DÉVELOPPEMENT PERSONNEL : LES CERCLES DE PARDON EN 7 QUESTIONS

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On dit souvent que le pardon est un acte d’amour. On dit que pardonner à l’autre, c’est aussi se pardonner à soi. Plus facile à dire qu’à faire, surtout après de graves blessures… Les Cercles de pardon ont pour but de nous libérer de certaines rancœurs, nous permettant de reprendre le contrôle de notre vie. Concept, déroulement de la séance, témoignages… Shoelifer a enquêté et vous dit tout sur ce processus de guérison du cœur.  

Apprendre à pardonner, voilà qui est plus facile à dire qu’à faire. Différentes pratiques de développement personnel s’attaquent néanmoins à cette problématique vieille comme le monde, pour proposer des méthodes aux personnes qui nourrissent des rancœurs ou ressentiments. Parmi ces méthodes, la tradition hawaïenne de l’Ho’oponopono, la technique anglo-saxonne du pardon radical, créée par Colin Tipping en 1998, ou encore celle des Cercles de pardon, développée par l’auteur et traducteur Olivier Clerc au début des années 2010. Cette dernière pratique de développement personnel s’est répandue à travers le monde comme une trainée de poudre et se pratique même au Maroc. Vous voulez en savoir plus ? Concept, fonctionnement, bénéfices… on vous explique. 


Qu’est-ce qu’un Cercle de pardon ?

Le Cercle de pardon est une pratique de guérison du cœur développée par Olivier Clerc dans son ouvrage Le Don du Pardon. En 1999, alors qu’il est directeur littéraire des éditions Jouvence, il se rend au Mexique pour rencontrer Don Miguel Ruiz, l’auteur du best-seller Les Quatre accords toltèques, qu’il a traduit en français. Durant ce voyage, Miguel Ruiz lui fait vivre un rituel, qu’Olivier Clerc décrit plus tard dans son livre Le Don du pardon. “Cette expérience a été tellement transformatrice pour moi que je me la suis appropriée et que j’en ai tiré un rituel pratique. Mon livre est une sorte de mode d’emploi qui permet aux gens de vivre cette méditation chez eux, en solitaire.” Très vite, on lui demande d’animer des ateliers pour pouvoir vivre cette expérience de manière collective dans un contexte sécurisé, ce qu’il met en place à partir de 2010.  Mais il est rapidement est pris de court par la demande croissante de participants, car “ceux qui avaient expérimenté ce pouvoir transformateur sur eux-mêmes voulaient le transmettre à d’autres” : il décide alors de condenser le processus en ateliers de 2 à 3 heures et de former ainsi des gens à animer des Cercles de pardon. Dès 2013, les premiers Cercles de pardon se développent et en l’espace de 7 ou 8 ans, près de 250 Cercles ont été créés à travers le monde, dans une quinzaine de pays. Aujourd’hui, on peut ainsi vivre cette expérience en France, en Belgique, en Suisse, au Québec, en Espagne, aux États-Unis, en Tunisie, en Thaïlande, au Brésil ou encore… au Maroc !  


À quoi servent ces cercles ? 

Pour Olivier Clerc, les Cercles de pardon sont “une manière de cheminer vers le pardon de façon laïque, sans avoir à adhérer à une religion particulière”. 


Faut-il avoir besoin de pardonner à quelqu’un en particulier pour participer ? 

Je ne connais personne qui, une fois arrivé à l’âge adulte, n’a pas vécu des choses difficiles et n’a pas quelque part le cœur blessé. On parle beaucoup de pensée positive, mais la pensée positive sur un cœur blessé ne fonctionne pas. S’il persiste certains chagrins, ou que certaines blessures n’ont pas été évacuées, il est important de commencer par guérir son cœur” estime Olivier Clerc. Les Cercles de pardon ne s’adressent donc pas seulement à des personnes qui ressentent le besoin de pardonner, mais à tout le monde, puisque chacun peut faire l’expérience du pardon. Détail qui a son importance, on n’a pas à partager son histoire avec le groupe, chacun est libre de le faire ou non. 

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Et en pratique, comment ça se passe ? 

Les Cercles de pardon se pratiquent en groupe : il s’agit d’une expérience transpersonnelle qui se vit de manière collective et nécessite une seule séance. Celle-ci dure en général entre 2 et 3 heures et se déroule en plusieurs étapes. Dans un premier temps, l’animateur du Cercle de pardon rappelle l’historique de cette pratique, partage sa propre expérience du pardon et explique les différentes spécificités de la démarche. 

S’ensuit une écoute du cœur des participants : chaque membre du groupe met son oreille sur le cœur des uns et des autres pour écouter ses battements. S’ensuivent une méditation et des explications sur cette technique spécifique de guérison du cœur, puisqu’il existe plusieurs types de pardon. 

Les participants se mettent ensuite en cercle (jusqu’à 16 personnes) et à tour de rôle, chaque individu va demander pardon, les yeux dans les yeux et en le formulant à voix haute, à chaque membre qui constitue le cercle. Ainsi, chaque participant demande pardon à tous les membres du groupe et reçoit une demande de pardon de chacun d’entre eux. Une fois cet échange terminé, chacun ferme les yeux et demande pardon, à plus grand que lui, puis à son enfant intérieur. Le Cercle de pardon se termine sur un câlin collectif. 


Qu’est-ce qu’une expérience transpersonnelle ? 

Pour Ilham Dairy, animatrice marocaine de Cercles de pardon formée par Olivier Clerc, la dimension transpersonnelle et collective des Cercles de pardon confère une grande puissance à cette pratique de guérison du cœur. Cela signifie que les participants au Cercle dépassent leur état de “personne individuelle” durant la séance. Prenons le cas d’une femme participant à un Cercle de pardon qui garde une rancœur envers un homme. Le fait qu’un homme, présent dans son Cercle, lui demande pardon provoque une sorte de transfert, et cette femme aura le sentiment que l’homme auquel elle pense vient de lui demander pardon. De la même manière, une femme ou un homme plus âgé peuvent se substituer à des parents. 

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Quels en sont les bénéfices ? 

Le Cercle de pardon est avant tout considéré comme “un cadeau que l’on se fait à soi-même”, rappelle la thérapeute Ilham Dairy. “C’est un pas vers la reprise de contrôle et de maîtrise de sa propre vie” puisque le participant décide en conscience de ce qu’il fait, de pardonner ce qui lui a été fait. La demande de pardon n’est pas dirigée vers une personne spécifique et il ne s’agit pas ici de se réconcilier, puisque “pour cela il faut être deux”, mais surtout de se libérer de certaines colères et rancœurs du passé tout en libérant son cœur, pour pouvoir de nouveau avancer. 


Qu’en pensent ceux qui ont vécu l’expérience ? 

Hakim*, 50 ans, a participé à un Cercle de pardon au Maroc. Il a connu une rupture très difficile et son ex-femme refuse qu’il voie ses deux filles depuis huit ans. “Je n’y suis pas allé dans l’optique de pardonner, car ce que mon ex-femme me fait subir je ne l’oublierai jamais, mais j’étais tout de même curieux de découvrir de quoi il s’agissait et je voulais surtout me pardonner à moi-même” se souvient-il. Résultat ? “Ça m’a beaucoup aidé à relativiser, à voir que chacun a ses propres drames et cela m’a surtout apporté beaucoup de sérénité et d’apaisement. D’ailleurs, depuis, j’ai pu recommencer à établir un contact avec une de mes filles, ce qui est un énorme pas en avant”. Quand on lui demande s’il recommanderait l’expérience à des amis, il répond que “oui, sans hésiter”. Même son de cloche du côté de Layla Hajji, psychologue clinicienne qui s’est prêtée à l’exercice. “Je n’avais pas de problématique particulière autour du pardon, mais cela m’a surtout permis d’être dans le don”, explique-t-elle. Et d’ajouter : “Je suis tout à fait prête à recommander cette expérience à des patients, si j’estime qu’ils en ont besoin”.

*Le prénom a été modifié. 

Pour en savoir plus :
www.cerclesdepardon.fr 

Le Don du Pardon ; un cadeau toltèque de Don Miguel Ruiz par Olivier Clerc, 180 DH chez livremoi.ma 

Retrouvez la liste des animateurs marocains de Cercles de pardon ici 

Ilham Dairy : 06.61.35.00.72
Prix d’une séance : 450 DH

 

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