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L’INTERVIEW VÉRITÉ DE RITA AKESBI : « JE NE SERS PAS QU’À VENDRE DES CRÈMES ET DES PARFUMS ! »

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Mère de famille, cadre en RH, épouse, fondatrice d’un concept store mode à Casablanca et influenceuse (137.000 followers). On ne compte plus les casquettes de Rita Akesbi. Car sous ses airs de maman parfaite se cache une femme déterminée prête à bousculer les codes (et les à priori). Qui est vraiment Rita Trendy? Shoelifer a mené l’enquête : interview.


Les influenceuses ? Elles suscitent toujours un interminable débat. Si elles peuvent se targuer de comptabiliser des milliers de followers sur les réseaux sociaux, elles font également l’objet de bien des critiques. Qualifiées de tableaux publicitaires, on les accuse aussi de véhiculer une image superficielle ou trop lisse de la femme… Les plus décriées étant peut-être les mamans qui mettent en scène leur progéniture. Et nous ? On l’avoue, elles nous intriguent. Du coup, pour comprendre ce qui se cache réellement derrière ces mères 2.0, on a rencontré Rita Akesbi, alias Rita Trendy. Cette maman tout terrain est aussi une blogueuse au 137K abonnés. Dans son interview, elle nous fait découvrir l’envers du décor sans les tabous qui vont généralement avec.

Voir aussi : Entretien avec Ines Tazi, la nouvelle coqueluche des réseaux

Shoelifer x Anfaplace – Megabanner

Shoelifer : On te connaît surtout via les réseaux sociaux, mais avant d’être influenceuse, tu es aussi cadre en ressources humaines et conseillère financière… Peux-tu nous en dire plus ?

Rita Akesbi: “Je suis née à Toulouse ; mes parents faisaient leurs études et ma maman m’a eu lors de sa dernière année. J’ai étudié à Casablanca où j’ai obtenu mon baccalauréat au Lycée Lyautey. Je me suis ensuite envolée pour Paris afin de poursuivre mes études supérieures : j’y ai obtenu une maîtrise en sciences de gestion à l’Université Panthéon-Sorbonne et un master en expertise audit et contrôle de gestion à l’ISC Paris. J’ai ensuite démarré ma carrière au sein du cabinet d’audit Ernst & Young, où j’ai passé 3 ans avant de rejoindre la BMCI. C’est à la naissance de ma première fille, Sofia, en 2009, que j’ai commencé à ressentir l’envie d’avoir plus de flexibilité dans mon quotidien.”


Tu avais décidé de partager ta vie sur les réseaux sociaux ?

“Au départ, j’étais loin de penser partager mon quotidien sur les réseaux. Parler sur des stories me paraissait même impensable ! Je trouvais que c’était complètement débile de parler à son téléphone (rires). Finalement, j’ai décidé de quitter la banque à l’arrivée de ma deuxième fille avec une idée en tête : celle de monter une boutique mode et de réaliser mon projet. Le déclic a eu lieu en 2017 après avoir visité les salons mode de Paris et de Milan. J’ai écouté ma petite voix intérieure. C’est comme ça que je me suis lancée sur les réseaux sociaux en partageant essentiellement des photos de mes tenues. J’espérais que cela m’aiderait pour communiquer sur ma future boutique… Je l’ai ouverte il y a 3 ans maintenant et j’avais développé à l’époque une communauté de 35 K followers. C’est venu petit à petit. J’ai mis du temps à me libérer de cette image “de la blogueuse” et du jugement des autres. Finalement, je me cachais toujours derrière mes looks. Ça n’a pas été évident de se lâcher, de montrer mon vrai “moi”. D’autant que mon entourage n’était pas forcément d’accord. »

“Il faut le reconnaître, c’est un métier axé autour du placement de produits, mais c’est aussi un moyen d’aborder des sujets plus sérieux…”

Ta présence sur les réseaux sociaux a été mal vue par tes proches ?

“Au départ oui, c’est ce que représentait la blogosphère qui les dérangeait. Pour mon entourage, mes parents, c’était réducteur intellectuellement de voir quelqu’un qui a fait des études, qui a travaillé, de s’exposer sur la toile. J’ai voulu casser cette image, je me suis challengée pour leur montrer qu’on pouvait gagner sa vie sur Instagram même en ayant fait des études et qu’il était possible d’apporter un contenu différent. Il faut le reconnaître, c’est un métier axé autour du placement de produits, qui permet de gagner de l’argent, mais c’est aussi un moyen d’aborder des sujets plus sérieux… L’essentiel est que cela corresponde à la ligne éditoriale que tu t’es fixée. Bref, le côté “voyeurisme” n’est pas toujours évident pour eux mais au final ils ont compris que c’était important pour moi.”

Certains disent que ta boutique Trendy Lab ne représente pour toi qu’un hobby. Que veux-tu leur répondre ?

“Ces gens-là ne savent rien de moi. Trendy Lab est loin d’être un hobby ! C’est un projet que j’ai réalisé avec cœur et c’est un aboutissement personnel que de se lancer dans l’entreprenariat. J’ai toujours eu un profil de bonne élève, très studieuse et je comptais suivre les traces de mon père expert-comptable, tout comme mon frère… Mais à 30 ans j’ai ressenti le besoin de faire quelque chose pour moi. J’ai d’abord prospecté les marques avant de faire mon business plan. J’avais un peu de sous de côté, mais j’ai dû faire un emprunt. Ceux qui disent “elle vient d’une famille à l’abri du besoin”, ne savent pas que l’on ne m’a jamais rien donné gratuitement.”

Une story vidéo c’est 15 secondes : donc je partage au maximum quoi, 3 minutes de ma journée ? Ce n’est pas forcément représentatif”

Cours de sport, salons de coiffure… On a du mal pourtant à imaginer que tu travailles en parallèle ! Quelle est ta journée type ?

“J’ai un rythme assez soutenu ! Le matin, je me réveille tôt, j’essaie de faire mon sport à 8h puis je prépare les filles et je les accompagne à l’école. Après, trois fois par semaine, c’est direction le bureau. Mes après-midi, je les partage entre la boutique et mes rendez-vous et collaborations pour ma page Insta. Le soir, c’est retour à la maison à 18h et rebelote pour superviser les devoirs avec les filles, préparer à manger, etc. Une story vidéo c’est 15 secondes : donc je partage au maximum quoi, 3 minutes de ma journée ? Ce n’est pas forcément représentatif. Au bureau par exemple, je ne vais pas me filmer, c’est un endroit privé. Après il y aura toujours des gens qui voient entre les lignes et d’autres qui jugent sans attendre… Mais je n’y peux rien.”


Difficile de conjuguer vie de maman et vie pro 2.0 ?

“Oui, c’est sûr. J’essaie d’être très organisée et je gère par priorités : j’organise ma semaine à l’avance et tous mes rendez-vous sont inscrits sur mon planning (généralement je fais ça le dimanche). J’essaie ensuite de combiner mes journées au mieux. Mais il faut avouer que la période de confinement m’a fait beaucoup de bien… J’avais souvent des journées interminables, alternant les casquettes jusqu’à devoir faire mes stories vers 22h ou 23h. Le confinement m’a permis de faire une pause, et de me recentrer aussi sur les choses essentielles. J’ai pu publier plus de choses sur le volet social, des capsules RH, des conseils pour s’améliorer en entretien, des choses plus didactiques. Même à petite échelle, je me suis sentie utile et ça m’a permis d’aller au-delà de ce que je faisais habituellement, parce que oui, je ne veux pas être un panneau publicitaire, je ne sers pas qu’à vendre des crèmes et des parfums!”


Rita Trendy, c’est 137K followers… Ce n’est pas une course aux likes, honnêtement ?

“Je ne vais pas mentir : on veut tous avoir de l’interaction, mais ça ne m’affecte pas plus que ça. Parfois, ça marche et parfois non : ça fait partie du jeu. Pour s’exposer, il faut être solide. Moi je n’avais pas besoin des réseaux sociaux pour exister, j’étais déjà suffisamment forte, j’avais 33 ans, une carrière, des enfants… C’est également important d’être confiante et bien dans sa peau. Après, les likes et les commentaires, quand tu en reçois, ça fait plaisir, tu te sens soutenue. Mais ce n’est pas forcément ça qui va faire que je vais passer une bonne ou une mauvaise journée ! »

Une telle popularité implique aussi des haters… Que réponds-tu aux critiques que tu peux recevoir ?

“Honnêtement, je n’en ai pas tant que ça… En tout cas, qui se manifestent (rires)! Mais en effet, on ne peut pas plaire à tout le monde. En général, je réponds aux critiques ou aux mauvais commentaires en instaurant un dialogue. J’essaie d’échanger avec les personnes pour comprendre leur point de vue et aussi donner le mien. Bien souvent, la personne s’excuse.”


Comment fais-tu pour te protéger ? La chose qui t’a le plus blessée ?

“Je me protège en essayant de garder un minimum mon jardin secret. Je ne montre jamais ma famille : mes parents, mes frères… Seulement mes filles. Ce qui m’a le plus blessée, en revanche, c’est quand j’ai participé à une action sociale l’année dernière en aidant un couple défavorisé qui avait eu des quadruplés. J’ai fait un appel aux dons et je suis allée déposer tous les cadeaux reçus dans leur modeste demeure. J’ai bien entendu filmé et partagé l’action sur mes stories… J’ai reçu des messages très positifs et bienveillants, mais une personne m’a vraiment blessée. Elle m’a écrit que c’était la chose la plus horrible qu’elle avait jamais vu, que je voulais utiliser la misère humaine pour me montrer. Sur le coup, j’ai essayé d’échanger avec elle mais elle n’a rien voulu savoir et s’est désabonnée. J’ai trouvé ça injuste car mon seul but était d’aider cette famille grâce, justement, à mon influence. Cette épreuve m’a rappelé de rester fidèle à mes convictions : “quoi que tu fasses, tu risques d’être critiquée”, point final. »


Qui prend généralement tes photos ?

“Ma fille et ma vendeuse ! J’ai un peu briefée cette dernière… (rires). En vacances ou le week-end, c’est souvent mon aînée ou mon mari, mais il n’a pas beaucoup de patience. Il va faire 3 photos et c’est fini!”


Est-ce que tes filles ont un smartphone ? Quelles sont les règles sur ce sujet à la maison ?

“Non, mes filles n’ont pas de smartphone. L’aînée est en 6e et je ne lui donne le téléphone que le week-end pour échanger avec ses amies, surtout en cette période de Covid où elle ne peut pas trop les voir. Ensuite je les sensibilise énormément sur le temps passé devant les écrans (TV, téléphone, tablettes…). La règle, c’est moins d’une heure par jour à la maison. Après, je gère ça comme je peux.”

 

Avant d’accepter une demande de collaboration je vois avec mes filles si elles sont enthousiastes, sinon j’aurais l’impression d’exploiter mes enfants et ce n’est pas le but”

On te demande pourquoi tu exposes tes enfants sur les réseaux ? Qu’est-ce que tu réponds ?

“Mes parents me l’ont beaucoup reproché. Surtout de peur que ça les poursuive plus tard, qu’on puisse se moquer d’elles. Mais mes filles (Sofia, 11 ans, et Dina, 7 ans) sont très proches de moi. Sofia est plus réservée, un peu plus dans son monde : elle entre dans une phase de préadolescence. Du coup, elle est aujourd’hui moins présente sur Instagram avec moi car elle en a moins envie, et je la laisse libre. Dina, elle, est plus extravertie et veut au contraire être filmée. J’essaie de doser pour ne pas créer de jalousie entre elles. Mais je ne les oblige jamais à apparaître. Elles ont aussi été présentes avec moi sur quelques collaborations. Avant d’accepter je vois avec elles si elles sont enthousiastes, sinon j’aurais l’impression d’exploiter mes enfants et ce n’est pas le but. Lorsque je reçois la rémunération, je mets aussi une partie dans leur tirelire, mais ça ne va jamais plus loin.”

“Je leur dit toujours [à mes filles] qu’Instagram est un moyen de communication et non une finalité”

Que dirais-tu si elle se lançaient également dans le blogging ?

“Si mes filles se lancent je ne pourrais pas, bien entendu, les en empêcher. Mais j’essaierais de les conseiller et de les aider au minimum. Toutefois, ce ne sera jamais au détriment de leurs études et de leur carrière professionnelle ! Je leur dis toujours qu’Instagram est un moyen de communication et non une finalité. D’ailleurs, c’est pour cela que j’ai gardé un pied dans le monde de l’entreprise. Mais, je ne pense pas qu’elles en prennent le chemin. Quand on pose la question à la petite elle répond “non je ne veux pas parce qu’il y a beaucoup de travail” (rires). Comme elles baignent dedans, elles voient aussi l’envers du décor. Mais c’est aussi un moyen de se libérer, une façon pour elles d’arriver à s’exprimer. En classe, désormais, elles ont plus de facilité à prendre la parole, par exemple. Enfin, c’est une manière de partager des moments ensemble. On va faire des activités, des recettes, certes filmées, mais cela reste au fond, des moments mère-filles.”

Cela peut effectivement perturber les enfants et les adolescents qui ne sont pas encore prêts. Avec mes filles, on échange aussi beaucoup sur les dérives des réseaux sociaux comme le cyberharcèlement et la cybercriminalité ”

N’as-tu pas peur que tes filles aient un rapport biaisé au monde qui les entoure ?

“J’essaie de les protéger du mieux que je peux. Ma fille a un compte TikTok sur mon téléphone et je le contrôle avec attention. Pendant le confinement, j’ai aussi senti que ça leur montait à la tête… Elles venaient parfois me dire : “Maman je n’ai pas eu beaucoup de likes ou d’abonnés”. J’ai dû remettre les pendules à l’heure. Cela peut effectivement perturber les enfants et les adolescents qui ne sont pas encore prêts. C’est un vrai sujet. Il faut absolument éviter aux enfants de tomber dans l’engrenage. D’ailleurs, je ne comprends toujours pas que les créateurs de TikTok ne demandent pas une identification ID ou autre. Il y a des petites filles de 8 ou 9 ans qui ont déjà des comptes sur ces plateformes. C’est dangereux. Avec mes filles, on échange aussi beaucoup sur les dérives des réseaux sociaux comme le cyberharcèlement et la cybercriminalité. »


Combien de temps passes-tu sur ton téléphone par jour ?

“À peu près 3 heures par jour, principalement sur Instagram, bien que je travaille aussi à partir de mon smartphone. Mais j’essaie de me restreindre et de vivre pleinement les moments en famille. C’est vrai que cela peut devenir une drogue. L’engagement est une spirale infernale, on est toujours aux aguets. L’algorithme d’Instagram est très vicieux avec son “loin des yeux, loin du cœur”. Mais c’est la règle du jeu. Quand je ne poste pas tous les jours, je me dis que ce n’est pas grave, que ce n’est pas la fin du monde. Je préfère ne rien partager que diffuser un contenu médiocre.”


Et côté salle de bain, tu y passes combien de temps ?

“C’est plus les 5 à 10 minutes que je prends pour partager mes looks, qui me prennent du temps ! (rires).”


Tu es toujours parfaitement apprêtée… Cela t’arrive-t’il de traîner en pyjama toute la journée ?

“Non pas vraiment. Même mon pyjama doit être nickel (rires). J’ai toujours été hyper coquette. Je tiens ça de ma grand-mère qui était très apprêtée. Je passais beaucoup de temps avec elle et je voyais comment elle s’arrangeait. Prendre soin de soi, ce sont des choses qui se transmettent, je crois. Ma petit Dina sait déjà très bien coordonner les couleurs et accorder ses tenues à son petit bandeau.”

“ Je ne partage pas que des choses hyper joyeuses. Je n’ai pas une vie si parfaite que ça. Je suis une personne, j’ai mes problèmes.”

On peut dire de toi que tu as une image trop “lisse”. Qu’en penses-tu ?

“Avant, cela me jouait des tours. Les gens qui ne me connaissaient pas me traitaient de snob ou de superficielle. J’ai appris par la suite à m’en détacher et j’ai essayé de refléter au maximum ce que je suis vraiment. Après, on ne peut pas plaire à tout le monde. Il m’arrive aussi d’être fatiguée et de ne pas avoir le sourire. Je ne partage pas que des choses hyper joyeuses. Je n’ai pas une vie si parfaite que ça. Je suis une personne, j’ai mes problèmes, je me dispute parfois avec mon mari mais je ne vais pas forcément partager cette intimité avec ma communauté. Croyez-moi, ce n’est pas évident de trouver le juste milieu… Sur les réseaux sociaux, c’est souvent ce côté lisse qui est partagé : les Chiara Ferragni et autres ne montrent pas quand elles sont en galère. Parce que les gens ont besoin de bonnes énergies et ont déjà leurs propres problèmes. Pour ma part, j’essaie de partager des choses vraies sans tomber dans l’étalage. D’ailleurs, quand je m’achète des vêtements de luxe je ne fais jamais d’unboxing. Je trouve cela indécent.”


On se demande aussi… As-tu cédé aux sirènes du bistouri ?

“Alors non, je n’ai jamais eu recours à la chirurgie esthétique. J’ai plus tendance à perdre du poids qu’à grossir ! (rires) Mais j’ai fait des injections de Botox il n’y a pas si longtemps. J’ai beaucoup hésité avant de le partager d’ailleurs. J’ai 37 ans, j’ai de petites rides au niveau du front. Je l’ai fait pour réparer, non pour transformer. Ma mère m’a demandé : “Pourquoi tu en parles ? Tu aurais pu le garder pour toi…” Je trouve qu’au contraire, je n’ai rien fait de mal et qu’il faut casser les tabous. Tout le monde le fait. Certaines personnes ne le disent pas et d’autres le font à outrance (rires) ! Comme toujours, il y a une certaine limite à ne pas dépasser. Bref, c’est un vrai sujet de société, surtout quand les filles commencent trop jeunes.”

Sinon… Quel est ton défaut caché ?

“Mon plus grand défaut, c’est peut-être que je suis très sensible. Et je n’ai pas une grande maîtrise du temps (rires) ! J’ai toujours 15 minutes de retard… J’ai peut-être de trop grandes ambitions pour le programme de la journée.”

Nous sommes en train de surfer sur une vague et elle ne va pas durer éternellement. C’est pour cela que je garde un pied toujours dans le monde de l’entreprise”

Tu imaginerais retourner à une vie “normale” sans followers?

“Il y a des moments où j’ai pensé à arrêter complètement. Je devais sans cesse me justifier. Cela a généré quelques froids avec ma famille, certains me disaient que je n’étais pas suffisamment présente avec mes filles. J’ai culpabilisé jusqu’à me rendre compte que je faisais beaucoup de choses pour tout le monde et rien pour moi. Aujourd’hui, pour être honnête, non, je ne me vois pas quitter Instagram. Il y a ce besoin de partage qui est entré dans ma vie. Mais je suis assez clairvoyante : nous sommes en train de surfer sur une vague et elle ne va pas durer éternellement. C’est pour cela que je garde un pied toujours dans le monde de l’entreprise. Rita Akesbi existe en dehors des réseaux sociaux et elle existera encore.”

Photo (c) Rita Akesbi.

Charlotte Cortes

Une fois son master de l’ESJ Paris en poche, c’est entre la capitale française et sa ville de cœur, Casablanca, que Charlotte fait ses premières armes. Quotidiens d’informations, radio, post-production télévisuelle… touche-à-tout, cette journaliste mue par le désir d’en apprendre toujours davantage rejoint diverses rédactions (Metro, Atlantic Radio…) avec le désir de se frotter à différents médias. C’est à son retour au Maroc en 2015, que le lifestyle s’impose à elle, tout naturellement. Une évidence qui la pousse à intégrer le lifeguide Madame Maroc, dont elle deviendra rédactrice en chef trois ans plus tard. Depuis, elle écume les belles adresses du royaume à la recherche constante de nouveaux labels et autres hot spots. Aujourd’hui, c’est à Shoelifer qu’elle prête sa plume et son enthousiasme pour gérer la programmation du webzine. Ne vous y trompez pas, sous ses airs affairés cette pétillante brunette ne rêve que de danses endiablées, de plages désertes et… de bons plans mode, évidemment.

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