HUMEUR : GEORGINA RODRIGUEZ, LES CONTES DE FÉE, LA MALÉDICTION DE LA SAINT-VALENTIN ET MOI

georgina rodriguez

S’il y a bien une chose que la vie m’a apprise, c’est que les contes de fées n’existent pas. Enfin pas pour moi et surtout pas le jour de la Saint-Valentin. Car si Georgina Rodriguez a pu trouver son prince charmant grâce à son karma, mes 14 février ressemblent plus à un film d’horreur qu’à un remake de Disney, version téléréalité. La malédiction du love m’aurait-elle frappée ? Et si cette année, tout changeait ? L’humeur (désespérée) du mois, c’est par ici. 

Nous y sommes. Le 14 février 2022. Il est 7h du matin, je viens d’ouvrir les yeux et je me demande ce que le ciel m’a réservé cette année pour la Saint-Valentin. Et je dois admettre que malgré moi, je continue d’y croire. Après tout, c’est peut-être ça la force de l’amour… Garder espoir coûte que coûte et ne jamais baisser les bras ? Ou peut-être les programmes Netflix romantiques, dégoulinants de bons sentiments, ont-ils eu raison de moi ? Le dernier en date : “Moi, Georgina Rodriguez” et son avalanche de clichés amoureux à la sauce bling-bling autour de la famille parfaite. Certes,  je me doute que le côté “réalité” de cette émission est sérieusement enjolivé, mais passons… Cette série a eu l’effet pervers, encore une fois, de rallumer ma flamme romantique. Car si Georgina Rodriguez a eu une chance sur un million en rencontrant puis tombant amoureuse d’un footballeur international, sans parler d’en être aimée en retour, rien ne m’empêche d’avoir mon happy end à la Saint-Valentin, non ? Et puis, après mes précédentes expériences, je me dis que, désormais plus rien ne peut m’arriver, question de quota.


14 février, épisode 1 

C’était il y a quelques années, trois mois après notre rencontre. Mon chéri du moment (que l’on appellera Monsieur X pour des soucis d’anonymat), a réussi à glisser au détour d’une conversation son aversion pour la Saint-Valentin. Une fête devenue, rengaine bien connue, “le comble du consumérisme”. Conséquence, j’ai ravalé ma petite voix intérieure de midinette et lui dire : “Totalement d’accord, et dîner au milieu de confettis en forme de cœur, je trouve qu’il n’y a rien de plus ringard”. Fichtre. Moi qui ne rêvais que d’une soirée romantique, j’étais bien partie pour un rendez-vous devant la TV. Ma fierté et moi on n’en menait pas large, quand Monsieur X a eu la bonne idée de m’emmener dans un restaurant chic sur lequel je louchais depuis quelques semaines. Un jour avant la date fatidique. Oui, dans son esprit de mâle rebelle, célébrer la Saint-Valentin avec 24 heures d’avance était du pur génie. Soit. Tant que je peux me faire belle et boire du vin devant un plat de chef avec mon amoureux, tout me va.


14 février, épisode 2

Le coup du destin est finalement arrivé juste après les entrées. Quand j’ai compris dans quel état de fatigue il était. Cet énergumène avait en effet trouvé le moyen de sortir en boîte la veille. Problème de calendrier… Résultat, le voilà devant son assiette, muet comme une carpe, les yeux dans le vague en train de fixer le palmier d’en face. Ce soir-là, la seule phrase qui est sortie de sa bouche de tout le dîner a été : “ça va ?”. Toutes. Les. Deux. Minutes. Autant vous dire, qu’à la cinquième tentative avortée d’avoir une discussion censée, j’ai abdiqué. Tous mes espoirs se sont envolés au dessert quand Monsieur X est allé aux toilettes et n’est plus réapparu de la soirée. Son portable ? Éteint. Ce n’est qu’au bout de 45 minutes que j’ai fini par le dénicher, endormi sur le siège passager. Oui vous avez bien lu. Endormi. Dans sa voiture. Le lendemain, j’ai préféré le larguer. Un 14 février, il l’avait bien mérité. La malédiction étant lancée.


Saint-valentin, épisode 3

Dans mon panel de soirées amoureuses ratées, Il y a eu ensuite les mecs qui m’ont quitté la veille pour me rappeler quelques jours après. Grand classique. Je vous passe les cadeaux douteux de certains, et je vais encore moins vous raconter la fois où j’ai dû me déguiser en soubrette sexy et que je suis restée enfermée dehors, plumeau à la main et jupette qui couvrait très peu de cm2. Non, mon autre échec cuisant est arrivé quelques années après Monsieur X. Cette fois, mon nouveau chéri avait vu les choses en grand. Avec un jacuzzi installé dans l’appart, un vrai bouquet de roses rouges et un cadeau romantique à la clé. Ma première pensée ? “Ça y est, moi aussi je l’ai trouvé, mon Ronaldo du ghetto, le seul, l’unique, la fée Georgina Rodriguez a fini par frapper”. Que nenni.


Saint valentin, épisode 4

Tout aurait été parfait si au moment d’ouvrir mon cadeau, je n’étais pas tombé sur une petite carte qui indiquait “à Yasmine mon amour”. Dans l’euphorie de l’instant, j’étais presque passée à côté. Là, sur la carte, il y avait écrit le prénom de quelqu’un d’autre. J’ai compris tout de suite à son air désemparé, qu’il s’était trompé. Évidemment, j’ai vrillé. De la parfaite petite copine, je suis passée en deux secondes à un monstre débarqué tout droit du pays de l’Hystérie. Mais le coup du spectacle a peut-être eu lieu quand je suis sortie du jacuzzi telle une furie, que j’ai fini par glisser et que je me suis étalée sur le sol pavé. Résultat ? 3 dents cassées, une soirée aux urgences et un mec à jeter. Décidément Cupidon a décidé de m’en faire baver. 


Georgina Rodriguez es-tu là ? 

Evidemment, ces expériences ont quelque peu perturbé mon rapport à la Saint-Valentin. Avec cette fâcheuse impression qu’une malédiction plane au-dessus de moi. Du coup, je lui rends bien : je dis à qui veut l’étendre que cette date me donne la nausée. Que les publicités diffusées partout sur les réseaux participent à la stigmatisation des célibataires, et que la Saint-Valentin, cela devrait se fêter tous les jours. Jusqu’à l’année d’après. Car finalement, moi aussi j’ai envie d’une belle histoire à raconter, avec une soirée qui ressemble à autre chose qu’un film d’horreur ou une série comique ratée. Du coup, j’ai pris les choses en main. Cette fois, BAE a été prévenu. Bas les masques, je lui ai gentiment expliqué que la Saint-Valentin est une forme de test ultime pour notre couple. Soit ça passe, soit ça casse. Qui sait, le pire est-il encore à venir… Mais on est jamais à l’abri d’une bonne surprise ! Sur ce, bonne Saint-Valentin. Moi, je vais aller prier la fée Georgina Rodriguez et tenter de booster mon karma. 

Par Sarah Kroche.  

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