VAISSELLE, BABOUCHES, MODE, DÉCO : LES 4 CRÉATEURS MAROCAINS DE CE RAMADAN 2021

shoelifer créateurs marocains

Comme chaque année, Ramadan est l’occasion d’offrir un petit lifting à sa table ou encore d’orientaliser un peu sa garde-robe. Oui, on le sait, ce n’est pas un besoin vital mais avouez qu’il est difficile de ne pas craquer pour une babouche traditionnelle joliment revisitée. Parmi nos créateurs marocains coup de cœur, en voici 4 qui correspondent parfaitement à nos envies du moment.

Nouvelles marques de vêtements, de bijoux, de carnets ou encore de cosmétiques, la pandémie aura au moins eu ça de bon : pousser les gens à créer et à développer leur business.

Conséquence logique, de nombreuses ventes multi-talents ont vu le jour. La prochaine en date : le Pop Up Souk qui se tient du 15 au 17 avril 2021 au Hyatt Regency de Casablanca et présente une jolie ribambelle de créateurs marocains, dont deux de nos crushs du moment. En ajoutant à ces deux marques –dont on vous avait déjà parlé et qui ne cessent de nous surprendre– deux nouveaux labels qui gagnent à être connus, on vous présente nos 4 grands coups de cœur de ce Ramadan 2021.

Vallée Village 970×250

Les babouches de SD Créations

On les avait adorées en 2019, et elles sont (enfin) de retour : les babouches SD Créations signées par l’influenceur rbati @selmanofsqui. Dans leur réédition 2021, les mules pop de Selmane Diouri s’ornent de nouveaux motifs et donnent naissance à non pas une, mais deux collections : une aux inspirations asiatiques (avec des geishas et des dragons) et l’autre conçue en toile de Jouy, cette dernière se déclinant en trois coloris (bleu, jaune et rose). L’idée ? Revisiter la chaussure traditionnelle de Fès, en jouant sur les couleurs mais aussi sur le berchman, un tressage en fils de soie tantôt bicolore, tantôt uni, qu’on retrouve en finition, sur la bordure de la babouche. A la rédac’, on craque justement pour ces babouches inspirées à son créateur par la collection toile de Jouy de Dior maison, en 2018. Un motif toujours en vogue,  et décliné par de nombreuses marques en draps, nappes mais aussi chemisiers et… babouches. Et pour les gentlemen intéressés, une collection homme devrait voir le jour à la mi-ramadan ! Affaire à suivre…

Prix : 700 DH la paire
Disponibles chez Contrast Concept Store à Rabat et Nuances Maisons à Casablanca et Rabat.


Les tenues ramadanesques de Rumi Atelier

Rumi Atelier, on vous en parlait déjà l’an dernier, parce qu’on avait adoré leur caftan bobo, à la fois accessible et sophistiqué. C’est donc avec impatience qu’on attendait leur collection capsule spéciale Ramadan 2021. Sans grande surprise, leurs nouveaux modèles nous ont beaucoup plu. Et vous le savez, quand on aime, chez Shoelifer, on partage. Pour cette édition ramadanesque, les deux associées – Meryem Berrechid et Sara Aloui Ziali –proposent à nouveau des caftans, des robes et des kimonos fluides aux motifs fleuris, qui font la part belle aux (très) nobles matières. Du velours, du broché de soie, du brocart… mais aussi de l’ikat, tissu qu’elles importent directement d’Ouzbékistan, dont les fils sont teints avant même d’être tissés, donnant plus de profondeurs aux motifs, qui semblent “vibrer”. Les créatrices mettent également en valeur la tlija, un procédé de tissage permettant de détacher sur un tissu de fond (la mousseline), certains motifs décoratifs, à l’aide de trames supplémentaires. Une technique très appréciée au Maroc –comme chez les créateurs étrangers– depuis quelques saisons déjà. Soyeuses, chamarrées, lumineuses… les tenues ramadanesques (mais pas que) de Rumi Atelier sont un véritable remède à la morosité ambiante.

Prix : de 2800 à 5500 DH
Modèles disponibles chez Bazar Chic Déco 
Avenue Ahmed Charci, Casablanca
Tél. : 05.22.36.62.03

Voir aussi : MODE, BIJOUX, ARTISANAT : TROIS NOUVEAUX CRÉATEURS MAROCAINS À DÉCOUVRIR


La vaisselle de Meem Ceramic  

Avant de se tourner vers l’architecture et de co-fonder l’agence de global design Cactus, Mehdi Khessouane a d’abord fait les Beaux-Arts. Il en a gardé un goût certain pour la matière et les objets faits main. En 2020, grâce à la période propice à l’introspection du confinement, il redécouvre la poterie. Il commence à dessiner chez lui, puis se rend à Safi pour se former auprès des maitres potiers. Là, il rencontre Rachid, un artisan avec qui il travaille de concert à créer sa marque de céramiques marocaines, Meem. Pourquoi ce nom ? Car pour le créateur, le son de la lettre “M” a quelque chose d’enveloppant, de maternel, qui lui fait penser à la terre. Précisément celle qu’il utilise pour façonner verres, vases, carafes et assiettes. Mehdi crée chez lui ses prototypes, sur son propre tour de potier, puis les amène à Rachid pour qu’il les réplique. Ensuite Mehdi conçoit le dessin qui les ornera, et leur émaillage. Résultat ? Une collection de vaisselle faite main, dont chaque pièce est unique. Lancée fin 2020, Meem compte aujourd’hui 2 collections principales : Anzar, en hommage à sa grand-mère berbère et à ses tatouages, et Amal, qui présente des éclaboussures de couleur bleue qui évoquent les formes spontanées que prend l’eau sur une surface dure. Deux collections capsules ont également été lancées : Nokat avec des pointillés, et Atar avec des images de l’architecture locale réalisées par un peintre rencontré dans la rue. Ce qu’on aime ? La dimension expérimentale de son travail, le minimalisme de ses créations et aussi, leurs prix doux.

Prix : 180 DH les 3 verres, entre 300 et 430 DH le vase
Commandes via Instagram, livraison dans tout le Maroc 


La déco de Fanny Lopez  

Après des études en design graphique et en arts du textile aux Beaux-Arts de Bruxelles, Fanny Lopez s’investit dans une formation en céramique avant d’atterrir à Marrakech où elle prend la direction de l’image graphique et de la photographie à la Fondation Montresso. Fascinée par les couleurs, les matières et les savoir-faire, cette touche-à-tout s’intéresse très vite à l’artisanat marocain dans son ensemble. En 2019, elle lance sa marque, Fati.Fani, avec une collection capsule de bombers unisexes réalisés dans des tissus utilisés traditionnellement dans l’ameublement marocain. Forte de cette première expérience – et un confinement plus tard – elle délaisse peu à peu la mode pour se consacrer à ses premières amours : l’objet d’art. Vases sculpturaux ou courbes, miroirs labyrinthiques, tamis brodés, collages graphiques… ce qui frappe dans les créations de Fanny Lopez, c’est ce langage graphique, à mi-chemin entre écriture et architecture, qui revient à la manière d’un refrain. Fanny travaille à la main, aussi bien l’argile que le bois, le laiton ou l’émail, assistée par des artisans marrakchis, pour proposer des objets modulaires, qui offrent une multitude de compositions et s’adaptent à tous les environnements. On adore !

Prix : miroirs à partir de 770 DH, vases entre 600 et 1740 DH
Commandes via Instagram, livraison dans tout le Maroc

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