TOP 5 DES NOUVELLES SÉRIES DU MOMENT

La vie est injuste. Cet été alors qu’on avait tout le temps de végéter devant les sites de streaming (illégal on vous le rappelle), les scénaristes et autres réalisateurs étaient eux aussi… en vacances ! Alors qu’à la rentrée, c’est l’avalanche de nouvelles séries. Pile quand on n’a pas une seconde à soi. Zapping argumenté pour vous aider à choisir votre nouvelle addiction.

#1. Designated Survivor

Le pitch : Un scénario comme seuls les Américains savent nous en pondre, avec un horrible attentat qui réduit le sénat US en cendres, décimant le gouvernement en place, sauf deux « designated survivor », à savoir deux membres de l’administration tenus à l’écart de la réunion dans le cas où le pire arriverait. Or, le pire est arrivé, et c’est le pauvre ministre de l’Habitat, Tom Kirkman, effacé et aux faux airs de prof, qui se retrouve propulsé au poste de Président des Etats-Unis, soulevant assez peu d’adhésion. Qui a bombardé le Capitole ? Qui mène double jeu ? Que s’est-il vraiment passé ? Et surtout, Tom Kirkman va-t-il réussir à s’imposer comme Commander in Chief ?

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Risque d’addiction: maximum.
C’est avec curiosité que l’on retrouve Kiefer Sutherland, alias notre Jack Bauer de 24H. On l’avait revu dans Touch, entre 2012 et 2013, mais la série avait été annulée faute d’audience. Cette fois, la magie opère : patriotisme, fin du monde, mesures d’urgence… On commence par chercher Jack derrière Tom, avant que, dès le deuxième épisode, Kirkman prenne le pas sur le fantôme de Bauer et gagne en consistance. La surprise ? Elle vient du talent des scénaristes qui insufflent pas mal d’humour dans les répliques, assez peu commun dans ce genre de séries où CIA, bombes, groupes terroristes et complots politiques se mêlent.

#2. Divorce

Le pitch : Frances est une femme d’âge mûr, comme on dit. Avec la fatigue, la lassitude, et les aspirations qui viennent souvent avec l’âge. Un mari qui l’insupporte, des enfants-ados ingrats, une maison en banlieue, et des copines un brin névrosées. Et un amant pas très aimant. Lorsque Frances demande le divorce, sur un coup de tête, elle ne s’attend pas à ce que cela lui revienne en pleine… tête, justement.

Risque d’addiction: possible.
C’est le retour des chouchous de nos séries cultes ! Après Jack Bauer, voici Carrie Bradshaw –enfin Sarah Jessica Parker–, dans le rôle de la désabusée mais non moins pleine d’esprit Frances. Comédie dramatique aux accents grinçants signée HBO (comme Sex and the city en son temps), le premier épisode plante le décor. Bon, on a quand même envie de croire que Frances est Carrie une fois mariée. Parce qu’on ne peut pas lâcher Carrie. Reste à voir si les prochains épisodes tiendront en haleine l’ordi-spectateur.

#3. Queen Sugar

Le pitch : Adaptation du roman de Natalie Baszile, dans lequel un frère et deux sœurs de Louisiane perdent leur père. La ferme familiale se retrouve à leur charge, avec la responsabilité de la relancer. Une journaliste militante antiracisme et maîtresse de flic, une puissante et richissime impresario de basketteur, et un père célibataire ex-prisonnier au cœur tendre composent une famille haute en couleurs et émouvante. Un portrait de famille plutôt bien calibré, avec des intrigues dans l’intrigue (le basketteur de mari pris dans un scandale de sextape), et qui fait la part belle aux émotions.

Risque d’addiction: élevé.
C’est signé OWN, la chaîne de l’hégémonique Oprah Winfrey, et c’est efficace. Bien écrit, touchant, on s’attache à cette famille aux multiples failles. Un soap opera moderne, à la bande son entraînante.

#4. StartUp

Le picth : Sur le papier on a été séduit par la contemporanéité de l’intrigue. Une surdouée du code –on lorgne du côté de Mr Robot– un banquier aux dents longues (et au père escroc), un gang, et un flic pas très honnête, sont les quatre protagonistes de cette série, un brin complexe au premier épisode. La jeune cubaine fauchée séduit le financier avec son projet quelque peu similaire au BitCoin, le GenCoin, alors que ce dernier est compromis dans une arnaque qui implique des bad boys à la gâchette facile. Ça tire dans tous les sens !

Risque d’addiction: modéré.
On ne sait pas encore si l’on aime. D’abord parce qu’on est un peu pudique et que la série multiplie un peu trop les scènes d’acrobaties sur matelas parfois superflues –on sait comment faire les bébés, merci. Ensuite, si on adore revoir le –beau– minois d’Adam Brody, on se perd un peu à essayer de cerner les liens entre les personnages. Mais, avant de la déclarer down, on donne sa chance à StartUp qui après tout, vient juste de démarrer…

#5 – The Collection

Le pitch : Une série française et britannique qui va ravir les amoureux de la mode. Après l’austérité de la Seconde Guerre mondiale, Paris tente de retrouver de sa superbe, et avec elle la scène mode où la maison Sabine essaye de tirer son épingle du jeu. Avec Paul à la direction, son frère le tumultueux et talentueux Claude aux crayons –mais sans que cela se sache–, et la femme de Paul, Helen, aux manettes. Les dessous des ateliers de couture en 1947, les intrigues sournoises, les coups bas, et bien sûr le vol créatif sont les ingrédients de cette nouvelle série qui se déroule dans un Paris maussade mais avide de beauté.

Risque d’addiction: possible.
Une fiction télévisée sur la mode et la couture c’est assez rare pour qu’on la remarque. Alors bien sûr, la présence de nombreux clichés peut irriter. Mais tout de même, on se délecte de ce compte rendu un brin sombre des coulisses d’une maison de couture avec une dimension historique intéressante. Mention spéciale à la fille de Meryl Streep, Mamie Gummer, dans le rôle de la stratège Helen.

Soraya Tadlaoui

Amoureuse de mode et d’(entre)chats, Soraya Tadlaoui a étudié à Paris la conception rédaction et la danse. Après une première expérience auprès du service de presse de Burberry, elle fait ses armes à la rédaction d’ABCLuxe, au Glamour, en tant que styliste photo auprès du Bureau de Victor agence de photographe, puis à L’Express.fr/Styles. En 2009, elle s’envole pour New York à la poursuite de ses deux passions, avant de tenter l’aventure casablancaise en 2011. Elle intègre alors la rédaction de L’Officiel Maroc. Depuis, professeur de danse, styliste, rédactrice freelance pour différents supports de presse, éditrice de contenus en communication éditoriale et rédactrice web pour le webzine nssnss.ma, elle surfe sur la tendance et sur les petites vagues de Dar Bouazza.

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