QUAND UNE INFLUENCEUSE MAROCAINE SE MET À LA CHANSON : l’INTERVIEW VÉRITÉ DE SAFIA TAZI

influenceuse marocaine

Safia Tazi, vous l’avez peut-être connue via son blog “Trend in Vogue The Blog” dédié à la mode et au lifestyle, lancé en 2017. Ou découverte un peu plus tard en rejoignant sa communauté de 256k followers sur Instagram. Mais la première passion de l’influenceuse marocaine est en réalité la musique: elle vient de sortir son tout premier single, Mama. On a voulu en savoir plus sur ce passage à l’acte. Interview vérité.

Il y a des blessures qui ne guérissent jamais… Pour l’influenceuse marocaine Safia Tazi, il s’agit de  la perte de sa mère, décédée lorsqu’elle avait seulement 12 ans. Deux décennies plus tard, et après être devenue maman elle-même, l’influenceuse marocaine décide de rendre hommage à cet être cher dans une chanson de trap intitulée Mama. Sortie le 10 novembre dernier, la chanson cumule déjà plus de 85.000 vues sur YouTube. Préparation de la chanson, dévoilement du clip, processus thérapeutique… Safia Tazi s’est confiée à Shoelifer.  

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Tout a commencé avec un blog… 

J’ai fait des études de commerce et j’ai travaillé dans une entreprise de prêt-à-porter au Maroc pendant quelques années. Très rapidement, je ne me suis pas du tout sentie faite pour le salariat. J’avais l’impression de vivre une vie qui ne m’appartenait pas. J’ai alors commencé mon blog en parallèle, un blog sur lequel je parlais principalement de mode et où je donnais des conseils beauté et des recommandations lifestyle. J’ai ensuite migré sur Instagram. C’est aujourd’hui une activité à plein temps pour moi, qui m’apporte beaucoup de satisfaction.

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Pourquoi avoir décidé aujourd’hui de vous lancer dans la musique ? 

Ce n’est pas vraiment nouveau pour moi. J’ai toujours chanté. Je dirais même que je suis sortie du ventre de ma mère en chantant (rires). Honnêtement c’est plus la chanteuse qui est devenue une influenceuse marocaine que l’inverse. Mes amis et ma famille le savent très bien, je chante souvent pour leur faire plaisir, même lors de certains mariages… Cela faisait longtemps que j’avais envie de rendre hommage à ma mère, et c’est le fait de devenir mère d’un petit garçon il y a un an qui m’a poussée à sauter le pas et à enregistrer cette chanson de manière professionnelle. Je l’ai fait pour que mes enfants puissent l’écouter à leur tour et se rappeler d’elle, bien qu’ils ne l’ont pas connue. 


C’était donc votre première expérience en studio. Comment cela s’est passé ? 

J’ai dû beaucoup travailler ma technique, et j’ai bien sûr pris des cours de chant pour gérer ma respiration, ou arranger certains problèmes de tempo. J’ai d’ailleurs réalisé que cela n’avait rien à voir avec la manière dont je chantais habituellement pour me faire plaisir. C’est un travail très exigeant et j’ai beaucoup appris. Heureusement, j’ai été entourée d’une équipe très bienveillante, d’ailleurs je les appelle aujourd’hui “ma famille professionnelle”.  


Pourquoi avoir choisi le rap, c’est un style de prédilection ? 

Ce n’est pas vraiment du rap, mais plutôt de la trap. Ça s’est fait naturellement, en essayant, même si je n’avais jamais vraiment rappé auparavant, c’est ce qui semblait le mieux fonctionner. 


Et le tournage du clip ? 

Honnêtement, c’est ce qui a été le plus difficile pour moi. Je ne voulais pas me tromper. La première fois que j’ai vu le clip, j’ai fondu en larmes. Beaucoup de souvenirs sont remontés à la surface… Ça m’a permis de dépasser quelque chose.


Avez-vous eu peur de dévoiler une partie aussi intime de votre vie à votre communauté ? 

Non pas du tout, je suis plutôt du genre à foncer tête baissée, à dire oui à la vie. J’ai joué dans quelques séries et je n’ai jamais eu peur, d’autant que ma communauté est très sympathique. Le plus difficile a été de puiser au plus profond de moi-même pour donner quelque chose de sincère. Je ne voulais pas qu’on pense que je faisais cette chanson pour attiser l’empathie ou la pitié des autres ou qu’on me renvoie à mon image d’influenceuse marocaine. Je voulais surtout porter un message d’espoir aux personnes qui sont en deuil et qui connaissent cette tristesse et cette colère infinies : tout finit par passer, on n’oublie rien, mais les émotions, elles, finissent par s’atténuer. 

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Écrire et enregistrer cette chanson a donc été une sorte de processus thérapeutique ? 

Tout à fait, je peux même dire que j’ai enfin fait mon deuil grâce à cette chanson. J’ai beaucoup pleuré, certes, car j’ai dû me replonger dans ma propre tristesse, parler à ma mère… Même en tant que femme, j’estime qu’enregistrer et sortir ce single m’a permis d’évoluer. 


Cette première expérience vous a donné envie de poursuivre dans la musique ? 

Je ne me projette pas dans une carrière musicale pour l’instant. Bien sûr, ce serait un rêve de petite fille qui se réaliserait. Mais pour le moment je ne planifie rien, je reste ouverte à ce que l’avenir me réserve. 

Mama, disponible sur toutes les plateformes de streaming.

 

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