fait encore un peu peur. Mais bien fait, il permet d’obtenir des résultats extraordinaires. Ce dernier va réhabituer le muscle à être détendu et décontracté. Aussi, il prévient le vieillissement. Le risque principal est que le résultat soit trop figé si les injections sont mal faites », explique Riccardo Marsili. En médecine esthétique, le botox est aussi largement plébiscité. Bien qu’il puisse en refroidir certains. « Le botox fait encore un peu peur. Mais bien fait, il permet d’obtenir des résultats extraordinaires. Ce dernier va réhabituer le muscle à être détendu et décontracté. Aussi, il prévient le vieillissement. Le risque principal est que le résultat soit trop figé si les injections sont mal faites », explique Riccardo Marsili.


À quoi faut-il faire attention ?

On l’a dit, quelle que soit la technique de rajeunissement, il est nécessaire de s’adresser à un professionnel. Surtout si l’on souhaite un résultat naturel, car c’est techniquement plus difficile à obtenir. Pour sa part, le docteur Marsili préconise de ne pas abuser des injections. « C’est un peu à la mode d’injecter les cernes en ce moment. Mais il faut savoir que ce n’est pas une zone facile à traiter. Cela signifie que si l’on injecte un acide qui n’est pas spécifiquement conçu pour les cernes, il va rester des années. Mais surtout, s’il est mal injecté, cela va gonfler avec le temps et devenir bleu », alerte-t-il.
Méfiez-vous aussi des injections d’acide hyaluronique lorsque vous avez des poches. Si cette technique permet de les cacher et d’offrir un résultat éclatant instantanément, au fil du temps, cela deviendra gonflé et bleuté. Enfin, nous n’avons pas pu nous empêcher de demander au docteur Riccardo Marsili son avis sur la bichectomie. De plus en plus demandée, cette opération consiste à redessiner le visage en ôtant la zone graisseuse située au centre des joues. Un contouring permanent en quelque sorte. « Je n’aime pas cette technique car ça ne donne pas des résultats très naturels. Surtout, on enlève un soutien au visage qui va donner un vieillissement accéléré. Et ça pose quand même un risque d’infection qui n’est pas négligeable », prévient le chirurgien. 

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Quels sont les bons gestes à adopter ?

Pour retarder au maximum les signes de vieillissement, le plus important est d’adopter un style de vie healthy. Limiter sa consommation d’alcool, arrêter la cigarette, manger sainement, faire du sport… Surtout, le chirurgien remarque une grande différence entre sa patientèle française et italienne. « En France, les femmes font beaucoup plus attention. Elles se protègent du soleil et font des traitements préventifs qui leur permettent de garder une belle peau. À l’inverse, à seulement 35 ans, mes patientes italiennes présentent déjà des signes de vieillissement importants », nous confie le médecin. Avant d’opter pour une opération de chirurgie, on peut se tourner vers des injections d’acide hyaluronique bio restructurant (et non volumisant) qui va stimuler la production de collagène et rendre la peau plus élastique. Tous les traitements doux, commencés en prévention, empêchent le développement de cassures de la peau, l’apparition de taches, etc. À renouveler tous les ans (voire tous les 6 mois) avec l’approbation de son médecin, of course

Photo (c) : Jamie Nelson

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