MODE : DROP, LA NOUVELLE MARQUE MAROCAINE À SUIVRE

Taha Fajrine est un lycéen pas comme les autres. Fan de mode et de skate, il allie ses deux passions et crée sa propre marque de tee-shirts : Drop. Une identité forte, un univers très street, de la recherche et de l’inspiration… on vous dit tout sur ce jeune talent à suivre.

Drop, le concept

L’idée de la marque Drop est née en 2016, alors que Tahar Fajrine entame ses années lycée. Hop, trois ans plus tard, une première ligne de t-shirts est lancée. Et aujourd’hui, le jeune homme en est à son troisième drop ! Drop, comme ces mini-collections que les plus grandes marques sortent ponctuellement, sans avertissement : très limitées, elles ne durent que quelques jours, voire quelques heures, le temps que le buzz fasse son effet. Un concept initié par Supreme, et depuis utilisé par les plus grandes maisons.

Une identité forte

Plus qu’un nom aux consonances hype, Tahar Fajrine a donc compris que produire des quantités limitées, plusieurs fois par an, assure le retour d’une clientèle de plus en plus nombreuse. Surtout, il a bien creusé son concept, avec des tee-shirts à messages impertinents comme “Made for those who never had sh*t” (Fait pour ceux qui n’ont jamais rien eu) ou plus philosophiques “Your comfort zone will kill you” (Rester dans votre zone de confort vous tuera). Cerise sur le logo, il a réussi le pari de créer une identité visuelle forte, en utilisant intelligemment Instagram, avec l’aide de sa bande d’amis et en restant volontairement en retrait.

Un skater qui aime la mode…

Mais pour nous, il s’est dévoilé –un peu. Il s’appelle Taha Fajrine, donc. Ce Casablancais de 18 ans (seulement !) préfère rouler en skate que de marcher. La mode est une passion depuis tout petit, et à 16 ans, l’idée de créer sa propre marque devient une obsession. Il s’inspire de skateboarders comme Paul Rodriguez, Diego Najera ou Nyjah Huston mais aussi de créateurs comme James Jebbia (le fondateur de la marque Supreme) et des Japonais Verdy ou Nigo. Et de manière plus générale, résume-t-il, “des gens qui travaillent dur et ne lâchent jamais leur rêve des yeux”.

Pour concrétiser son rêve, Taha, du haut de ses 17 ans, a commencé par économiser, puis a cherché un fabricant prêt à réaliser sa première collection. Aujourd’hui chaque collection est sold out quelques semaines après chaque drop qui permet de financer la collection suivante.

… et qui rêve de streetwear

Sa marque, Taha l’espère grande. Il rêve de collaborations avec de grandes maisons street et de distribution à l’internationale. En attendant, il pense à multiplier sa proposition avec des pantalons et des vestes, tandis que les casquettes viennent de sortir. À commander sur l’Instagram de la marque (et très bientôt sur le site) si vous êtes désireux, comme nous, de soutenir la créativité et le talent made in Morocco.
Bref, on lui souhaite toute la réussite du monde. Comme à d’autres, en qui pas grand monde ne croyait au début. Comme un certain créateur dont le nom commence par Virgil et se termine par Abloh. On croise les doigts.

Sur commande sur le compte Instagram : @dropclothesco

Prix : 170 DHS les t-shirts
120 DHS les casquettes

Farah Nadifi

C’est d’abord à une carrière d’avocate que Farah aspire, après avoir eu son bac à Marrakech. Rapidement, néanmoins, sa passion pour la mode la rattrape. Née à Paris où elle vit jusqu’à ses 14 ans, elle baigne dans ce milieu : sa mère fait carrière dans le retail de luxe. Après être passée chez YSL, Salvatore Ferragamo, Giorgio Armani ou encore Miu Miu, elle est approchée pour diriger le premier flagship de luxe à Casablanca : la boutique Fendi. Elle la dirige quatre ans avant de devenir acheteuse pour Gap et Banana Republic. Mais au bout de 10 ans de carrière dans le retail, elle se lance dans une nouvelle aventure en s’essayant à l’écriture. C’est avec Sofia Benbrahim qu’elle collabore d’abord, pour L’Officiel Maroc, puis Shoelifer, en tant que journaliste mode et lifestyle.

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