VOYAGE AU MAROC : ON VOUS EMMÈNE À IFRANE ET SA RÉGION

Les échappées marocaines de Shoelifer, épisode 6 ! Après avoir trotté à Asilah ou plongé dans les vagues d’Imsouane, cap cette semaine sur le Moyen Atlas pour découvrir Ifrane et sa région. Car oui, “la petite Suisse” constitue une destination rêvée, même en été. Forêts verdoyantes, sources rafraîchissantes, excursions exaltantes et adresses qui ne manquent ni de charme, ni de confort. À Ifrane, Azrou ou Imouzzer Kandar : voici nos spots et activités à tester pour s’offrir une parenthèse fraîcheur et -peut-être- éviter les bains de foule de l’été.


Ifrane

Vous pensiez que la ville d’Ifrane n’était réservée qu’aux vacances d’hiver sous la neige ? Eh bien non ! Cette petite bourgade, située à 65 km au sud de Fès, réputée pour son architecture de style alpin avec ses maisons aux tuiles rouges et son décor de montagnes et forêts, a plus d’une corde à son arc pour répondre avec chic à l’appel du grand air. Et les sommets du Moyen Atlas offrent des panoramas à couper le souffle et permettent des échappées estivales en pleine nature. L’option fraîcheur en plus. Suivez le guide.


On loge où ?

C’est à Ifrane que s’est installé il y a quelques années le Michlifen Resort & Golf. Un resort perché à 1650 mètres d’altitude et qui présente tous les atouts d’un hôtel de luxe version chalet. Ambiance raffinée, vues imprenables sur la nature alentour, piscines, terrain de tennis, spa luxe de 3500m2, mais aussi parcours de golf… Bref, une destination chic & chill.

Mais ce qui nous a vraiment marqué, (outre le panorama et les nombreuses activités à tester) c’est avant tout une certaine idée du style. La déco et les ambiances ont été soigneusement pensées jusque dans les moindres détails. Des matériaux nobles en bois massif, au mobilier signé (comme les canapés Ralph Lauren ou encore les tables italiennes Chellini), en passant par la porcelaine de Limoges. Tout y est précieux et élégant. Le point culminant de notre séjour ? S’offrir, après une journée trekking, un verre de thé sur le promontoire, en bois et sur pilotis, installé au cœur des jardins. Déconnexion assurée.


On y fait quoi ?

Tout est possible. Partie de golf, de tennis, séance fitness, ou randonnées pédestres, l’établissement propose de nombreuses possibilités pour remplir les journées des plus dégourdis. Sinon, on peut s’offrir un soin du visage régénérant à base de miel et d’argan au spa (à visiter absolument) ou simplement trainasser près de la piscine à l’ombre des cèdres.

Si on a vraiment la bougeotte, on n’hésite pas à se rendre dans le parc national tout proche : il abrite la plus grande forêt de cèdres du monde. On en profite pour faire coucou (de loin) aux macaques de Barbarie, nombreux dans la région. On continue ensuite notre expédition devant la sculpture du Lion d’Ifrane, véritable symbole de la ville ou encore en admirant les remous de la source Aïn Vittel.

Notre tip gourmand ? Se faire accompagner à une trentaine de minute de là, au Clos Babette, un éleveur caprin et producteur connu pour ses fromages de chèvre. Si la visite de touristes n’est pas vraiment au programme, on tente quand même le coup avant 14h pour pouvoir acheter quelques fromages sur place et faire un bisou aux petits chevreaux.

Michlifen Resort & Golf – Avenue Hassan II, Ifrane – +212 535 864 000 – A partir de 2300 DH/nuit côté jardin ou 2700 DH/nuit côté forêt.

Clos Babette – Douar Aït Ameur – Aït Bouzouine, Boufekrane – +212 663 105 596


Azrou

Une quinzaine de kilomètres plus au sud, on découvre la ville d’Azrou, qui signifie “rocher” en amazigh. A l’image de sa voisine Ifrane, le village avec ses maisons aux tuiles rouges bordées de montagnes de chênes et de cèdres s’inscrit comme le paradis des randonneurs (et des pique-niques). Du Jardin Ennour (ou jardin Bou Jeloud), en passant par les forêts, il n’est pas compliqué de dénicher sur place un guide pour visiter les plus beaux spots du coin. À pied ou à cheval, on n’oublie pas l’essentiel : y aller avec de bonnes chaussures.

Pour ceux qui veulent pousser l’expérience un peu plus loin, la visite du monastère de Toumliline, construit par les frères bénédictins en 1952, est également possible. Un lieu inscrit dans la mémoire nationale, devenu le symbole du vivre ensemble et qui a inspiré des réalisateurs et écrivains marocains.

Sinon, direction le centre culturel de la ville pour découvrir l’artisanat local et hésiter face aux tapis de la région et autres produits dérivés des coopératives avoisinantes. Tout un programme.


On loge où ?

Au Palais des Cerisiers. Une maison d’hôtes qui reprend les codes du chalet de montagne avec une bonne dose d’authenticité. Composée d’une ancienne bâtisse en pierre de l’époque coloniale (avec bar en bois immense et salle de billard surannée), l’établissement dévoile également deux autres bâtiments plus modernes et des appartements avec terrasses privées. Plutôt pratique pour séjourner avec toute sa smala. Piscine, spa et restaurant autour des produits du terroir : le vrai charme de cette chambre d’hôtes réside dans son concept “comme à la maison” qui permet de se relâcher en toute impunité. Le petit plus qui nous fait rêver ? La vue imprenable sur la cerisaie.


 

Impossible de ne pas mentionner également le Château Roslane, une cinquantaine de kilomètres plus loin, un boutique hotel & spa atypique et chic, inséré au cœur du domaine viticole des Celliers de Meknès. Au milieu des vignes, le calme est presque assourdissant, c’est l’idéal pour échapper au stress de la ville et du quotidien. Là aussi, table raffinée, piscine, salle de sport ou encore jacuzzi en plein air sont de la partie. Du grand lustre en fer forgé en passant par les tabourets en liège façon bouchon de champagne, aux canapés moelleux en cuir, tout rappelle ici l’amour des bonnes choses et le goût des ambiances raffinées. Et nous, c’est une combinaison qui nous va plutôt bien.


On y fait quoi ?

Pléthore d’activités. Au Palais des Cerisiers, on profite de la salle de fitness, du terrain de tennis, du billard mais aussi de balades en VTT ou de randonnées à pied. Sinon on se laisse tenter par le spa ou les transats installés près de la grande piscine.

Quant au Château Roslane, c’est l’eldorado des épicuriens : ils apprécieront la visite du chai pour s’offrir une dégustation de vins autour des belles références de la cave. Les amoureux d’équitation ne seront pas en reste, l’écurie comprenant une soixantaine de pur-sang. Parfait pour tenter une balade à cheval d’une heure ou plus, selon le niveau de chacun.

Et pour une expérience gustative originale, direction les Domaines Agricoles et sa filière d’élevage de truites qui permet de pêcher son poisson en direct avant de repartir avec pour son prochain apéritif entre copains. Plutôt sympa, non ?

Le Palais des Cerisiers – Route du cèdre Gorou, commune de Smim Azrout – +212 535 563 830 – A partir de 900 DH/nuit.

Château Roslane – Domaine viticole, province d’El Hajeb – +212 535 300 303 – A partir de 2500 DH/nuit.

Les Domaines Agricoles aquaculture – Domaine Aïn Aghbal, Azrou – +212 535 562 117


Imouzzer Kandar

La destination authentique de notre carnet de voyage. Plus rurale, plus nature. Imouzzer Kandar (à ne pas confondre avec Imouzzer dans la région d’Agadir au sud du pays) dévoile des paysages sauvages et boisés, les fameuses “pentes du Kandar”. Les sentiers qui les traversent sont un must pour les amateurs de randonnées. Et pour la petite histoire, c’est également ici que se trouve la source d’eau minérale mise en bouteille sous la marque “Aïn Soltane”.


On loge où ?

Pour dormir, on préfère remonter un peu plus au nord, vers la ville de Sefrou où se trouve un gîte rural axé sur le partage et la découverte. Son nom ? Dar Kamal Chaoui. Située dans un petit village troglodyte du nom de Bahlil, cette adresse, c’est un peu l’atout charme de notre sélection. Pourquoi ? Parce que son propriétaire Kamal, ancien ingénieur en France et en Allemagne, fait profiter son village du tourisme. Il a ainsi repeint les façades des maisons dans de jolies couleurs pastel. Mais aussi parce qu’il représente le guide idéal, à l’hospitalité débordante, pour découvrir l’histoire de la région en long et en large. Ici, pas de chichis, on dort et on mange dans un décor rustique et chaleureux aux inspirations berbères et on s’offre quelques repas en compagnie de Kamal et Naïma, la cuisinière. Surtout, on se rencontre et on se raconte. D’ailleurs, le gîte a déjà attiré l’œil de nombreux voyageurs étrangers et a connu une petite consécration : un article dans le Washington Post.


On y fait quoi ?

On fait connaissance et on se laisse porter par les histoires de Kamal avant de, pourquoi pas, partir en trekking avec lui. À vivre absolument aussi, la visite des ateliers des femmes qui produisent les akads boutons de djellabas et caftans de toute la région. Autant vous dire que ça nous parle ! Sinon on joue également aux géologues en visitant les nombreuses grottes naturelles du coin. Où comment vivre le Maroc rural avec petit supplément d’âme.

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One of Bhalil's specialties are kaftan buttons. Women here make them just outside their doorstep. Our Naima is wearing one of these kaftan on the picture. Unfortunately, the women who make those buttons by hand in Bhalil, are not recognized enough for their hard work and skills, and they sell those buttons to bigger dealers that don't value their work enough. We would like to give them more visibility. Come and see them ? . . . . . . #teamwork #maroc #guesthouse #morocco #maroc #africa #simplymorocco #explore_morocco #adventure #wonderful_places #backpackerinspiration #wanderlustmagazine #livetravelchannel #lonelyplanet #lovetheworld #instatravel #travel #travelphotography #wanderlust #painting #colors #purple #streetart #minttea #tea #thé #jelaba #bouton #buttons

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Dar Kamal Chaoui – Village de Bahlil – + 212 6 78 83 83 10 – A partir de 800 DH/nuit et prix spécial « après corona » de -20% pour tous les lecteurs Shoelifer.

 

Photo © Michlifen Resort & Golf

Charlotte Cortes

Une fois son master de l’ESJ Paris en poche, c’est entre la capitale française et sa ville de cœur, Casablanca, que Charlotte fait ses premières armes. Quotidiens d’informations, radio, post-production télévisuelle… touche-à-tout, cette journaliste mue par le désir d’en apprendre toujours davantage rejoint diverses rédactions (Metro, Atlantic Radio…) avec le désir de se frotter à différents médias. C’est à son retour au Maroc en 2015, que le lifestyle s’impose à elle, tout naturellement. Une évidence qui la pousse à intégrer le lifeguide Madame Maroc, dont elle deviendra rédactrice en chef trois ans plus tard. Depuis, elle écume les belles adresses du royaume à la recherche constante de nouveaux labels et autres hot spots. Aujourd’hui, c’est à Shoelifer qu’elle prête sa plume et son enthousiasme pour gérer la programmation du webzine. Ne vous y trompez pas, sous ses airs affairés cette pétillante brunette ne rêve que de danses endiablées, de plages désertes et… de bons plans mode, évidemment.

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